Érard Ier de Brienne

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TitreComte de Brienne
(c. 1090 - entre 1114 et 1125)
Érard Ier de Brienne
Titre Comte de Brienne
(c. 1090 - entre 1114 et 1125)
Prédécesseur Gautier Ier de Brienne
Successeur Gautier II de Brienne
Allégeance Comté de Champagne
Biographie
Dynastie Maison de Brienne
Naissance c. 1070
Décès entre 1114 et 1125
Père Gautier Ier de Brienne
Mère Eustachie de Tonnerre
Conjoint Alix de Ramerupt
Enfants Gautier II de Brienne
Gui de Brienne
Félicité de Brienne

Image illustrative de l’article Érard Ier de Brienne

Érard Ier de Brienne (né vers 1070, † entre 1114 et 1125) est un comte de Brienne du XIe siècle. Il est fils de Gautier Ier, comte de Brienne et d'Eustachie de Tonnerre.

Début de carrière

Érard Ier de Brienne est le second fils de Gautier Ier, comte de Brienne, et de son épouse Eustachie de Tonnerre. Son frère aîné Engelbert  le sixième et dernier de ce nom de la famille  est le seul fils de Gautier Ier cité dans une charte de 1072, ce qui démontre qu'il est bien l'aîné de la fratrie et qu'Érard Ier n'est pas encore né cette année là ou en bas âge[1]. Une autre charte en faveur de l'abbaye de Molesme dans laquelle le comte donne ses droits sur l'église de Merrey-sur-Arce, qui peut être datée vers 1080, nomme également Engelbert comme témoin tandis que ses frères puînés sont également cités mais non nommés. C'est peut-être à l'occasion de cette donation ou peu après qu'Engelbert devient moine de cette abbaye[2],[3].

Érard Ier devient alors l'héritier principal de ses parents, devant son frère puîné Milon et ses sœurs Perenelle et Mantia. Par la suite, les actes du comte Gautier Ier ne mentionnent comme sa descendance qu'Érard Ier, généralement suivi par son frère[3],[note 1]

Comte de Brienne

À la mort du comte Gautier Ier, ses titres sont alors transmis à ses deux fils puînés, l'aîné s'étant consacré à la vie monastique. Érard Ier, le plus âgé des deux, hérite du comté paternel de Brienne tandis que le plus jeune, Milon, obtient le comté maternel de Bar-sur-Seine. Ces deux titres font des deux frères des égaux, alors que le plus jeune est généralement vassal de son aîné[3]. L'année exacte du décès de Gautier Ier demeure toutefois incertaine. La dernière mention de ce comte date de la bénédiction de l'église du prieuré de Sèche-Fontaine à Avirey par l'évêque Robert de Bourgogne, qui monte sur le trône épiscopal de Langres en 1085. De plus, une charte du précise qu'Érard Ier a reçu l'investiture du comté de Brienne par le comte de Troyes Thibaud III de Blois. Ce comte étant décédé en 1089, l'investiture d'Érard Ier a donc lieu entre 1085 et 1089[note 2], cette dernière date étant généralement retenue par les historiens[3].

Dès son accession au pouvoir, Érard Ier est en litige avec l'abbaye de Montier-en-Der dont il abuse des droits d'avouerie, tout comme son père avant lui. Après une sommation inutile, le comte de Champagne Hugues Ier prend les armes pour le faire renoncer à ses prétentions par des guerres et des sièges[5],[3]. Pour parvenir à ses fins, Hugues Ier oppose au jeune comte de Brienne les forces conjointes des comtés de Troyes, de Perthois et de Bar-sur-Aube, situés respectivement à l'est, au nord et au sud-ouest de Brienne, tenant ainsi son adversaire en tenaille[4].

Voyages en Terre sainte

Répondant à l'appel du pape Urbain II lors du concile de Clermont de 1095, Érard Ier prend part à la première croisade, ce qui deviendra par la suite une coutume familiale. Avant son départ, il règle ses affaires avec l’Église, notamment avec l'abbaye de Montier-en-Der. Il rend ainsi à l'abbé Roger de Vignory, par l’intermédiaire de l'évêque de Troyes Philippe de Pont, l'église Saint-Remy de Ceffonds[note 3] qu'il détenait injustement[9] et remet également à cet évêque les quatre prébendes de l'église de Brienne afin qu'il les transmette par la suite aux moines de Montier-en-Der, « qui est le lieu de sépulture des comtes de Brienne »[10],[3].

Ses faits lors de cette croisade sont inconnus, mais il part vraisemblablement pour la Terre sainte en 1097[note 4] et est probablement présent lors de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099[3].

Son retour en Champagne est attesté à partir de 1101 par une charte en faveur de l'abbaye de Molesme, qui peut être datée au plus tard de cette année là. Cette même année, il est présent à Bar-sur-Aube comme témoin d'un acte du comte Hugues Ier de Champagne pour l'abbaye de Saint-Claude. C'est dans cet document qu'apparait pour la première fois Milon II, frère puîné d'Érard Ier, avec le titre de comte de Bar-sur-Seine, ce qui indique qu'il vient d'atteindre sa majorité[3].

Dans les années qui suivent, Érard Ier apparait régulièrement comme témoin dans les chartes du comte de Champagne, souvent conjointement avec son frère Milon II. Tous deux accompagnent très certainement ce comte pour un nouveau pèlerinage en Terre sainte en 1104, même si aucun document atteste de leur présence. Ils sont toutefois présents aux côtés de ce comte à Auxerre en 1104 puis à l'abbaye de Molesme pour les fêtes de Pâques la même année [note 5], juste avant son départ pour Jérusalem[13],[14] avant d'être absents des archives champenoises pendant l'absence du comte de Champagne. Enfin, tous deux reparaissent dans une charte de 1108 du comte Hugues Ier à Châtillon-sur-Seine une fois celui-ci de retour en France, ce qui démontre de manière presque certaine que ces trois comtes ont voyagé ensemble[15],[16].

Retour en Champagne

Les deux frères ont probablement essayé de faire la jonction entre leurs comtés respectifs, séparés seulement par la petite seigneurie de Vendeuvre. Ils pourraient ainsi réunir Briennois et Lassois septentrional et dominer une large bande territoriale contiguë à l'est de Troyes. Le seigneur de Vendeuvre a probablement dû se sentir menacé, car il se déclare vassal en 1221 du comte de Champagne Hugues Ier  alors qu'en théorie la seigneurie de Vendeuvre dépend du comté de Bar-sur-Seine  qui ne peut accepter de se voir couper la route directe entre Troyes et Bar-sur-Aube, deux villes importantes des foires de Champagne[3],[5].

En 1112, il aide à la fondation de l'abbaye de Beaulieu et leur donne une partie de ce qu'il possède à Jasseines, une partie de la rivière d'Aube et droit d'usage dans ses bois et de pâturage dans tout son comté[17].

Alors qu'il se trouvait gravement malade à Avenay, il demanda à son frère Milon II de Bar-sur-Seine de le faire enterrer à Montier-en-Der et de donner aux moines une rémunération convenable. Ses fils Gautier II et Guy donneront leur aval sur ces dispositions[17].

À sa mort, il est inhumé à l'Abbaye de Montier-en-Der[18].

Mariage et enfants

Annexes

Notes et références

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