Énergie au Koweït
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le secteur de l'énergie au Koweït est dominé par le pétrole : en 2022, ce pays dispose des 8e réserves mondiales ; il est en 2024 le 10e producteur mondial de pétrole avec 2,9 % de la production mondiale, et le 7e exportateur. Il importe par contre 39 % de ses besoins en gaz naturel.
L'électricité du Koweït est produite à 99,8 % par des centrales thermiques, brûlant en 2023 pour 62,6 % du gaz naturel et pour 37,3 % des produits pétroliers ; le solaire thermodynamique contribue pour 0,13 %, le solaire photovoltaïque pour 0,02 % et l'éolien pour 0,04 %.
Les émissions de CO2 par habitant s'élevaient à 20,96 t en 2023, soit 4,9 fois la moyenne mondiale et 5,5 fois les émissions de la France, 60 % de plus qu'aux États-Unis et 32 % de plus qu'en Arabie saoudite, mais 41 % de moins qu'au Qatar.
L'immense gisement de Burgan, au sud de la capitale, découvert en 1938 (mais entré en production seulement après la guerre), a marqué l'entrée du pays dans l'ère du pétrole. Il est considéré comme le deuxième gisement de pétrole conventionnel du monde après celui de Ghawar en Arabie saoudite, avec un productible total de l'ordre de 60 milliards de barils[1]. Plusieurs autres gisements géants ont été découverts au cours des années 1950 et 60.
Les réserves prouvées de pétrole du Koweït étaient estimées par l'Agence fédérale allemande pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR) à 13,8 Gt (milliards de tonnes) fin 2022, soit 5,4 % des réserves mondiales, au 8e rang mondial, loin derrière le Vénézuela (18,7 %), l'Arabie saoudite (15,3 %), le Canada (10,2 %) et l'Irak (7,8 %)[r 1]. Elles représentaient 95 années de production au rythme de 2022 : 145,7 Mt[r 2]. Elles n'ont pas été réévaluées depuis 2010[2].
La production de pétrole s'est élevée en 2024 à 131 Mt (millions de tonnes), en baisse de 6,5 % en 2024 et de 13 % par rapport à 2014, au 10e rang mondial avec 2,9 % de la production mondiale, loin derrière les États-Unis (18,9 %), la Russie (11,6 %) et l'Arabie saoudite (11,2 %)[p 1].
En revanche, le pays est moins riche en gaz naturel : les gisements de pétrole koweïtiens ne donnent pas énormément de gaz associé. Ainsi, à Burgan, le ratio gaz/pétrole n'est que 464 pc/b[3], ce qui signifie que pour un baril de pétrole produit, seulement 464 pieds cubes (13 mètres cubes) de gaz associés sont obtenus.
Les réserves prouvées de gaz naturel du Koweït étaient estimées par l'Agence fédérale allemande pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR) à 1 784 Gm3 (milliards de m³) fin 2022. Ces réserves classaient le Koweït au 20e rang mondial avec 0,8 % du total mondial, loin derrière la Russie (22,7 %), l'Iran (16,1 %) et le Qatar (11,3 %). Elles représentent 128 années de production au rythme de 2022 : 13,9 Gm3[r 3]. Elles n'ont pas été réévaluées depuis 2010[2].
La production de gaz naturel s'est élevée en 2024 à 14,9 Gm3 (milliards de m³), soit 0,54 EJ (exajoules), en hausse de 0,7 % en 2024 et de 6 % par rapport à 2014, soit 0,4 % de la production mondiale, loin derrière les États-Unis (25,0 %), la Russie (15,3 %), l'Iran (6,4 %), la Chine (6,0 %) et le Qatar (4,4 %)[p 2].
Secteur aval, raffinage et distribution
Les quatre raffineries de la Kuwait Petroleum Corporation, situées au sud de la capitale, totalisent en 2021 une capacité de 1,43 Mbl/j (millions de barils par jour), en hausse de 79 % par rapport à 2020[p 3], du fait de la mise en service de la raffinerie d'Al-Zour[4]. Cette capacité est très supérieure à la consommation (0,45 Mbl/j)[p 4], permettant au pays d'exporter de grandes quantités de produits raffinés : 24,3 Mt (millions de tonnes), soit 2 % des exportations mondiales[p 5].
Imports/exports d'hydrocarbures
Le pétrole koweïtien est exporté par le biais de trois terminaux pétroliers capables d'accueillir les pétroliers ULCC. Le plus gros de la production est exporté en Asie, la Corée du Sud étant le principal client en 2015[5]. En 2014, sur les 90 milliards de dollars d'exportation du Koweït, le pétrole brut représentait 68 %, le pétrole raffiné, le GPL et les sous-produits (comme le coke de pétrole), 24 %[6].
En 2024, les exportations de pétrole brut ont atteint 60,1 Mt (millions de tonnes), au 7e rang mondial avec 2,8 % des exportations mondiales, surtout à destination de l'Asie (Chine 16,0 Mt, Japon 8,1 Mt, Inde 6,0 Mt, etc)[p 6] et celles de produits raffinés 42,9 Mt, au 8e rang mondial avec 3,4 % des exportations mondiales, surtout à destination de l'Asie (19,1 Mt dont Inde 3,7 Mt et Japon 3,7 Mt) et l'Europe (14,3 Mt)[p 7].
En revanche, la consommation de gaz naturel (24,6 Gm3 en 2024)[p 8] dépassant la production (14,9 Gm3)[p 2], le Koweït importe du gaz naturel liquéfié (9,7 Gm3), soit 1,8 % des importations mondiales de GNL[p 9], provenant du Qatar (6,0 Gm3), du Nigeria (1,6 Gm3), des États-Unis (0,9 Gm3), etc[p 10].
