Cet article présente les faits marquants de l'année 2018 en Roumanie.
Janvier
11 janvier: le Premier ministre Mihai Tudose menace la communauté sicule de Hongrie lors d'une interview télévisée: «S'ils hissent le drapeau sicule [sur les institutions du Pays sicule], ils [ceux qui le brandissent] seront pendus à côté. L'autonomie des Sicules est hors de question.»[1].
15 janvier: le Premier ministre Mihai Tudose démissionne après que les dirigeants de son Parti social-démocrate lui ont retiré leur soutien suite à une querelle interne[2],[3].
20 janvier: des dizaines de milliers de personnes manifestent dans les villes roumaines et à l'étranger contre les amendements apportés aux lois sur la justice et au code pénal[4].
29 janvier: le Parlement roumain approuve la nomination de Viorica Dăncilă au poste de Première ministre, faisant d'elle la première femme Première ministre du pays[5]. Elle est la troisième Première ministre de Roumanie en moins de treize mois[6].
Février
22 février: le ministre de la Justice, Tudorel Toader, annonce l'ouverture d'une procédure de révocation de Laura Codruța Kövesi de son poste de procureure générale de la Direction nationale anticorruption[7]. Cette annonce provoque des manifestations dans plusieurs grandes villes du pays[8].
Avril
5 avril: neuf personnes trouvent la mort après que leur minibus a plongé dans la rivière Bistrița, près de Viișoara, dans le comté de Neamț[9].
11 avril: trois touristes sont retrouvés morts dans les monts Făgăraș, portés disparus depuis le 30 mars[10].
16 avril: le président Klaus Iohannis refuse de destituer la procureure générale de la Direction nationale anticorruption, Laura Codruța Kövesi, et critique le rapport sur lequel le ministre de la Justice, Tudorel Toader, s'appuie pour proposer sa révocation[11]. Toader annonce qu'il saisira la Cour constitutionnelle[12].
17 avril: l'ancien président Ion Iliescu est officiellement inculpé de crimes contre l'humanité pour son rôle dans la révolution de 1989, aux côtés de l'ancien Premier ministre Petre Roman[13],[14].
19 avril: le président de la Chambre des députés, Liviu Dragnea, annonce l'intention du gouvernement de transférer l'ambassade de Roumanie en Israël de Tel Aviv à Jérusalem[15],[16].
Juin
9 juin: plus de 100 000 personnes se rassemblent à Bucarest pour protester contre les abus présumés du parquet anticorruption. La manifestation est organisée par le Parti social-démocrate (SPD), au pouvoir[17].
21 juin: Liviu Dragnea, chef du SPD, est reconnu coupable d’abus de pouvoir et condamné à trois ans et demi de prison à l’issue d’un procès pour corruption[18].
27 juin: le gouvernement Dăncilă survit à une motion de censure. Pendant le vote, plusieurs milliers de partisans de l’opposition manifestent devant le Parlement, exigeant la démission du gouvernement[19].
30 juin: quatre personnes sont retrouvées mortes et des centaines d’autres sont évacuées de 185 localités inondées. Les hydrologues ont émis une alerte rouge aux inondations dans les comtés de Covasna, Brașov et Bacău[20],[21]
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Juillet
1er juillet: célébrant le centenaire de la Grande Union (l’unification de la Roumanie avec la Bessarabie, la Bucovine et la Transylvanie), une manifestation appelée la Marche du Centenaire est organisée par plusieurs militants roumains et moldaves pour la réunification. Elle débute ce jour-là à Alba Iulia[22].
9 juillet: le président Klaus Iohannis limoge la procureure générale de la Direction nationale anticorruption, Laura Codruța Kövesi[23].
11 juillet: quatre personnes, dont deux enfants, sont retrouvées mortes après que leur charrette a été emportée par une crue soudaine dans le comté de Tulcea[24].
Août
29 août: des participants à la Marche du Centenaire franchissent la frontière moldave[25].
Septembre
1er septembre: la Marche du Centenaire s'achève sur la place de la Grande Assemblée nationale à Chișinău, en Moldavie[26].
Octobre
6 et 7 octobre: un référendum national est organisé en Roumanie concernant l'interdiction du mariage homosexuel, mais il échoue faute de participation suffisante[27]. Un autre référendum est organisé simultanément dans le comté d'Olt afin de le renommer «comté d'Olt-Romanați»[28],[29], mais il échoue également pour la même raison[30],[31].
Décembre
19 décembre: les principaux indices de la Bourse de Bucarest chutent de plus de 7% suite à l'annonce de nouvelles taxes sur les banques, du plafonnement des prix du gaz et d'importantes modifications du système de retraite privé. Les deux principales banques cotées à la BSE perdent plus de 15% de leur valeur[32].