Albert Marteau

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Albert Marteau, né le à Verrines-sous-Celles et mort le à Niort, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération. Sous-officier déjà expérimenté au moment où commence la Seconde Guerre mondiale, il choisit de se rallier à la France libre en 1940. Combattant en Afrique puis au Proche-Orient, son avion est abattu au-dessus de la Crète en 1941 et il passe tout le restant de la guerre en captivité dans les camps du 3e Reich.

Jeunesse et engagement

Fils d'un couple d'horticulteurs, Albert Marteau naît le à Verrines-sous-Celles, dans les Deux-Sèvres[1]. En 1928, il choisit la carrières des armes en s'engageant dans la marine où il sert comme opérateur-radio volant dans l'aéronavale[2]. En 1933, il passe dans l'armée de terre et devient télégraphiste dans une unité du génie avec laquelle il séjourne au Maroc, séjour au cours duquel il reçoit une citation à l'ordre du régiment[2].

Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est en poste au fort d'Issy en tant que chef de quart à la compagnie des réseaux radio du territoire français[1]. En , il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire français en Scandinavie et commande un détachement radio pendant la campagne de Norvège[2]. Lorsque le corps expéditionnaire revient en France et débarque en Bretagne en , il est contraint, devant l'avancée de la wehrmacht, de réembarquer immédiatement vers l'Angleterre[2]. Comme un certain nombre de ses camarades, Albert Marteau choisit alors de se rallier à la France libre et signe son engagement dans les forces françaises libres (FFL) le [2].

Initialement affecté au 3e bureau (Opérations) de l'état-major des FFL, il est transféré en au corps expéditionnaire français libre et embarque comme radio sur le Savorgnan de Brazza avec lequel il participe à la bataille de Dakar puis à la campagne du Gabon[2]. En , il se porte volontaire pour servir dans l'aviation et s'engage dans les forces aériennes françaises libres[1]. Il est affecté au groupe de bombardement no 2 qui, rattaché au no 24 Squadron de la South African Air Force, convoit des avions britanniques de la Gold Coast vers l'Égypte au printemps 1941[2]. Opérant ensuite dans le ciel du Levant et de la Palestine, Albert Marteau participe à des opérations de largage de tracts invitant les troupes françaises du régime de Vichy à rejoindre la France libre[2]. Le , lors d'un de ces largages à bord d'un avion piloté par Georges Goumin, il est blessé à la cuisse lorsque l'appareil est touché par la DCA[3]. L'adjudant-chef André Cantès, autre membre de l'équipage, est grièvement blessé[3].

Le suivant, lors d'une mission extrêmement périlleuse au-dessus de la Crète, il tente de percer les défenses ennemies afin de ravitailler en vivres, munitions et médicaments des troupes néo-zélandaises encerclées[2]. Mais l'avion est abattu et Georges Goumin est tué[1]. Albert Marteau, ayant survécu au crash, est fait prisonnier[1]. Interné au Stalag Luft III, il est ensuite transféré à l'Oflag X-C à Lübeck puis à l'Oflag IV-C au Château de Colditz et enfin au Stalag IV-B d'où il sort le , quelques jours après la libération du camp par les troupes mongoles de l'armée rouge[2].

Après-Guerre

Poursuivant sa carrière militaire après le conflit, il reste dans l'armée de l'air et sert à l'escadrille gouvernementale sur la base de Villacoublay[2]. En 1954, il prend sa retraite de l'armée avec le grade de capitaine[2]. Il devient ensuite fonctionnaire à l'Organisation de coopération et de développement économiques[1].

Albert Marteau meurt le à Niort et est inhumé à Celles-sur-Belle sur le terrain de sa propriété baptisée La Cannaie[1],[4].

Décorations

Références

Voir aussi

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