2011 au Soudan
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Chronologies
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Premier trimestre au Soudan

(février 2009)
- Mercredi : Le sénateur américain John Kerry, en visite à Khartoum, juge « extrêmement encourageants » les propos du président Omar el-Béchir sur la sécession du Sud-Soudan ajoutant que « la bonne tenue du référendum » serait « un signe précurseur à une nouvelle relation renforcée avec les États-Unis ».
- Lundi :
- La présidence annonce que Omar el-Béchir assistera cette semaine au sommet économique arabe à Charm el-Cheikh, en Égypte.
- Le chef de l'opposition islamiste, Hassan al-Tourabi a été arrêté à son domicile à Khartoum par des agents de la sécurité armés, peu après avoir déclaré qu'une révolte semblable à celle qui a provoqué la chute du président tunisien Ben Ali le était probable au Soudan.
- Mercredi : Le président Omar el-Béchir qui risque de perdre une bonne partie de sa rente pétrolière après le référendum, demande aux pays créanciers d'annuler la dette du pays : « Le Soudan sort à peine d'une guerre civile et il est clair qu'il mérite un traitement préférentiel de la part de ses États créanciers ».
- Mercredi : La cheffe de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, annonce que les États-Unis sont prêts à normaliser leurs relations avec le Soudan, à l'issue du vote pacifique qui doit déboucher sur l'indépendance du Sud-Soudan cet été. D'autre part elle invite le Soudan à rechercher une résolution pacifique du conflit distinct au Darfour[1].
- Dimanche : Des centaines de jeunes Soudanais ont manifesté aujourd'hui à Khartoum dans le cadre d'une journée nationale de protestation anti-gouvernementale, malgré un important déploiement des forces de sécurité. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées[2].
- Mercredi : L'ONG Human Rights Watch annonce l'arrestation de 16 personnes devant le siège du Parti communiste soudanais.
- Vendredi :
- Une dirigeante du parti d'opposition Oumma, Mariam al-Mahdi, a été arrêtée à Khartoum, alors qu'elle s'apprêtait à réclamer la libération d'étudiants arrêtés après des manifestations antigouvernementales il y a dix jours. Ils réclamaient un changement de régime, plus de libertés et la fin de la hausse des prix. Un étudiant frappé par des policiers est mort des suites de ses blessures.
- Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, quelque 800 000 Sud-Soudanais déplacés dans le nord devraient retourner à la suite du référendum qui doit permettre au Sud-Soudan de devenir un État indépendant, « déjà environ 200 000 Sud-Soudanais habitant dans le nord sont revenus ces trois dernier mois » sur le million et demi de Sud-Soudanais y vivant. Le HCR a organisé cette semaine une réunion avec des donateurs pour leur demander 53,4 millions de dollars destinés à « aider les Sud-Soudanais qui reviennent dans le sud »[3].
Deuxième trimestre au Soudan
- Mercredi : Les autorités soudanaises accusent Israël d'avoir mené la veille un raid aérien contre un véhicule à Port-Soudan (est) ayant fait deux morts. Des journaux israéliens ont également confirmé ce raid pour « liquider des hommes recherchés en Afrique »[4].
- Jeudi : Le raid aérien israélien du visait un important chef militaire de la branche armée du Hamas qui aurait réussi à se sauver[5].
- Jeudi : Devant des milliers de partisans à Abiyé, le président Omar el-Béchir menace de ne pas reconnaître le futur État du Sud-Soudan si ce dernier continue de revendiquer la riche province pétrolière d'Abiyé dans l'État du Kordofan-Sud. Les négociations sont toujours en cours sur l'avenir de cette province alors que le projet de Constitution du Sud-Soudan la mentionne comme territoire sud-soudanais[6].
Troisième trimestre au Soudan
Quatrième trimestre au Soudan
Chronologie au Darfour
Premier trimestre au Darfour
- Mercredi : Istvan Papp (56 ans), employé civil hongrois de la mission de paix ONU-Union africaine enlevé en octobre à el-Facher, capitale historique du Darfour, a été libéré « en bonne santé ». Il s'agissait de la seule personne encore détenue en otage au Darfour en proie depuis à une vague d'enlèvements parmi les expatriés travaillant pour les casques bleus ou des organisations humanitaires. .
- Vendredi : Un humanitaire soudanais travaillant pour l'ONG Care International « a été tué dans ce qui semble être un vol à Gereida ».
- Jeudi : Trois humanitaires bulgares appartenant à l'équipage d'un avion effectuant une mission pour l'ONU ont été enlevés.
- Mercredi : Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le conflit au Darfour a fait au moins 2 321 morts violentes en 2010. Les combats ont en fait repris depuis novembre, entre l'armée soudanaise et la rébellion jouant chacune leur va-tout avant le référendum d'indépendance au Sud-Soudan qui devrait redessiner la carte du pays le plus vaste d'Afrique et changer le rapport de force des belligérants.
- Jeudi : Des responsables de la sécurité soudanaise sont intervenus dans le complexe occupé par l'ONG Médecins du monde à Nyala, capitale du Sud-Darfour, et ont arrêté son personnel.
- Lundi : Les autorités soudanaises annoncent l'expulsion d'une partie du Darfour de l'ONG française Médecins du monde, qu'elles soupçonnent d'espionnage. Selon le gouverneur de l’État du Sud-Darfour Abdel Hamid Kasha : « Médecins du Monde travaille comme espion. Ils publient des rapports négatifs sur l’État [...] Ils ont apporté leur soutien au mouvement d'Abdel Wahed Mohamed al Nour en lui procurant de l'argent, des vivres et des soins ». En mars 2009 le Soudan a déjà expulsé 13 ONG dont Oxfam et la branche américaine de Save the Children, accusées de transmettre des informations à la Cour pénale internationale.
- Mercredi : De violents affrontements entre les rebelles d'Abdulwahid Nour et les forces armées ont fait 17 morts, 15 rebelles et deux soldats, et une trentaine de blessés (20 rebelles et 10 soldats) dans le centre du Darfour. De nombreuses armes et des munitions ont été saisies. L'Armée de libération du Soudan d'Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid) avait refusé de se joindre aux négociations de paix organisées à Doha.
- Jeudi : Une manifestation d'étudiants contre l'interdiction des activités politiques a été réprimée par la police faisant un mort et sept blessés.
Deuxième trimestre au Darfour
- Mardi : 3 soldats des Casques bleus (Minuad) ont été enlevés par « un groupe d'hommes armés » près du Kutum (nord). Un des assaillants et un casque bleu enlevé ont été tués, les deux autres Casques bleus blessés ont été libérés[7].
- Mardi : Les violents combats ont opposé début avril l'armée soudanaise aux rebelles dans le Darfour-Nord, faisant de nombreuses victimes des deux côtés. Les rebelles rejettent un projet de référendum sur le statut administratif du Darfour[8].
- Jeudi : Le Mouvement pour la justice et l'égalité, principal groupe rebelle du Darfour, annonce qu'il rejette « totalement » le projet d'accord de paix soumis par des médiateurs de l'ONU, car « ils offrent moins que l'accord d'Abuja » signé par le chef rebelle Minni Minnawi en 2006. Les solutions proposées sur le problème des réfugiés, la compensation aux habitants affectés par huit ans de conflit, le partage du pouvoir et des richesses sont insuffisantes[9].


