A Flower given to my daughter
From Wikipedia, the free encyclopedia
| A Flower given to my daughter (L 55) | |
| Genre | Mélodie |
|---|---|
| Musique | Albert Roussel |
| Texte | James Joyce |
| Langue originale | anglais |
| Effectif | chant et piano |
| Durée approximative | 2 min |
| Dates de composition | 1931 |
| Création | Londres |
| Interprètes | Dorothy Moulton (voix), Herbert Hughes (piano). |
| modifier |
|
A Flower given to my daughter est une mélodie pour voix et piano d'Albert Roussel composée en 1931 sur un poème de James Joyce.
Texte
A Flower given to my daughter est un poème de James Joyce écrit vers 1915. L’œuvre fait partie de Pomes Penyeach, qui comprend cinq poèmes publiés par Harriet Monroe à Chicago en 1917 dans Poetry[1].
Mélodie
Albert Roussel compose la mélodie A Flower given to my daughter à Varengeville en 1931[1],[2]. La partition est destinée à une voix moyenne accompagnée du piano[3].
La mélodie est publiée dans The Joyce Book, un recueil édité par Herbert Hughes qui paraît à Londres en 1933 chez Sylvan Press, Oxford University Press. Séparément, l’œuvre est aussi éditée par Durand en 1948, avec une traduction en français de Rollo H. Myers sous le titre « Une fleur donnée à ma fille »[3].
Création
L’œuvre est créée à Londres le par la soprano Dorothy Moulton, avec Hughes au piano[3].
En France, la première audition est donnée à Paris le par Madame Blanc-Audra et Madeleine d'Aleman, piano, lors des « Auditions du Mardi de La Revue musicale » au 70 avenue Kléber[3].
Analyse
A Flower given to my daughter est qualifié par Gilles Cantagrel de « bref poème aux rythmes changeants, aux impressionnantes images », qui présente une « vision immobile d'une femme âgée offrant une rose à sa fille, dont le regard luit d'un étonnement sauvage[2] ».
Pendant que le piano répète en variant un motif chromatique évoluant dans un climat atonal, la ligne de chant « avance chaque syllabe avec la précaution que réclame tant de fragilité — de la rose frêle, de l'enfant aux veines bleues, de la mère à l'âme blême[2] ».
La mélodie porte, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par la musicologue Nicole Labelle, le numéro L 55[1], et affiche quelquefois le numéro d'opus 44 (également dévolu aux Deux idylles).
La durée moyenne d'exécution de l’œuvre est de deux minutes environ[4].
Discographie
- Albert Roussel : les mélodies (intégrale) — Marie Devellereau (soprano), Yann Beuron (ténor), Laurent Naouri (baryton), Billy Eidi (piano), Timpani 2C2064 (2001).
- Albert Roussel Edition (CD 9) — Kurt Ollmann (baryton), Dalton Baldwin (piano), Erato 0190295489168 (2019)[5].