Cet article présente les faits marquants de l'année 2015 en Roumanie.
Janvier
1er janvier: cinq personnes sont retrouvées mortes dans une bergerie à Stănilești, dans le comté de Vaslui, intoxiquées par les émanations d'un poêle défectueux[1].
10 janvier: trois personnes décèdent et 14 autres sont hospitalisées, dont sept dans le coma, après avoir consommé de l'alcool de contrebande à Dragalina, dans le comté de Călărași[2],[3].
12 janvier: six enfants et leur père meurent intoxiqués au monoxyde de carbone dans un studio à Rovinari[4],[5],[6].
27 janvier: George Maior démissionne de la direction du Service de renseignement roumain (SRI) après des mois de tensions institutionnelles entre le SRI et les autorités civiles[7]. Le général Florian Coldea assure l'intérim[8].
29 janvier:
Une femme et ses six enfants sont retrouvés morts à leur domicile à Racovița, dans le comté de Vâlcea, probablement intoxiqués au monoxyde de carbone pendant leur sommeil[9].
Elena Udrea se retire de la direction du Parti Mouvement Populaire suite à une enquête pénale liée au scandale de corruption des licences Microsoft[10]. Eugen Tomac devient président par intérim du parti[11].
Février
6 février: le plus ancien établissement humain stable d'Europe (datant de 9 000 ans) est découvert à Schela Cladovei, un quartier de Drobeta-Turnu Severin[12].
24 février: la Commission du Code électoral décide du retour au vote de liste et de l'abandon du système de vote uninominal utilisé lors des élections législatives de 2008 et 2012[13],[14].
Mars
15 mars: le ministre des Finances, Darius Vâlcov, démissionne après l'ouverture d'une enquête pénale à son encontre par la Direction nationale anticorruption pour trafic d'influence dans le cadre de ses fonctions de maire de Slatina[15]. Sa démission fut exigée par le président Klaus Iohannis et des membres du Parti national libéral[16],[17].
Avril
10 avril: un incendie fait six morts à Satu Mare, dont trois enfants[18].
Juin
20 juin: la Roumanie devient membre à part entière de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (EERN)[19].
Juillet
La Roumanie subit la pire sécheresse depuis 50 ans[20]. Plus de 900 000 hectares de cultures sont compromis à travers le pays[21].
24 juillet: Alexandru Vișinescu, ancien commandant de prison de l'époque communiste, est condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l'humanité, lors du premier procès de ce type en Roumanie[22],[23].
Août
3 août: la Roumanie inculpe des filiales du producteur pétrolier russe OAO Lukoil pour complicité de blanchiment d'argent dans une affaire estimée à 1,77 milliard d'euros[24],[25].
9 août: deux personnes sont tuées et 48 blessées, dont 21 enfants, dans le renversement d'un autocar transportant des touristes ukrainiens sur l'autoroute du Soleil[26].
19 août: un autocar transportant des touristes se renverse sur la route Brăila–Galați, faisant trois morts et 28 blessés[27].
27 août: une personne décède et 14 autres sont blessées dans une collision entre un minibus transportant 19 passagers et une voiture à Bobicești, dans le comté d'Olt[28].
Septembre
6 septembre: le maire de Bucarest, Sorin Oprescu, est arrêté à son domicile dans le cadre d'une enquête pour corruption[29],[30].
Octobre
21 octobre: l'ancien président Ion Iliescu est inculpé de crimes contre l'humanité dans l'affaire Minériade de juin 1990[31],[32].
30 octobre: un incendie dans une boîte de nuit du centre de Bucarest fait 60 morts et 151 blessés[33],[34].
Novembre
4 novembre: le Premier ministre Victor Ponta démissionne sous la pression des manifestations anticorruption qui secouent le pays[35],[36],[37]. Le maire du 4e arrondissement de Bucarest, Cristian Popescu Piedone, remet également son mandat[38]. Le même jour, Klaus Iohannis rencontre le président polonais Andrzej Duda et crée le groupe des Neuf de Bucarest[39].
10 novembre: l’ancien commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Cioloș, est nommé par le président Klaus Iohannis pour former un nouveau gouvernement[40],[41].
22 décembre: le distributeur français Carrefour signe un accord avec le groupe REWE pour l’acquisition de Billa Romania[43], qui possède un réseau de 86 supermarchés à travers le pays. La transaction est estimée entre 96 et 97 millions d’euros[44].
↑Kit Gillet et Palko Karasz, «Victor Ponta, Romania's Premier, Steps Down After Outcry Over Corruption», The New York Times, (ISSN0362-4331, lire en ligne, consulté le )