Henri Joseph Dillens

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Décès
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IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Hendrick Joseph DillensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Henri Joseph Dillens
Henri Joseph Dillens (1873)
Gravure par son fils Albert Dillens
Rijksmuseum Amsterdam.
Naissance
Décès
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IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Hendrick Joseph DillensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Enfants
Parentèle

Henri Joseph Dillens, né à Gand, le et mort à Ixelles le , est un peintre et un graveur belge connu pour ses scènes de genre et ses peintures d'histoire.

Au Salon de Bruxelles de 1845, il obtient une médaille de vermeil. Il forme plusieurs élèves. Ses œuvres sont notamment conservées au Musée des Beaux-Arts de Gand, au Victoria and Albert Museum et au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Famille

Henri Joseph Dillens, né rue Courte de la Vallée à Gand le , est le fils de François Laurent Dillens (1770), perruquier, et de Jeanne Colette Vankerckhove[1].

Le , Henri Dillens épouse à Gand Marie Catherine De Rudder (1815-1866), native de Wetteren[2]. Ils sont les parents de huit enfants, dont le peintre Albert Dillens (1844-1915), l'architecte Frédéric Dillens (1846-1891), ainsi que deux sculpteurs : Julien Dillens (1849-1904) et Gustave Dillens (1852). Le couple a également une fille Marie Louise (1851) qui épouse le poète Theophiel Coopman.

Formation

Étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, il se forme ensuite à Rome, durant un an et demi, de 1828 à 1830, auprès de Jean Baptiste Louis Maes-Canini (1794-1856)[3].

Carrière

En 1828, pour la première fois, Henri Dillens, alors qu'il n'a pas encore seize ans, expose à la Société des Beaux-Arts de Gand, Les Cérémonies du baptême chez les Russes, puis, au Salon de Gand de 1829, année où il effectue un séjour de deux semaines aux Pays-Bas. La Leçon de morale, exposée de manière anonyme au Salon de Gand de 1832, lui permet de remporter le premier prix du concours de peinture de genre de l'Académie royale des beaux-arts de Gand[4].

Il participe à plus de trente salons triennaux belges, de même qu'à quatre salons en France, deux Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas, et à l'Exposition universelle de 1867 à Paris[3].

Henri Dillens obtient, grâce à Charles-Quint et le porcher, une scène de genre à caractère historique teintée d'humour, une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1845[5]. Il expose au Salon de Paris de 1836 : Fête de village en Belgique[6].

Quittant peu son atelier, Henri Dillens forme plusieurs élèves, dont son frère Adolphe-Alexandre Dillens, Firmin Bouvy, Louis De Taeye, Jeanne Élisabeth Grover et Jules Montigny. Établi à Anvers de 1843 à 1854, il s'installe ensuite à Schaerbeek, puis, en 1867, à Ixelles[7].

Veuf depuis 1866, Henri Joseph Dillens meurt, à l'âge de 59 ans, rue de l'Arbre bénit no 77 à Ixelles le [2].

Œuvre

Galerie

Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement les scènes de genre et les peintures d'histoire. Il représente souvent Charles-Quint et Henri IV. Graveur, il réalise également des eaux-fortes et des lithographies[7].

Au Salon de Bruxelles de 1845, où Henri Dillens expose Charles-Quint et le porcher, le critique Victor Joly écrit dans sa critique,  : « Le trait est très plaisant, le tableau est très spirituellement fait, surtout les deux têtes principales, celles de Charles-Quint et du porcher. Les chevaux sont bien dessinés, mais ce qu'il y a de mieux dans cette toile, c'est un chien qui court devant les chevaux et qui est si vrai, si bien peint et d'un si beau mouvement, qu'on croirait qu'il va sortir de la toile[8] ».

En 1866, Henri Dillens exécute Notre-Dame des sept douleurs, tableau destiné à l'Institut des sourds-muets et aveugles de Bruxelles, de même que deux tableaux représentant Le Christ et La Sainte-Vierge, destinés à la chapelle de Sterrebeek[9].

Expositions

Belgique

1828 - 1849
1850 - 1875

France

  • Salon de Douai de 1831 : Une embuscade belge et Les Petits voleurs de fruits[42].
  • Salon de Douai de 1833 : Le duc de Chevreuse et Marie de Rohan Monbazon[42].
  • Salon de Valenciennes de 1835 : Un boulanger sonnant les petits pains chauds[42].
  • Salon de Paris de 1836 : Fête de village en Belgique[6].

Pays-Bas

Collections muséales

Des œuvres d'Henri Dillens sont conservées dans les lieux suivants :

  • Musée des Beaux-Arts de Gand : six toiles, dont La Leçon de morale et un dessin au crayon[4].
  • Victoria and Albert Museum :
    • Garde-chasse et femme à la porte d'un cottage (1858), huile sur toile, format 40,6 × 33,6 cm[43].
  • Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg[29] :
    • L'Archer vainqueur (1851), huile sur panneau, format 95 × 75 cm, inventaire no 7532, acquis en 1931, en provenance de l'Institut supérieur des arts et techniques.
    • Scène dans une taverne (1852), huile sur panneau, format 65,5 × 91 cm, inventaire no 10299.

Hommage

Références

Voir aussi

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