Émile de Curton
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Georges Orselli (de jure)
| Émile de Curton | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Administrateur des îles Sous-le-Vent | |
| – (2 ans) |
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| Successeur | Charles Passard |
| Gouverneur des Établissements Français de l'Océanie | |
| – (10 mois et 25 jours) |
|
| Prédécesseur | Edmond Mansard |
| Successeur | Richard Brunot (de facto) Georges Orselli (de jure) |
| Ambassadeur de France aux Philippines | |
| – (1 an, 6 mois et 28 jours) |
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| Prédécesseur | François Brière |
| Successeur | Ghislain Clauzel |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Émile Marius de Curton |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Cernin (Cantal), France |
| Date de décès | (à 84 ans) |
| Lieu de décès | Marignane (Bouches-du-Rhône), France |
| Nationalité | française |
| Diplômé de | École du service de santé des armées de Bordeaux |
| Profession | Médecin Administrateur colonial Militaire Diplomate Écrivain |
| Religion | Catholique |
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| Émile de Curton | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | (à 84 ans) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Service de santé des armées |
| Grade | |
| Années de service | 1928 – 1945 |
| Commandement | Gouverneur des Établissements français de l'Océanie (novembre 1940 à octobre 1941) |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Faits d'armes | Ralliement des Établissements français de l'Océanie à la France libre |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Médaille de la Résistance française Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre |
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Émile de Curton, né le à Saint-Cernin (Cantal) et mort le à Marignane (Bouches-du-Rhône), est un médecin militaire, administrateur colonial et diplomate français.
Émile de Curton entre en service dans l’armée le . Il est admis à l'École principale du service de santé de la Marine en 1928 et soutient sa thèse en 1932. Il est ensuite élève de l'École du Pharo. D'abord nommé à Madagascar en 1933, il y reste jusqu'en 1936 avant d'être envoyé à Fréjus au centre de transition des troupes indigènes coloniales, puis dans les Établissements français de l'Océanie (EFO) en 1938. Alors médecin capitaine, il exerce successivement les fonctions de médecin-chef de maternité puis d'administrateur, d'abord aux Marquises, ensuite aux îles Sous-le-Vent.
Il est un des acteurs centraux du ralliement des EFO à la France Libre du général de Gaulle, membre fondateur du "Comité de Gaulle" en et organisateur du référendum ayant mené au ralliement, aux côtés de personnalités telles que Marcel Sénac, Jean Gilbert ou le maire de Papeete Georges Bambridge. Sur décision du général de Gaulle, il devient gouverneur des EFO, du au . Sous son gouvernorat, des mesures radicales sont prises et génèrent un vif mécontentement qui amène à ce qu'il soit l'objet d'une inspection conduite par l'inspecteur général des colonies Richard Brunot, qui l'incarcère. Devant la persistance des troubles une seconde inspection est conduite par l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu, lequel fait libérer Émile de Curton.
Il quitte alors Tahiti le , arrive à Londres au début de 1942 et s'engage dans les Forces Françaises Libres. Il est ensuite affecté à Saint-Pierre-et-Miquelon comme administrateur principal en pour remplacer le médecin commandant Gaux, vichyste.
Émile de Curton est démobilisé le à Paris. Il entame après la guerre une carrière diplomatique et est entre autres ministre plénipotentiaire chargé d'affaires à Taïwan (république de Chine) de 1960 à 1963, puis ambassadeur de France aux Philippines de 1963 à 1964[1].
Évolution en grade
L'évolution en grade d'Émile de Curton dans le corps de santé des armées est la suivante[2] :
- Sous-lieutenant :
- Lieutenant :
- Capitaine :
- Commandant :