Alan Louarn
militant breton
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Alan Louarn (1918-1993), dit aussi Alan al Louarn), Alain Le Louarn à l'état civil, est un militant français engagé dans le mouvement breton.
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Il est membre du Parti national breton de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il contribue au renouveau de l'Emsav, de la langue bretonne dans une optique catholique.
Biographie
Origine
Fils d'un instituteur laïque, et élève au lycée de Quimper, à la suite des attentats en 1932 de l'organisation Gwenn ha du, sa prise de conscience de sa naissance bretonne le conduit à se vouer à sa mère patrie interdite (d'ar Vro berzet-krenn)[1].
Militant breton
Membre du Parti national breton, il est le compagnon d'Alan Heusaff dans le Kadervenn de Célestin Lainé, noyau d'une future armée de Lainé avant 1939. Il participe, en août 1939, à la réception de caisses d'armes et d'affiches fournies par l'Abwehr.
À la suite de la refondation du parti en 1940, il devient salarié du parti et est chargé de la propagande[2].
Seconde Guerre mondiale
Il est inscrit au Cercle d’études national-socialiste mais le dossier d'instruction à la Libération précise : « Reconnaîtra avoir adhéré, mais sans aller aux réunions »[3]. Ce Cercle était en fait un groupe de tueurs de la Milice française de Joseph Darnand[4].
Avec son chef Yann Goulet, il dirige les organisations de jeunesse du Parti national breton[5]. En tant que membres du Bagadoù stourm, ils avaient une autorisation de port d'arme délivrée par les Allemands ainsi qu'un permis de circuler dans les zones interdites de la côte[6].
Il aurait été poursuivi en 1944 par les soldats de la Bezen car lui et Yann Goulet étaient en possession d'une lettre de l'abbé Perrot condamnant les activités de Célestin Lainé[7].
Il est condamné à la dégradation nationale à la Libération[8].
Exil
De nombreux militants nationalistes bretons se retrouvent en banlieue parisienne, ou en exil (comme François Jaffrennou, Roparz Hemon, Alan Heusaff). Une fille de Jean-Jacques Le Goarnic évoque ces rencontres et retrouvailles en donnant comme exemple l'accueil dans sa famille de Glenmor, vers 1955, au milieu d'autres participants à ces rencontres : « C'était le temps de la colonie bretonne de Keranna à Yerres où s'étaient retrouvées des familles comme les Kerlann, mes parents, les Louarn, les Caouissin, les Cochevelou (…) »[9]. Alan Stivell précise que sa famille n'a jamais habité à Keranna[10].
Le retour en Bretagne
De retour en Bretagne en 1962, Alan Louarn a créé le bureau d'information Brudañ ha Skignañ[11].
Famille
Il épouse Noela Olier[réf. nécessaire]. Son beau-frère est Youenn Olier[12]. Il est père de 9 enfants dont Lena Louarn[12], Tangi Louarn[13] et Malo Louarn[14].