1B E 1
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| Exploitant(s) | PLM |
|---|---|
| Désignation | E 1 |
| Type | locomotive électrique |
| Motorisation | électrique |
| Construction | 1 locomotive |
| Constructeur(s) | Ateliers PLM de Paris |
| Livraison | 1897 |
| Effectif | 1 |
| Retrait | 1905 |
| Affectation | France |
| Disposition des essieux | 1'Bo' |
|---|---|
| Écartement | standard (1 435 mm) |
| Puissance | 600 ch |
| Alimentation | accumulateurs électriques |
| Masse en service | 44,5 t |
| Vitesse maximale | 120 km/h |
La locomotive électrique E 1 est un prototype de locomotive à batteries d'accumulateurs construit par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Achevée en 1897, elle connaît un succès limité et est radiée en 1905 sans descendance.
La compagnie du PLM décide en 1893 d'expérimenter la traction électrique à grande vitesse en parallèle de la construction de la ligne électrifiée à voie métrique de Saint-Gervais à Chamonix[1]. Le choix est fait d'étudier une locomotive électrique avec alimentation autonome délivrée par des accumulateurs ce qui permet d'étudier le mode de traction tout en évitant la coûteuse construction d'« usines génératrices » et d'une centaine de kilomètres de « conducteur isolé » sur la section prévue pour les essais entre Paris et Melun[1].
La conception de la locomotive est confiée à Louis Auvert, ingénieur du service central du matériel de la compagnie[2],[3]. Sa construction aux Ateliers PLM de Paris s'achève le [1]. Elle est attelée à un fourgon spécial qui transporte la majorité des batteries, faisant office de tender pour la locomotive, qui est quant à lui finalisé le [1].
La locomotive effectue à partir du des essais entre Paris, Villeneuve-Saint-Georges, Brunoy et Melun[1],[2],[4]. Elle est la première locomotive électrique à atteindre les 100 km/h[5].
La Compagnie du PLM présente la locomotive à l'Exposition universelle de Paris en 1900 à l'annexe de Vincennes réservée au matériel de chemin de fer[6].
- La locomotive E 1 à l'Exposition de Paris 1900.
- Vue arrière de la locomotive.
- Vue de profil de la locomotive.
Bien que les performances en ligne soient prometteuses, aucune application industrielle directe n'est envisagée à cause des signes de défaillance que montrent les accumulateurs[5]. La locomotive et le fourgon sont radiés en 1905[7],[8].
Auvert continue par la suite d'explorer le potentiel de la traction électrique pour le compte du PLM en concevant avec Ferrand une locomotive 2B+B2 alimentée par caténaire et mise en essais sur la ligne de Cannes-la-Bocca à Grasse[9].