1755 (album de Moonspell)
album de Moonspell, sorti en 2017
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1755 est le onzième album studio du groupe portugais de metal gothique Moonspell, sorti le .
| Sortie | 3 novembre 2017 |
|---|---|
| Durée | 47:42 |
| Genre | Metal gothique |
| Producteur | Tue Madsen |
| Label | Napalm Records |
Albums de Moonspell
Production
Contrairement aux précédents albums du groupe, celui-ci est entièrement chanté en portugais. Il s’agit d’un album concept détaillant l’histoire du tremblement de terre de 1755 à Lisbonne. Fernando Ribeiro s'est inspiré du Poème sur le désastre de Lisbonne de Voltaire pour écrire les textes[1]. Cela devait être à l'origine un EP de quatre titres à paraître en tant que bonus sur le DVD/Blu-Ray Disc Lisboa Under the Spell mais le groupe s'est laissé entraîner par le concept au point de le développer en tant qu'album complet[2].
Il est enregistré au studio Antfarm, au Danemark, pour la batterie, et au studio Poison Apple, à Lisbonne, pour tous les autres instruments, et produit par Tue Madsen[3]. Le producteur se charge aussi du mixage et du mastering au Danemark[4]. Plusieurs artistes sont invités, dont le chanteur de fado Paulo Bragança sur le morceau In Tremor Dei, pour apporter son chant « profondément mélancolique et triste », et le batteur Martin Lopez qui joue du darbouka sur 1755[5]. Toutes les parties orchestrales sont créées à partir d'échantillons par le producteur anglais Jon Phipps[6]. Le chanteur Fernando Ribeiro utilise un chant puissant, souvent guttural, pour retranscrire l'atmosphère du tremblement de terre, tout en faisant preuve de sensibilité à certains moments. Selon ses propres termes, il souhaitait exprimer « le contraste entre la vie et la catastrophe »[6] et chanter « de façon plus théâtrale, comme si j’étais un personnage au milieu des ruines de Lisbonne »[5].
L'album commence avec la chanson Em Nome do Medo, qui est une reprise de l'album Alpha Noir réarrangée de manière orchestrale afin de « poser l'ambiance, de façon à ce que les gens puissent s'imprégner de l'atmosphère du jour du tremblement de terre »[5]. Après avoir décrit toutes les étapes de la tragédie du séisme, il se termine par Lanternas dos Afogados, reprise d'une chanson du groupe Os Paralamas do Sucesso qui traite de femmes de pêcheurs attendant le retour de leurs maris, car « après un album sur le tremblement de terre mais aussi qui parle de la mer et de raz de marée, et tout ce qui est venu de la mer – car c'est de là qu'est venu le tremblement de terre - c'est très symbolique de finir avec une telle chanson »[5].
L'illustration de la pochette est conçue par João Diogo.
Réception
L'album a atteint la 11e place des charts au Portugal, la 62e en Suisse, la 63e en Autriche, et la 72e en Allemagne[7].
Metal Hammer lui donne 4,5/5 écrivant : « Malgré sa simplicité et son caractère accrocheur, 1755 est également d'une lourdeur sans compromis. Entièrement chanté en portugais, le fil conducteur conceptuel peut être difficile à démêler pour ceux qui ne parlent pas cette langue, mais ce groupe a toujours su créer une toile de fond crédible pour les déclarations flamboyantes de son leader : ici, la substance émotionnelle captivante est présente en abondance »[8]. Blabbermouth lui donne 7/10, louant « la superposition d'arrangements choraux et l'orchestration audacieuse, le tout magnifiquement capturé par la production cristalline caractéristique de Tue Madsen » mais regrettant que « l'approche vocale rugueuse [soit] beaucoup trop agressive par rapport à la plupart des morceaux »[9]. Sur Metal Storm, il obtient 8,5/10, le chroniqueur écrivant que « le groupe a accordé une grande attention aux détails : l'instrumentation, la structure et l'enchaînement des morceaux, ainsi que la production sont presque parfaits. Les critiques justifiées, telles que le vague sentiment de répétition dans l'écriture des morceaux ou l'abandon quasi total du chant clair, sont largement compensées par l'atmosphère globale à couper le souffle »[10]. Hard Force délivre une critique très favorable, concluant : « Moonspell réussit le tour de main de nous transporter de notre plein gré au sein d'un Portugal ravagé et même si on n'est pas familier de la langue lusitanienne, la musique et l'atmosphère de 1755 parviennent très bien à véhiculer les émotions. Le groupe transcende ici le genre qu'il représente dignement depuis plus de 20 ans. 1755 est définitivement un séisme au sein de la scène metal gothique »[11].
Il a été élu meilleur album de metal gothique de l'année par les lecteurs du site web Metal Storm[12].
Tournée
De janvier à , Moonspell tourne en Europe en co-tête d'affiche avec Cradle of Filth[13], avant de s'envoler pour l'Amérique du Sud au mois d'avril. Pendant l'été, le groupe se produit notamment aux festivals Dong Open Air, Brutal Assault et Vagos Metal Fest. En septembre et , le groupe ouvre pour Amorphis et Dark Tranquillity en Amérique du Nord[14]. Durant l'été 2019, Moonspell est à l'affiche du Hellfest. Enfin, d'octobre à , la formation effectue une nouvelle tournée européenne avec Rotting Christ en première partie[15].
In Tremor Dei, Todos os Santos et 1755 sont les titres de l'album les plus souvent joués en concert par le groupe[16].
Liste des titres
Toutes les paroles sont écrites par Fernando Ribeiro, toute la musique est composée par Moonspell.
| 1755 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | Em Nome do Medo (version orchestrale du titre figurant sur l'album Alpha Noir) | 5:33 | |||||||
| 2. | 1755 | 5:12 | |||||||
| 3. | In Tremor Dei | 4:26 | |||||||
| 4. | Desastre | 3:22 | |||||||
| 5. | Abanão | 4:08 | |||||||
| 6. | Evento | 4:44 | |||||||
| 7. | 1 de Novembro | 3:53 | |||||||
| 8. | Ruinas | 4:45 | |||||||
| 9. | Todos os Santos | 5:09 | |||||||
| 10. | Lanterna dos Afogados (reprise de Os Paralamas do Sucesso) | 6:30 | |||||||
| 47:42 | |||||||||
Composition du groupe
Membres
- Fernando Ribeiro - chant
- Ricardo Amorim - guitares
- Aires Pereira - basse
- Miguel Gaspar - batterie
- Pedro Paixão - claviers
Invités
- Silvia Guerreiro - chœur
- Mariangela Demurtas - chœur
- Carmen Susana Simões - chœur
- Jon Phipps - orchestrations
- Martin Lopez - darbouka sur 1755
- Paulo Bragança - chant sur In Tremor Dei
Production
- Adriano Esteves - logo
- Tiago Canadas - ingénierie, enregistrement
- Jon Phipps - préproduction, arrangements
- João Diogo - illustrations
- Tue Madsen - production, mixage, mastering
- Paulo Mendes - photographie