Élections législatives danoises de 2026
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| Élections législatives danoises de 2026 | ||||||||||||||
| 179 sièges du Folketing (majorité absolue : 90 sièges) | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 4 317 926 | |||||||||||||
| Votants | 4 317 926 | |||||||||||||
| 83,69 % | ||||||||||||||
| Social-démocratie – Mette Frederiksen | ||||||||||||||
| Voix | 779 524 | |||||||||||||
| 21,85 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 38 | |||||||||||||
| Parti populaire socialiste – Pia Olsen Dyhr | ||||||||||||||
| Voix | 413 465 | |||||||||||||
| 11,59 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 20 | |||||||||||||
| Parti libéral – Troels Lund Poulsen | ||||||||||||||
| Voix | 361 578 | |||||||||||||
| 10,14 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 18 | |||||||||||||
| Alliance libérale – Alex Vanopslagh | ||||||||||||||
| Voix | 334 435 | |||||||||||||
| 9,37 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 16 | |||||||||||||
| Parti populaire danois – Morten Messerschmidt | ||||||||||||||
| Voix | 324 702 | |||||||||||||
| 9,10 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 16 | |||||||||||||
| Modérés – Lars Løkke Rasmussen | ||||||||||||||
| Voix | 274 066 | |||||||||||||
| 7,68 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 14 | |||||||||||||
| Parti populaire conservateur – Mona Juul | ||||||||||||||
| Voix | 270 751 | |||||||||||||
| 7,59 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 13 | |||||||||||||
| Liste de l'unité – Pelle Dragsted | ||||||||||||||
| Voix | 226 113 | |||||||||||||
| 6,34 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 11 | |||||||||||||
| Radikale Venstre – Martin Lidegaard | ||||||||||||||
| Voix | 207 459 | |||||||||||||
| 5,82 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 10 | |||||||||||||
| Parti en tête par districts des circonscriptions régionales | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | ||||||||||||||
| Mette Frederiksen Social-démocratie |
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Les élections législatives de 2026 au Danemark ont lieu le afin de renouveler les 179 députés du Folketing.
Lors des élections législatives du , le bloc de gauche dirigé par la Première ministre sociale-démocrate sortante Mette Frederiksen remporte une courte majorité[1]. Toutefois, plutôt que de reconduire un gouvernement social-démocrate minoritaire avec le soutien des autres partis de gauche, elle forme un gouvernement d'alliance majoritaire avec les centristes des Modérés et les libéraux de Venstre, marquant ainsi la première coalition gauche-droite depuis 1979[2].
Le , la Première ministre Mette Frederiksen annonce la tenue des élections législatives anticipées le , sept mois avant la fin prévue de la législature[3].
Système électoral

Le Danemark est doté d'un parlement unicaméral, le Folketing, dont les 179 sièges sont pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans le cadre d'un système mixte associant des circonscriptions régionales et une répartition par compensation au niveau national avec seuil électoral de 2 %.
135 sièges sont ainsi répartis dans 10 circonscriptions régionales pour y être pourvus à la proportionnelle avec listes ouvertes selon une version modifiée de la méthode de Sainte-Laguë et à l'aide du quota de Hare. Les électeurs ont la possibilité de voter pour un parti, ou d'effectuer un vote préférentiel directement pour un candidat figurant dans la liste d'un parti. Auquel cas le vote pour le candidat compte pour un vote pour la liste du parti, et lui permet également de faire monter sa place dans celle-ci. Après décompte des suffrages, les sièges sont répartis dans chaque circonscription aux candidats des différents partis dans l'ordre de leur position dans la liste, en prenant compte des votes préférentiels. Les partis peuvent néanmoins forcer une répartition selon l'ordre prédéterminé de leurs listes, en le déclarant au préalable[4].
À ces 135 sièges s'ajoutent 40 autres destinés à lisser un éventuel décalage entre la part des voix des partis et leurs parts de sièges, afin d'atteindre une meilleure représentativité de l'électorat. Les sièges sont ainsi répartis en priorité aux listes ayant recueilli plus de 2 % des suffrages exprimés et dont la part des sièges est inférieure à celle des voix. Enfin, aux 175 sièges élus dans le Danemark proprement dit s'ajoutent deux sièges pour les Îles Féroé et deux autres pour le Groenland.
Pour pouvoir participer au scrutin, un nouveau parti doit recueillir le soutien d'un nombre d'électeurs au moins égal à 1/175e du total des votes valides exprimés lors des précédentes élections. En 2026, ce chiffre équivaut ainsi à 20 195 déclarations de soutien. En , le Parti citoyen, fondé par le député Lars Boje Mathiesen, obtient ces signatures[5].
Forces en présence
Sondages
Campagne
Le jour de l'annonce des élections anticipées, la Première ministre Mette Frederiksen déclare envisager deux options pour se maintenir à la tête du gouvernement après le scrutin, soit en formant de nouveau une coalition au centre avec des partis de centre-droit, soit en formant une coalition avec les autres partis de gauche formant traditionnellement le bloc rouge[6]. Elle annonce également son intention de faire campagne sur l'intention d'une imposition sur la fortune, sur le modèle d'un dispositif similaire adopté en Norvège[7]. Radikale Venstre apporte son soutien à la candidature de Frederiksen pour un nouveau mandat comme Première ministre[8]. Le Parti populaire socialiste déclare vouloir entrer dans un gouvernement dirigé par Mette Frederiksen mais exclut de participer à une coalition comprenant des partis du bloc de droite, sans rejeter l'idée d'une coalition incluant les centristes des Modérés[9]. Autre parti du traditionnel bloc de gauche, la Liste de l'unité affirme souhaiter former une coalition de gauche dirigée par Frederiksen, mais déclare que cette dernière devra promettre de ne pas tenter de former une coalition avec le centre après le scrutin[10].
Déclarant vouloir éviter le retour d'une majorité dirigée par Mette Frederiksen seulement formée par les partis de gauche, Troels Lund Poulsen annonce sa candidature au poste de Premier ministre le jour de la dissolution du Folketing, déclarant vouloir former un gouvernement avec les partis de droite du traditionnel bloc bleu[11]. S'il explique que la formation d'une telle majorité constitue son premier objectif, il refuse d'exclure de participer de nouveau après le scrutin à un gouvernement dirigé par les sociaux-démocrates[12]. La candidature de Troels Lund Poulsen au poste de Premier ministre est alors soutenue par le Parti populaire conservateur et le Parti populaire danois[13],[14]. Toutefois, le président de l'Alliance libérale, Alex Vanopslagh, déclare qu'en cas de majorité de droite, le poste de Premier ministre devrait revenir au chef de file de la première des cinq forces du bloc bleu, et se dit prêt à prendre le rôle[15]. La présidente des Démocrates danois, Inger Støjberg, se dit elle prête à soutenir la candidature de Troels Lund Poulsen comme Premier ministre, à la condition qu'il exclue de former une nouvelle fois un gouvernement avec les sociaux-démocrates après le scrutin[16].
