Le régiment est créé en 1788 dans le cadre d'une réforme militaire majeure, par la fusion du 2nd Troop of Horse Guards ainsi que de la 2nd Troop of Horse Grenadier Guards, deux unités d'élite fondées sous les règnes de Charles II et Jacques II. Cette restructuration vise à moderniser l'armée britannique après les revers de la guerre d'indépendance américaine et à créer des régiments réguliers plus efficaces.
Après plus d'un siècle de services distingués incluant les guerres napoléoniennes et la Première Guerre mondiale, le 2nd Regiment of Life Guards fusionne avec le 1st Regiment of Life Guards (également créé en 1788) pour former les Life Guards le . Cette unité, toujours active, perpétue les traditions et l'héritage des deux régiments historiques de Life Guards.
Le régiment est formé en 1788 par l'union de la 2nd Troop of Horse Guards ainsi que de la 2nd Troop of Horse Grenadier Guards[1]. Il combat lors de la guerre d'indépendance espagnole, sous l'ordre du Major général Charles Barton, ainsi qu'à Waterloo[2].
En 1815, le régiment est envoyé dans le gouvernement de Belgique du royaume uni des Pays-Bas pour faire face au retour de NapoléonIer lors des Cent-Jours[3],[4]. Il participe à la bataille de Waterloo[3],[4],[5]. La cavalerie coalisée anglo-hollandaise est alors dirigée par Henry William Paget, 2e comte d’Uxbridge, Le régiment fait partie de la première brigade de cavalerie dirigée par Edward Somerset, en compagnie des 1st Life Guards, 1st King's Dragoon Guards et Royal Horse Guards[5],[6],[7]. À la bataille de Waterloo, le régiment est composé de deux escadrons, au total, 267 hommes, dont 16 officiers et 251 hommes de troupes, ce qui est deux fois moins que le 1st King's Dragoon Guards[8],[9]. À titre de comparaison, à Waterloo, les dragons de la Garde impériale ont un effectif de 816 hommes en quatre escadrons[10],[5],[11],[12]. Les effectifs des gardes britanniques se rapprochent de ceux des dragons de ligne français[10],[5],[11],[12]. La brigade Somerset se trouve derrière les lignes alliées, derrière la ferme de la Haie Sainte[5]. Le régiment est commandé par le lieutenant-colonel Edward P. Lygon[8]. Après midi, les Français du maréchalNey, de la 2e brigade du général de brigadeBourgeois de la 1re division d'infanterie, composée du 28e régiment d'infanterie et du 105e régiment d'infanterie, mettent en difficulté les défenseurs de la ferme, prennent le potager de la Haie Sainte et sont sur le point de prendre la ferme stratégique au centre du champ de bataille[5]. Le duc de Wellington fait alors envoyer des renforts, notamment de la King's German Legion et des Hanovriens, comme le bataillon de Lünebourg[5],[13]. La 1re brigade Hanovrienne et la 2e brigade de la KGL arrivent à mettre en difficulté l'infanterie française, avec le soutien des défenseurs de la ferme. Cette réaction des alliés est stoppée par la charge de cuirassiers français. D'après Levavasseur, aide de camp du maréchal Ney, celui-ci avait prélevé un escadron dans plusieurs régiments de cuirassiers et formé une brigade de cavalerie lourde[5],[14]. Après que l'infanterie française ait été repoussée, en particulier par les Hanovriens, Ney ordonne que les cuirassiers chargent[5]. Le colonel Crabet commande la charge, avec Gourgaud et Levavasseur[5]. Le major Baring ordonne à ses hommes du 2nd Light Battalion KGL de se replier dans les granges de la Haie Sainte[5]. Le bataillon de Lünebourg n'a pas le temps de se mettre à l'abri et s'enfuit, leur colonel, Klencke, est blessé[5]. Ils se font tailler en pièces par les Français[5]. Les cuirassiers poussent leur avantage, et attaquent les canons de la batterie; Hew Ross et les servants cherchent refuge dans le chemin creux, aujourd'hui disparu[5]. Vers 13 heures, Uxbridge aperçoit une forte colonne de cavalerie française composée de cuirassiers et de carabiniers; il décide de leur opposer la brigade Somerset et charge à leur tête entre la route et l'actuelle butte du Lion (qui n'existait pas alors)[5]. Les lignes de bataille n'étant pas totalement droites, les combats entre les deux cavaleries commencent à la gauche française vers la butte du Lion actuelle[5]. Les cuirassiers de la droite française sont arrivés sur le chemin creux (cet événement fut d'ailleurs repris par Victor Hugo dans Les Misérables)[5]. Cela les a désorientés, ils ont dû prendre la direction du carrefour de la chaussée de Charleroi, poursuivis par le 2nd Life Guards[5]. Un corps à corps s'est ensuivi qui a tourné en faveur des Français[5]. Le lieutenant-colonel Robert Wallace, alors capitaine au 1st King's Dragoon Guards, a écrit que beaucoup de cavaliers britanniques ont été gravement blessés, en particulier au visage, dans les combats contre les Français[5]. Les cavaliers français se retirent, la brigade Somerset les poursuit, et deviennent la cible des fantassins français de Quiot du Passage[5]. Le 1st King's Dragoon Guards, comme le 2nd Life Guard's, subit de lourdes pertes; Somerset l'écrit dans son rapport à Wellington, qu'il dut faire après la blessure d'Uxbridge, qui perdit une jambe[5]. Il mit en avant le colonel Fuller et le major Graham qui «menèrent leur régiment à la première attaque de la façon la plus hardie, mais furent tous deux tués ou faits prisonniers par l'ennemi.»[5].
En 1877, il est renommé 2nd Life Guards et contribue au Household Cavalry Composite Regiment lors de la guerre anglo-égyptienne, de la seconde guerre des Boers, ainsi que lors de la première guerre mondiale d'août à . De 1916 à 1918, le Reserve Regiment participe au Household Battalion. En 1918, le régiment a été converti en 2e bataillon, le Guards Machine Gun Regiment. Il est reconstitué en 1919 et fusionne avec le 1st Regiment of Life Guards en 1922 afin de former le régiment des Life Guards.
↑(en) The Royal Military Chronicle: Or, the British Officer's Monthly Register, vol.I, (lire en ligne), p.278
12Bernard Coppens, Waterloo les mensonges: Les manipulations de l'histoire enfin révélées, Waterloo, Jourdan éditeur, , 544p. (ISBN9782874660405).
12Jean-Claude Damamme, La bataille de Waterloo, Perrin, coll.«Collection tempus», (ISBN978-2-262-02049-1).
1234567891011121314151617181920212223Bernard Coppens et Patrice Courcelle, Waterloo 1815 les carnets de la campagne: La Haie-Sainte, Bruxelles, édition de la Belle Alliance, , 88p.
↑Octave Levavasseur, Un officier d'état-major sous le premier Empire: souvenirs militaires d'Octave Levavasseur, officier d'artillerie, aide-de-camp du maréchal Ney (1802-1815) / publiés par le commandant Beslay, (lire en ligne).