Émile Sacré (peintre)
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Émile Sacré, né à Saint-Gilles, le et mort à Ixelles, le , est un peintre belge.
Son champ pictural, couvre essentiellement les scènes de genre et les portraits, de même que les paysages, les vues de ville et les nus. Il figure au rang des meilleurs portraitistes de son époque.
Ses œuvres sont notamment conservées aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée d'Ixelles et à la Maison des arts de Schaerbeek.
En hommage à sa mémoire, le Prix Émile Sacré, récompense artistique, est décerné depuis 1910.
Famille
Émile (Émile Albert) Sacré, né à Saint-Gilles le , est le fils de Charles Auguste Sacré (1802-1889), industriel, directeur de la Société anonyme de la filature de lin et d'étoupe de Saint-Gilles, chevalier de l'ordre de Léopold (en 1836) et inventeur d'un système mécanique afin de sérancer le lin, et de Jeanne Théodore Pieron (1801-1884), mariés à Bruxelles le [1].
Carrière

De 1866 à 1870, Émile Sacré est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, puis il se forme auprès d'Alfred Cluysenaar, peintre réputé pour ses portraits[2].
Émile Sacré participe à huit salons triennaux belges de 1871 à 1882. Grâce à son tableau intitulé La Mort du puisatier, Émile Sacré obtient une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1881. Il est également présent à l'Exposition des maîtres vivants d'Amsterdam de 1877.
Émile Sacré, célibataire, meurt d'une pleurésie, au domicile de ses parents, où il résidait depuis son enfance et où il possédait son atelier de peinture, à l'âge de 38 ans, rue des Drapiers no 42 à Ixelles, le [3].
Hommages
Arts

Le buste représentant Émile Sacré, dû au ciseau de Charles Van der Stappen, est exposé au premier Salon des XX de 1884 à Bruxelles[4].
Prix Émile Sacré
En son hommage, en 1909, son frère l'industriel Léon Sacré (1840-1907) crée une Fondation qui lègue un patrimoine à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, afin de décerner le Prix Émile Sacré, d'abord triennal, puis, à partir de 1914, sexennal. Il est destiné à récompenser l'artiste peintre qui a produit l'œuvre la plus méritante. Le prix de peinture est décerné jusqu'en 1992 au moins[5].

