Alexandre Ter Sarkissoff

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Alexandre Ter Sarkissoff, né le à Paris et mort le à Nice[1], est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération. Officier Saint-cyrien affecté à la Légion étrangère, il se rallie à la France Libre en 1940 et entre dans les services de renseignement. Arrêté par le régime de Vichy, il passe une grande partie de la guerre en détention avant de parvenir à s'évader puis à continuer les combats au sein de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Après la guerre, il entre dans l'administration coloniale pour laquelle il exerce diverses fonctions en Extrême-orient et en Afrique.

Jeunesse et engagement

Alexandre Ter Sarkissoff naît à Paris le , d'un père ingénieur des mines[2]. Après ses études secondaires, il décide de s'engager dans l'armée et entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1932 dans la promotion "de Bournazel"[3]. Sorti sous-lieutenant en 1934, il est affecté à Morhange au sein du 23e régiment de tirailleurs algériens[3]. Promu lieutenant, il est muté en au 1er régiment étranger d'infanterie en Algérie[4].

Seconde Guerre mondiale

En , il commence un stage d'observateur en avion à Rabat où il se trouve encore au moment de l'armistice du 22 juin 1940[3]. N'acceptant pas la défaite, il décide de se rallier à la France libre et, le , il s'enfuit en compagnie de Claude Guérin, Paul-Hémir Mezan et Pierre Puech-Samson[3]. Déguisés en aviateur polonais, les quatre hommes parviennent à embarquer dans un navire venant évacuer les troupes polonaises stationnées en Afrique du Nord[4]. Arrivés à Gibraltar, ils prennent contact avec les autorités britanniques qui leur permettent de partir vers l'Angleterre où ils arrivent le [4]. À Londres, Alexandre Ter Sarkissoff s'engage dans les forces françaises libres[2]. Reçu par André Dewavrin, il entre dans les services de renseignement de la France libre et est chargé de retourner au Maroc afin d'y établir un réseau de renseignement[3]. Parti d'Angleterre le , il arrive à Agadir le suivant et entre en contact avec des officiers français afin de monter son réseau[3]. Victime d'une dénonciation, il est arrêté le et condamné à vingt ans de travaux forcés en [3]. Rapatrié en France, il est incarcéré à Saint-Étienne[2]. En , il est transféré à la prison de Gannat où il rencontre Edmond Louveau, Claude Hettier de Boislambert et Antoine Bissagnet[3],[5]. Avec l'aide de Louveau et de Guérin, il aide à l'évasion de Boislambert et Bissagnet le [5]. en représailles de cette complicité d'évasion, les trois hommes sont transférés à la prison de Riom où ils font connaissance avec Jean de Lattre de Tassigny qu'ils aident également à s'évader le [3],[5].

Le , Alexandre Ter Sarkissoff parvient à son tour à s'évader en compagnie d'Edmond Louveau et de Claude Guérin[3],[5]. Bénéficiant de la complicité du comptable de la prison, les trois hommes parviennent à fabriquer les doubles de clés permettant d'ouvrir les accès à un souterrain communiquant vers l'extérieur[5]. Pris en charge par l'armée secrète, Ter Sarkissoff part dans la Loire où il est hébergé par la française[5]. En , il passe en Espagne où il est brièvement incarcéré au camp de Miranda puis, après un passage à Gibraltar, arrive à Alger au mois d'avril[2]. De retour dans les forces françaises libres en , il est affecté à Staoueli au sein des commandos de France dont il prend le commandement du 2e groupe[3]. Blessé dans un accident de Jeep en juillet, il est hospitalisé pendant plusieurs mois[2]. En , une fois rétabli, il est muté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère avec laquelle il participe à la bataille des Vosges puis à la bataille d'Alsace[5]. En , il participe à la prise du massif de l'Authion et termine la guerre avec le grade de capitaine[5].

Après-guerre

En , Alexandre Ter Sarkissoff quitte l'armée et entre dans l'administration coloniale[2]. Diplômé de l'école nationale de la France d'outre-mer, il séjourne en Indochine de 1946 à 1953[3]. De retour en Afrique en 1954, il est affecté à Abidjan où il est directeur de cabinet de Pierre Messmer avant de prendre le commandement du cercle de Tillabéri au Niger[3]. Il devient ensuite chef de la région Nord-Cameroun en 1956 puis préfet de la région des Bamilékés en 1958[4]. En 1960, il est nommé directeur de la société immobilière du Cameroun[4]. Il revient en France pour prendre la direction de la société immobilière des HLM de Nice[2].

Alexandre Ter Sarkissoff meurt le à Nice où il est inhumé[3].

Décorations

Références

Bibliographie

Voir aussi

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