Fils d'Albert Legrand, marchand-boucher à Lambersart, et de Secondine-Éléonore Serrure, Albert-Alphonse-Joseph Legrand naît le au «Grand canon d'or», le cabaret tenu par son grand-père maternel, Henri-Joseph Serrure[2]. Il est par conséquent le neveu du peintre Henri Serrure, dit Calixte Serrur.
Le , à Ennetières-en-Weppes, Albert Legrand épouse Abéline-Angélique-Joseph Lemesre (1824-1887), veuve du journalier Charles-Auguste Ghestin[3].
L'année suivante (1858), Albert Legrand se lance dans le commerce[4].
Propriétaire d'une fabrique de céruse à Saint-André-lez-Lille, il entre au conseil municipal de cette commune avant d'en être nommé maire en 1878[4].
Deux ans plus tard, lors des élections cantonales de 1880, il pose sa candidature dans la canton de Lille-Ouest, dont le conseiller général sortant, Soins, ne se représente pas[5]. Ayant obtenu 1 658 voix, contre 1 494 à Gustave Lemaître, il est élu conseiller général du Nord[6]. Il sera réélu face au même adversaire le mais ne se représentera pas en 1892.
Le , il obtient un poste de receveur particulier des finances de l'arrondissement de Doullens[7]. Soupçonné de détournement et d'escroquerie, il est relevé de ses fonctions en 1899[8]. Ayant pris la fuite, c'est par défaut qu'il est condamné à deux ans de prison pour abus de confiance en 1900[9].
Hippolyte Verly (dir.), L'Illustré du Nord et du Pas-de-Calais, supplément de L’Écho du Nord à l'occasion des élections législatives de 1885, Lille, , p.3 (consultable en ligne sur le site de la bibliothèque municipale de Lille).