6e division blindée (France)
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| 6e division blindée | ||
Schéma des insignes de la 6e DB en 1952 (haut) et en 1977 (bas). | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Dissolution | ||
| Pays | ||
| Branche | Armée de terre | |
| Type | Division blindée | |
| Rôle | Guerre blindée | |
| Fait partie de | 1er corps (1977-1984) | |
| Garnison | Compiègne (1951-1957) Strasbourg (1977-1985) |
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| Surnom | 6e DB | |
| modifier |
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La 6e division blindée (6e DB) est une ancienne unité de l'Armée de terre française pendant la guerre froide. Créée à Compiègne en 1951 et dissoute en 1957, elle est recréée de 1977 à 1984 à Strasbourg.
Première formation à Compiègne
La 6e division blindée est créée le par réunion de trois groupements blindés (GB), le GB no 2 (formé en 1946 à partir de la 2e division blindée) et les GB no 8 et no 9 formés en 1951. L'état-major divisionnaire est mis sur pied dès le début de l'année 1951[1].
La division a son état-major installé à Compiègne. Les opérations de la guerre d'Algérie la désorganise : le GB no 8 doit partir de à tenir garnison à Wetzlar pour remplacer les unités des forces françaises en Allemagne envoyées en Algérie puis diverses unités de la 6e DB rejoignent l'Algérie à partir d'. Les GB no 8 et no 9 deviennent des groupements d'instruction le [1].
La division est finalement dissoute le [1].
Seconde formation en Alsace
La division est recréé le à Strasbourg. Elle succède à la 6e brigade mécanisée de la 7e division qui a existé du au .
Le général commandant la 6e division blindée est également responsable de la 62e division militaire territoriale[2].
La 6e division blindée est dissoute le . Elle est remplacée par la 6e division légère blindée à Nîmes[3]. Elle est alors forte d'environ 8 000 hommes et dispose de 148 chars de combat AMX-30[4].
Composition
Dans les années 1950, la division a la composition suivante :
- groupement blindé no 2 à Saint-Germain-en-Laye[1] :
- Ier bataillon du régiment de marche du Tchad (I/RMT) à Pontoise ;
- 501e régiment de chars de combat à Rambouillet ;
- Ier groupe du 3e régiment d'artillerie coloniale à Vernon (Eure) ;
- 182e compagnie de réparation de division blindée à Saint-Germain-en-Laye (182e escadron jusqu'en )
- groupement blindé no 8 à Reims[1] :
- 1er bataillon de chasseurs à pied à Verdun et Mailly (puis Reims après )
- 7e régiment de cuirassiers à Reims ;
- remplacé par le 503e régiment de chars de combat le ;
- 188e compagnie de réparation de division blindée à Reims (188e escadron jusqu'en ).
- groupement blindé no 9 à Laon[1] :
- 67e bataillon d'infanterie portée à Soissons ;
- 6e régiment de cuirassiers à Sissonne ;
- Ier groupe du 15e régiment d'artillerie à La Fère ;
- 189e compagnie de réparation de division blindée à Sissonne (189e escadron jusqu'en ).
- éléments organiques de division blindée (EODB/6)[1] :
- 8e régiment de hussards à Lunéville puis Épernay (envoyé en Algérie dès ) ;
- 7e régiment de cuirassiers (à partir d') à Reims puis à Noyon (à partir de ) ;
- Ier groupe du 17e régiment d'artillerie à Sedan (formé en ) ;
- 486e groupe d'artillerie anti-aérienne légère à Amiens (formé en et dissous en ) ;
- 3e bataillon du génie à Mézières ;
- 86e compagnie de transmissions à Compiègne :
- devient 86e bataillon de transmissions en ;
- devient détachement de transmissions 86 en ;
- devient 56e compagnie de transmissions en .

Au début des années 1980, sa composition est la suivante[5] :
- 152e régiment d'infanterie à Colmar ;
- 153e régiment d'infanterie à Mutzig ;
- 4e régiment de cuirassiers à Bitche ;
- 2e régiment de dragons à Haguenau ;
- 12e régiment d'artillerie à Haguenau ;
- 9e régiment du génie à Neuf-Brisach ;
- 6e escadron d'éclairage divisionnaire à Bitche ;
- 6e compagnie anti-chars à Colmar[réf. souhaitée] ;
- 6e régiment de commandement et de soutien à Strasbourg ;
- 6e escadron de circulation à Strasbourg[réf. souhaitée].