Aboudou Assouma

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Aboudou Assouma
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Fonctions
Président de la Cour constitutionnelle
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Procureur
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Juge d'instruction
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Ministre délégué
-
Procureur général
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Fondation Islamique Aboudou Assouma pour la Charité (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Aboudou Assouma, né en à Kara (Togo) et mort le à Lomé, est un magistrat et juriste togolais. Il a été président de la Cour constitutionnelle du Togo de 2007 à 2023. Il a également exercé comme juge d’instruction, procureur de la République, procureur général, professeur d’université et ministre délégué. Il est l’un des acteurs de la création de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Togo[1].

Formation

Né en à Kara, Aboudou Assouma effectue ses études primaires et secondaires au Togo, notamment à Kara. Il poursuit ensuite ses études supérieures en France, où il obtient une licence en droit en 1975. La même année, il intègre l’École supérieure de la magistrature de Paris, qu’il fréquente pendant deux ans[1],[2].

Carrière judiciaire et universitaire

De retour au Togo, Aboudou Assouma entame une carrière au sein de l’appareil judiciaire. Il est successivement juge d’instruction de 1977 à 1981, substitut du procureur de la République de 1981 à 1988, puis procureur de la République de 1988 à 1991. En 1993, il est nommé procureur général près la Cour d’appel de Lomé. Parallèlement à ses fonctions judiciaires, il exerce comme professeur de droit à l’Université de Lomé. Il participe également en 1986 à la création de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)[3],[4],[1],[2].

Fonctions gouvernementales

Du au , Aboudou Assouma est ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Forces armées togolaises (FAT)[4],[2].

Présidence de la Cour constitutionnelle

En 2007, il est nommé président de la Cour constitutionnelle du Togo par le président de la République Faure Gnassingbé, succédant à Atsu Koffi Amega. Il est reconduit à ce poste en 2014, puis en 2019, pour des mandats de six ans. Sous sa présidence, la Cour constitutionnelle du Togo devient membre fondateur de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines (CJCA) lors du congrès constitutif tenu à Alger en 2011[3],[4],[1],[2].

Décès

Aboudou Assouma meurt le à Lomé, à l’âge de 78 ans, des suites d’une maladie. Un hommage national lui est rendu le en présence du président de la République, de membres du gouvernement, du corps judiciaire et de délégations étrangères. Il est inhumé au cimetière musulman d’Adétikopé, à Lomé[5],[3],[4].

Distinctions et hommages

À la suite de son décès, de nombreuses institutions judiciaires togolaises et africaines saluent son parcours au sein de la magistrature et son rôle dans la justice constitutionnelle en Afrique francophone[5].

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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