Albert Dillens

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Décès
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Nationalité
Albert Dillens
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Julien Dillens
Marie Dillens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Albert Dillens, né à Anvers le et mort à Ixelles le , est un peintre et graveur belge connu pour ses scènes de genre et ses portraits.

Proche du cercle artistique belge L'Essor, dont son frère le sculpteur Julien Dillens est le président, il participe à ses expositions, de même qu'aux expositions triennales belges, à quelques expositions en France et à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago. Ses œuvres sont notamment conservées au Rijksmuseum Amsterdam et au Musée d'Art et d'Histoire de Genève.

Famille

Albert (Ferdinandus Albertus) Dillens, né à Anvers le , est le fils du peintre Henri Joseph Dillens (1812-1872), et de Marie Catherine De Rudder (1815-1866). Le second témoin de son acte de naissance est le peintre Eugène de Block. Ses frères sont l'architecte Frédéric Dillens (1846-1891), ainsi que les sculpteurs Gustave (1852) et Julien Dillens (1849-1904). Le poète Theophiel Coopman, par son mariage avec Marie Louise Dillens, est le beau-frère d'Albert Dillens[1].

Formation

Étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles jusqu'en 1864, il se forme également auprès de son père Henri Dillens. En 1869, il s'établit à Ixelles[2].

Carrière

Cavaliers arabes dans le désert (1889), Musée de Groningue.

En 1862, pour la première fois, Albert Dillens expose au Salon de Gand : Une partie de chasse, costumes du XVIIIe siècle[3]. Ensuite, il expose aux salons triennaux belges, de même qu'aux expositions du cercle L'Essor, dont il est proche et dont son frère Julien est le président. À l'issue de la première exposition de L'Essor, Léopold II acquiert une de ses toiles en . En 1905, le souverain demande à Albert Dillens de réaliser son portrait officiel et celui de la reine Marie-Henriette[4].

Fréquentant régulièrement les membres de L'Essor, un accident advenu le témoigne des liens étroits entre les adhérents à ce cercle artistique. Les jeunes membres de l'Essor, ayant décidé de se rendre à Anvers afin de visiter les installations maritimes, puis à Flessingue, quittent Bruxelles de bon matin, à bord d'un bateau à vapeur. Soudain, sur le Rupel, empêché de virer correctement, en raison de la force du courant, le steamer heurte la troisième arche du pont de Boom. Léon Frédéric tombe à l'eau, tandis que ses compagnons Henri Evrard et Julien Dillens parviennent à se hisser dans les ferrailles du pont. Albert Dillens reste suspendu par les mains à l'une de ces ferrailles. Son frère Julien vient au secours d'Albert et parvient lui faire reprendre pied. Le voyage se poursuit vers Anvers, tous les passagers étant saufs[5]. L'année suivante, Albert Dillens expose Le Sauvetage au Salon de Gand[6].

Sur la scène internationale, Albert Dillens expose au Salon de Paris de 1870, de même qu'à l'Exposition internationale de Londres de 1874, où il obtient une médaille. Sa toile Une tête de cheval flamand est retenue comme lot pour la tombola de l'Exposition universelle de 1885 à Anvers. Lors de l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, il expose Pêcheurs de crevettes. Il participe également à l'Exposition de Bordeaux de 1895[7],[8].

Albert Dillens meurt, après une longue maladie, à l'âge de 70 ans, à Ixelles, le . Ses funérailles ont lieu dans l'intimité[9].

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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