Alexandre Mathiau

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Naissance
Décès
Nom de naissance
Gilbert Alexandre Mathiau
Nationalité
Alexandre Mathiau
Alexandre Mathiau et sa femme Mary Jane Courret portant leur bébé, Nicole Mathiau, âgée de 3 mois, en 1907.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gilbert Alexandre Mathiau
Nationalité
Activité
GéomaticienVoir et modifier les données sur Wikidata

Alexandre Mathiau est né le à Moulins (Allier). Il sera d’abord commis des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire en 1894-1895, avant de devenir géomètre du service topographique à Madagascar où il poursuivra sa carrière durant plus de 34 ans. Il aura ainsi eu l’occasion d’arpenter le territoire de Madagascar dès 1898, à une époque où la partie intérieure de l'Île était peu connue des Européens. Il a observé sa faune, plus particulièrement ses insectes. Plusieurs de ses observations ont été consignées dans le Bulletin de la Société entomologique de France. Certains spécimens qu'il a recueillis ont été envoyés au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris. Il a également peint plusieurs aquarelles [1], témoins de la vie des gens de l’Île et de ses paysages. Outre sa contribution scientifique, Alexandre Mathiau a également participé très activement à la vie culturelle de l’Île.

Identité

Son nom de famille est bien "Mathiau" (sans x à la fin). Cependant, dans le Journal officiel de Madagascar et dépendance, le Bulletin officiel du Ministère des colonies France et plusieurs journaux locaux (le Progrès de Madagascar ou la Dépêche malgache) il est nommé Mathiaux (avec un x final). L’erreur est certainement survenue par le fait que M. Mathiau ajoutait à la fin de sa signature officielle un signe particulier qui pouvait ressembler à un X comme on peut le voir dans l'acte de naissance de sa fille, Nicole Mathiau [2] et sur son acte de mariage avec Mary Jane Courret [3]. Cette erreur est relevée par P. Viette dans les Annales de la Société entomologique de France en 1962. « Mon ami A. Descarpentries qui le tient de M. Mathiau lui-même, me fait savoir […] que le nom ne se termine pas par un x. L’orthographe mathiauxi pour les espèces de coléoptères dédiées à M. Mathiau est donc une erreur »[4]. Par ailleurs, ses prénoms officiels (dans les actes d'état civil, sur son faire-part de décès), sont Gilbert Alexandre. Cependant, son prénom usuel est le plus souvent Alexandre.

Carrière de géomètre à Madagascar

La première trace de sa carrière de géomètre du service topographique à Madagascar date de , alors qu’il est envoyé à Andevorante[5](Andevoranto).

Le , il est nommé géomètre de 3e classe avant de gravir les échelons du titre de géomètre : il est « géomètre de 2e classe » en puis 1re classe en . Ses fonctions l’obligent à changer souvent de ville au gré de ses affectations, toutes mentionnées dans le Journal officiel de Madagascar et dépendances : de Andevorante en 1899, il ira à Diego en 1900, Fenerive (Fenoarivo Atsinanana) en 1902, Majunga (Mahajanga) en 1906, Tamatave (Toamasina), puis, Tananarive en 1910, Morondova, Miandrivazo en et Mananjary en .

Nommé cadre auxiliaire des travaux publics, il est détaché à titre permanent au Service des domaines et de la propriété foncière et deviendra commis principal en 1909 puis commis principal de 2e classe du cadre auxiliaire en puis chef de brigade topographique en . À l’automne 1915, il réussit les épreuves du certificat d’aptitude pour avoir le grade supérieur de géomètre en chef de 2e classe. En date du , alors chef du service topographique, il est nommé membre de la cour criminelle de Tamatave pour l’année 1929. Il porte alors le titre d’ingénieur-topographique de classe exceptionnelle.

