Alfonsa de la Torre
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| Nom de naissance |
Ildefonsa Teodora de la Torre y Rojas |
| Pseudonyme |
Alfonsa de la Torre |
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Université complutense de Madrid Collège des Orphelines (Cuéllar) (d) Residencia de Señoritas |
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Alfonsa de la Torre, née à Cuéllar, en Castille, en 1915 et morte en 1993 dans la même ville, est une poétesse et dramaturge espagnole, membre de la Génération de 36.
Famille et jeunesse
Ildefonsa Teodora de la Torre y Rojas, de son nom complet, naît le à Cuéllar dans une famille de la noblesse ségovienne. Son père, Juan José de la Torre y Arocena est un médecin spécialiste en dermatologie. Son oncle, Mariano de la Torre Agero, a été maire de Ségovie. Sa mère, Laura de Rojas y Velázquez, provient d'une lignée aristocrate, qui descend des explorateurs Gabriel de Rojas et Diego Velázquez de Cuéllar, héritant de leur grande fortune[1].
Sa jeunesse se déroule à La Charca, la propriété familiale à l'architecture moderniste située près de Cuéllar[2].
Parcours scolaire et universitaire
Elle fréquente le Colegio de la Divina Pastora, à Cuéllar, où elle forme une troupe de théâtre et apprend le flamenco. Elle passe son baccalauréat, plus tard, à Ségovie, au Colegio de San José, où elle a comme camarade Dionisio Ridruejo et Luis Felipe de Peñalosa[3].
Après Ségovie, elle continue ses études à Madrid, où elle entre dans un cursus de culture et langue italiennes et se spécialise dans ce champ de recherche[4].
Lorsque la guerre d'Espagne éclate, en 1936, elle est à Cuéllar. Elle y reste durant les premières années du conflit, jusqu'au jour où elle apprend la sortie du roman Nada, de Carmen Laforet, qui l'incite à rentrer à Madrid pour poursuivre ses études[5].
Elle décroche un diplôme en linguistique romane à l'Université Complutense de Madrid[6], où elle rencontre de futures personnalités, comme Carmen Conde, Josefina Romo Arregui et Diana Ramírez de Arellano. Parmi ses professeurs, on retrouve Dámaso Alonso, Pedro Salinas et Joaquín de Entrambasaguas[7].
Elle obtient son doctorat en 1944 avec mention spéciale avec une thèse sur l'œuvre de l'écrivaine d'Estrémadure Carolina Coronado[8].
Œuvre
Son œuvre est caractérisée par un certain mysticisme mais surtout un grand féminisme, à contre-courant des usages européens sur le sujet, et très en avance sur son époque. Elle n'hésite pas à évoquer tous les thèmes de la réalité féminine, y compris hors des conventions de l'époque, comme le lesbianisme[9].
Plusieurs intellectuels contemporains ont loué son œuvre, tels Gerardo Diego et Gregorio Marañón[10].
Elle obtient le Prix National de Poésie en 1951 pour son œuvre Oratorio de San Bernardino[11].
Outre ses activités littéraires, elle est professeure d'université et chercheuse au Conseil Supérieur de Recherches Scientifiques (CSIC) ainsi que d'autres fondations et institutions espagnoles et internationales[12].