Cet article présente les faits marquants de l'année 2010 au Swaziland.
Mardi : selon le Comité pour la protection des journalistes, le prince Mahlaba, frère du roi Mswati III du Swaziland, a menacé de mort les journalistes critiques envers le royaume[1].
Jeudi : l'ONG Médecins sans frontières, dans un rapport faisant un étant des lieux sur les services de santé dans le pays, a lancé une alerte sur la «crise sanitaire» qui frappe le Swaziland où l'espérance de vie est passée de 60 ans à 31 ans ces vingt dernières années en raison de la double épidémie de sida et de tuberculose. Le taux d’infection au VIH/sida est le plus élevé au monde chez les adultes (26,1%), précisant que plus de 80% des patients souffrant de tuberculose sont également infectés par le sida. En outre, le pays est confronté à un taux très élevé de tuberculose multirésistante (forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants aux deux antituberculeux les plus efficaces), qui représente 7,7% de tous les nouveaux cas de tuberculose en 2009 et 2010 selon une étude réalisée par MSF. «Par conséquent, de nombreux enfants deviennent orphelins et la population active adulte est en régression». De nombreux patients ne terminent pas leur traitement en raison du «coût exorbitant des déplacements longs et fréquents vers des centres de santé éloignés». MSF demande aux autorités de décentraliser les centres de diagnostic et traitement, en outre la «bureaucratie qui domine la gestion de l'approvisionnement national des médicaments doit être éliminée et remplacée»[2].