Alain Dierkens

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Alain Dierkens, né le à Uccle, est un historien médiéviste belge, professeur des universités à Université libre de Bruxelles de 1993 à 2018. Ses travaux sont d'abord consacrés au christianisme médiéval, avant de s'élargir à d'autres sujets.

Alain Dierkens est né à Uccle le . Ses parents, Jean Dierkens et Nicole Dopchie, sont tous deux psychiatres[1]. Alain Dierkens poursuit des études universitaires d'histoire et d'histoire de l'art et archéologie et obtient une licence dans chacune de ces disciplines, en 1975 en histoire et en 1977 en histoire de l'art et archéologie. Il devient ensuite aspirant au FNRS, pour mener à bien ses travaux de thèse. Il achève cette dernière en 1983[2]. Elle s'intitule L’Implantation du christianisme dans les campagnes de l’Entre-Sambre-et-Meuse : abbayes et paroisses ((VIIe – XIe siècles)[3].

Il effectue sa carrière à l'université libre de Bruxelles, où il est d'abord nommé chef des travaux. Il devient professeur ordinaire des universités en 1993[2] et le reste jusqu'en 2018, année où il devient professeur émérite.

En 1985, Alain Dierkens publie la partie qu'il juge la meilleure de sa thèse sous le titre Abbayes et chapitres entre Sambre et Meuse: (VIIe – XIe siècles), dans la prestigieuse collection de l'Institut historique allemand de Paris, les Beihefte der Francia[4]. Il y étudie les fondations et les débuts des abbayes de l'Entre-Sambre-et-Meuse fondées à l'époque mérovingienne (Moustier-sur-Sambre, Fosses, Lobbes, Malonne), sous les Carolingiens (Salles, Couvin) au Xe siècle (Hastière, Brogne, Waulsort) et au début du XIe siècle (Florennes et Walcourt)[5],[6],[7],[8],[9].

Les autres parties de sa thèse nourrissent ses travaux ultérieurs[3]. Ces derniers sont consacrés à de multiples sujets : le christianisme médiéval (le bâti religieux, les reliques, les miracles, les missions, la mort), l'histoire de l'alimentation, celle des animaux et celle de la franc-maçonnerie[10].

Il dirige la collection Problèmes d’études des religions[4] (de 1991 à 2012) et la Revue belge de philologie et d'histoire[11],[3]. Il préside la Société royale d'archéologie de Bruxelles[11] à partir de 2010. Il est élu membre correspondant de l’Académie royale d'archéologie de Belgique en 2016, puis, en 2018, membre titulaire de la Classe des Lettres de l’Académie royale de Belgique[11],[12].

Distinctions

Mélanges :

Principales publications

Notes et références

Voir aussi

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