Vie de famille et décès

Fils de Jules Gustave Mathiau et de Françoise Mézoni, Alexandre Mathiau naît le à Moulins (Allier, France)[6]. Il se marie avec Mary Jane Courret (née le à Nice, fille de Michel Albert Courret et de Marie Marguerite Comte) à Paris 17e, le [3]. Après une période de congé, il rentre à Madagascar vers le , accompagné de sa femme[7]. Leur fille unique, Nicole, est née à Tananarive (ville de Madagascar connue maintenant sous le nom malgache Antananarivo) le [8]. Il prend sa retraite en 1932, « après 53 ans et 11 mois de services et de pratique professionnelle, dont 11 ans et 4 mois de majoration pour services civils hors d’Europe »[9]. Lors du mariage de leur fille Nicole en 1935, Alexandre Mathiau et Mary Jane Courret habitent à Paris, dans le 17e arrondissement[10]. Le faire-part de décès envoyé par la famille indique "inhumation le au cimetière du Carbon-Blanc en Gironde".

Contributions scientifiques

Cartes/Maquettes

En 1930, trois maquettes du port de Tamatave en construction (1 500 petites maisons), de l’hôtel et des bains d’Antsirabe, de l’École de médecine de Tananarive, ont été exposées dans l’ancien immeuble Gatry[11].

L’année suivante, trois maquettes en relief représentant l’École de Médecine indigène de Tananarive, l’Établissement thermal d’Antsirabe à l’échelle 1:200 font partie de la section de Madagascar de l’Exposition Coloniale internationale qui s'est tenue à Paris du au .

Zoologie

Durant ses 35 années environ passées comme géomètre sur l’île de Madagascar, Alexandre Mathiau a répertorié de nombreux insectes, dont la plupart sont répertoriés dans le Bulletin de la Société entomologique de France et les Annales de la Société entomologique de France.

Certains portent son nom :

Alexandre Mathiau a aussi fait don de crocodiles, caméléons, serpents et poissons séchés au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris[18].

Vie artistique

Alexandre Mathiau, artiste aux talents divers (pianiste, acteur, écrivain, poète, peintre) était très impliqué dans la vie culturelle de l’Île et aussi très apprécié. Dès 1909, alors qu’on annonce une soirée de bienfaisance qui aura lieu le , au profit de la Société de Secours Mutuels des Fonctionnaires de Madagascar[19], on trouve des mentions de ses prestations dans les journaux locaux : La littérature d’expression française, la Dépêche malgache, le Progrès de Madagascar ou leJournal officiel de Madagascar et dépendances du qui parle de ses « Chansons rosses ».

Alexandre Mathiau et sa femme étaient parmi les invités de la soirée du Nouvel-an 1911 donnée dès 10 heures dans les salons de la Résidence[20].

Sa fille Nicole, participe aussi à ses spectacles. Un spectateur écrit[21] : « Le chant de départ, en apothéose, terminait la soirée. Ce numéro organisé par M. Mathiaux fut réussi de tous points. Mlle Nicolle [sic] est une révélation ». Le Tamatave du relatait : « M. Mathiaux obtint un plein succès en disant avec beaucoup de goût, de distinction et de naturel le « Solo de flûte », monologue très spirituel dont il sut par son impeccable diction faire ressortir toutes les finesses. […] M. Mathiaux a su nous faire goûter son talent de chansonnier bien connu dans la Colonie. » À cette soirée, M. Mathiau y a joué aussi dans la comédie en deux actes de Courteline. « M. Mathiaux sut habilement composer le type ingrat du ‘Vieux Monsieur’ »; « La mise en scène, les costumes et les accessoires sont dus à M. Mathiaux que l’on ne saurait trop féliciter de son goût artistique et de son initiative. » Sa fille Nicole, alors âgée de 9 ans, participait aussi à cette soirée : « Les différents couplets furent parfaitement déclamés par la charmante Nicole Mathiaux ».

Œuvres (aquarelles et poème)

Prix et distinction

Notes et références

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