Albert Pomade

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Décès
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Jean-Albert PomadeVoir et modifier les données sur Wikidata
Albert Pomade
Albert Pomade dans les années 1900, élève-architecte aux Beaux-Arts de Paris, cour d'honneur du palais des Études[1].
Biographie
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Sépulture
Nom de naissance
Jean-Albert PomadeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Œuvres principales

Jean-Albert Pomade, plus connu sous le nom d'Albert Pomade, né à Mont-de-Marsan le et mort à Dax le est un architecte français.

Principalement travaillé dans le sud-ouest de la France, et plus particulièrement dans le département des Landes. Il est notamment l’architecte des arènes de Dax, des arènes Marcel-Dangou, des arènes de Pomarez et des arènes de Morlanne.

Famille et jeunesse

Le père d'Albert Pomade, Jean dit « Joannès » (1835-1911)[a], est gendarme à cheval. Il épouse Marie Larrieu (1848-1873), avec qui il a une fille, Marie-Berthe. En 1876, veuf, il épouse à Labatut Anne Forestier[b]. De cette union naissent Marie-Gabrielle puis, le , à Mont-de-Marsan, Jean-Albert[c]. Son père est rapidement muté à la caserne de Dax, où il acquiert plusieurs logements ouvriers qu'il loue, et un immeuble rue de Chalosse où il ouvre un café[2].

Études

À l'école municipale, Albert Pomade rencontre Eugène Milliès-Lacroix (fils du maire de Dax de l'époque, Raphaël Milliès-Lacroix, et futur sénateur-maire). Il est ensuite envoyé à l'école primaire supérieure de la commune, où il obtient son certificat d'études et son baccalauréat. Il entre en 1898 à l'école des beaux-arts de Bordeaux et suit des cours préparatoires d'architecture : il apprend le dessin technique et l'histoire de l'art. Il en sort en 1900[3].

Il entre à l’école des beaux arts de Paris le [4], devient le disciple Louis Henri Georges Scellier de Gisors puis de Louis Bernier. Il est diplômé le grâce au dessin d'« une villa au bord de la mer » qui doit être construite à Hendaye[5].

Vie

Albert Pomade rentre à Dax en et s'associe avec Alexandre Lalanne dont il reprend le cabinet au no 4 cours Julia-Augusta. Le , il remplace Edmond Ricard au poste d'architecte de la ville de Dax et de président des architectes agréés des Landes. Pendant la Première Guerre mondiale, il est affecté au groupe automobile du 18e escadron du train. De retour à Dax, il s'installe dans l'immeuble acquit par son père rue de Chalosse. En 1919, il épouse Ana-Célia Vasquez (1889-1948), portoricaine veuve depuis 1913 d'Hayward Rose, riche étatsunien. Ils font construire en 1926, boulevard de Cuyès, la villa Chinita[5].

En 1930, il entre à la commission départementale des sites et monuments naturels. Il est également membre du cercle d'Acqs  association réunissant les principaux notables de la ville  et de la Société des architectes de Bordeaux et du sud-ouest, dont il est vice-président de 1933 à 1935. De 1938 à 1939, il est président du Rotary Club de Dax, et membre du conseil régional de l'ordre des architectes à partir de 1941. À la libération, il occupe à titre provisoire la charge d'architecte des monuments historiques des Landes et celui d'expert agréé auprès du ministère de la reconstruction et de l'urbanisme chargé de l'évaluation du montant des demandes d'indemnités pour dommages de guerre[5].

Après un premier accident cardiaque au début des années 1950, il délègue progressivement les travaux de son cabinet  il emploie alors deux dessinateurs, Mathias Wang et Roger Colmant, un métreur, Jean Labory, et une secrétaire, Antoinette Lahontaa.  à Jean-Raphaël Hébrard (1927-2006). Il meurt d'une crise cardiaque le , et est inhumé au cimetière Saint-Pierre de Dax[6].

Réalisations

Albert Pomade réalise dans les Landes de nombreux monuments aux morts, mairies et écoles, frontons, salle de réunions et foyers municipaux dans des petites communes, et plusieurs immeubles à Dax. Les plus importants sont l'Atrium Casino (en collaboration avec André Granet et Jean Prunetti), l'hôtel Splendid (en collaboration avec André Granet), l'hôtel des Baignots (rénovation, surélévation, et restauration) et l'immeuble Biraben, ainsi que les arènes de Dax, de Pomarez, de Saint-Sever et de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Il fait construire de nombreuses villas dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques et le Guipuscoa[7].

Postérité

Notes et références

Annexes

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