Études de Bartók
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| Trois Études pour piano op. 18, Sz. 72 | |
| Genre | Études |
|---|---|
| Musique | Béla Bartók |
| Effectif | Piano |
| Durée approximative | env. 7 minutes |
| Dates de composition | 1918 |
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Les Trois Études pour piano, op. 18, Sz. 72, ont été composées en 1918 par Béla Bartók.
Béla Bartók compose ses Trois Études en 1918[1]. Dans ces études, que le musicologue Harry Halbreich classe dans ce qu'il appelle la « cinquième manière », le compositeur est à son sommet de sa phase révolutionnaire[1]. Il cherche à tendre les liens rythmiques autant qu'harmoniques jusqu'à leurs points de rupture[1]. Pour le musicologue, leur âpreté reflète l'amertume et le désespoir de la Hongrie des années 1918 à 1921[1]. Les Études de Bartók sont au même titre que celles de Claude Debussy, des études pour les pianistes virtuoses[1].
Présentation
Mouvements
- Allegro molto
- Andante sostenuto — Più mosso
- Rubato — Molto sostenuto — Tempo giusto — Rubato
Numérotation dans l'œuvre de Bartók
Les Trois Études ont été publiées comme op. 18, numérotation que Bartók abandonne à partir de 1920. Dans le catalogue établi par András Szőllősy, elles sont référencées « Sz. 72 ». Dans la liste des œuvres du compositeur hongrois complétée par László Somfai, elles portent le numéro « BB 81 »[2].
Analyse
Pierre Citron place les Études pour piano de 1918 « un peu dans la lancée de la Suite, op.14 ». Ces trois pièces « semblent compléter, à l'intention des classes de virtuosité, les pièces pédagogiques de Pour les enfants[3] ».
Allegro molto
La première étude est une toccata aux croches régulières, avec de nombreux sauts mélodiques, de septième voire de neuvième[1]. À cela s'ajoutent de grands blocs harmoniques dissonants qui ajoutent à la tension créée par la violence rythmique[1].
Andante sostenuto – Più mosso
La deuxième étude évoque une rêverie étrange, un paysage lunaire, au croisement de Claude Debussy et Arnold Schönberg, relevée de lointains souvenirs folkloriques[1].
Rubato – Molto sostenuto – Tempo giusto – Rubato
La troisième et dernière étude est probablement la plus libre dans les fonctions tonales qu'elle emploie[1]. Elle est aussi beaucoup plus proche des sources populaires et reprend le style du rubato-parlando[1].
Discographie
- Béla Bartók : « Works for piano (vol.2) » — comprenant les Deux danses roumaines, l'Allegro barbaro, la Suite op. 14 et les Trois Études op. 18 — Zoltán Kocsis (piano), Philips 442 016-2 (1993)