Élections législatives de 1885 dans le Nord

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Typed’électionLégislatives
Postes à élire20 sièges à la Chambre des députés
Inscrits344 468
Votants288 448
Élections législatives françaises de 1885 dans le Nord
Type d’élection Législatives
Postes à élire 20 sièges à la Chambre des députés
Corps électoral et résultats
Inscrits 344 468
Votants 288 448
83,74%
Votes exprimés 287 717
Votes nuls 1 343[1]
Conservateurs
(royalistes, bonapartistes et indépendants) 
Ignace Plichon
Voix 162 014[2]
56,31%
en augmentation 25,1
Députés élus 20 en augmentation 15
Opportunistes
(UR, UD, GR) 
Pierre Legrand
Voix 116 245[2]
40,40%
en diminution 21,2
Députés élus 0 en diminution 12
Radicaux  Alfred Giard
Voix 7 455[2]
2,59%
en diminution 1
Députés élus 0 en diminution 1
Socialistes  Henri Carrette
Voix 2 003[2]
0,70%
Députés élus 0 en stagnation

Les élections législatives françaises de 1885 se déroulent les et . Dans le département du Nord, où vingt députés sont à élire dans le cadre d'un scrutin de liste majoritaire, la totalité des sièges est remportée dès le premier tour par la liste conservatrice, c'est-à-dire monarchiste.

Députés sortants

En application d'une nouvelle loi électorale instaurant le scrutin de liste départemental, le Nord passe de 18 à 20 députés. Il s'agit du plus gros contingent après celui de la Seine.

Les élections législatives de 1881 avaient donné une très large majorité aux républicains, qui l'avaient emporté dans 13 des 18 circonscriptions nordistes, avec environ 160 000 voix sur 240 000 votants (67%), contre 80 000 (33%) aux monarchistes.

Également majoritaire au niveau national, le camp républicain a cependant souffert, en fin de législature, des dissensions exacerbées entre les républicains modérés dits « opportunistes », et les républicains radicaux, notamment sur la question coloniale (expédition du Tonkin). Si la plupart des députés nordistes appartiennent au premier courant, ils ne peuvent ignorer la montée des radicaux, marquée, dès 1882, par la victoire d'Alfred Giard à une élection partielle à Valenciennes.

Face aux républicains, les conservateurs abordent les élections législatives avec confiance à la suite de la victoire du monarchiste Édouard Fiévet à l'élection sénatoriale du 25 janvier. Lors de cette dernière campagne, les monarchistes avaient évité d'exprimer leur opposition aux institutions républicaines et s'étaient plutôt concentrés sur des sujets économiques, religieux et sociaux, notamment sur le thème du protectionnisme[3], très porteur dans les territoires ruraux du département.

CirconscriptionNomPartiGroupe
1Avesnes-1Ernest GuilleminOpportunisteUnion républicaine
2Avesnes-2Maxime LecomteOpportunisteUnion républicaine
3Cambrai-1Auguste-Joseph BernardOpportunisteUnion démocratique
4Cambrai-2Jules CirierOpportunisteUnion républicaine
5Douai-1Casimir GiroudOpportunisteUnion républicaine
6Douai-2Charles DesmoutiersOpportunisteUnion démocratique
7Dunkerque-1Jean-Baptiste TrystramRadicalGauche radicale
8Dunkerque-2Alphonse BergerotMonarchisteUnion des droites
9Hazebrouck-1Alphonse OuttersOpportunisteUnion démocratique
10Hazebrouck-2Ignace PlichonBonapartisteUnion des droites
11Lille-1Pierre LegrandOpportunisteUnion républicaine
12Lille-2Gustave MasureOpportunisteUnion républicaine
13Lille-3Achille ScrépelOpportunisteUnion républicaine
14Lille-4Eugène des RotoursBonapartisteUnion des droites
15Lille-5Georges BrameBonapartisteUnion des droites
16Lille-6Charles JonglezMonarchisteUnion des droites
17Valenciennes-1Alfred GiardRadicalExtrême gauche
18Valenciennes-2Alfred GirardOpportunisteUnion républicaine

Constitution des listes et campagne

Résultats et conséquences

Notes et références

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