Ali Kosheib
militaire soudanais
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Ali Kusheib (Ali Kushayb transcrit en anglais), de son vrai nom Ali Mohamed Ali Abdelrahman, né en 1957 au Soudan, est un ancien commandant des Janjawids soutenu par le gouvernement soudanais pour lutter contre les rebelles du Darfour lors de la guerre civile au Darfour.
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
علي محمد علي عبد الرحمن |
| Nationalité | |
| Activité |
Militaire |
| Conflit | |
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| Condamné pour |
Il a été condamné à 20 ans d'emprisonnement par la Cour pénale internationale pour avoir ordonné des meurtres, des viols et des pillages contre les populations du Darfour.
Eléments biographiques
Enquête de la Cour pénale internationale
Le , la Cour pénale internationale délivre un mandat d'arrêt[3],[4]. Vingt-deux chefs d'accusation pour crimes contre l'humanité et vingt-huit chefs d'accusation pour crimes de guerre sont retenus contre Ali Kusheib.
Il est soupçonné d'implication dans les massacres du Wadi Saleh, à l'ouest du Darfour, dans lesquels plusieurs centaines d'hommes ont trouvé la mort en [1].
Ali Kosheib a été arrêté le par les autorités soudanaises. Il devait être jugé par le tribunal spécial soudanais pour le Darfour, une juridiction créée par Khartoum en 2005 pour contrer la CPI[1].
Pour le mandat international de la CPI, après s'être rendu aux autorités, il est finalement arrêté en République centrafricaine en et prestement livré à la Cour pénale internationale[5].
Le , s'ouvre l'audience de confirmation des charges dans l'affaire qui oppose la CPI à Ali Kushayb, ex-chef de milice de janjawid. Le bureau du procureur réclame sa mise en accusation pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis au Darfour en 2003 et 2004[6].
Le 9 , les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont confirmé la mise en accusation de Ali Kushayb. Il est désormais accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour des meurtres, des persécutions, des tortures, des atteintes à la dignité personnelle, des traitements cruels, des attaques contre les populations civiles, des viols, des transferts forcés de population et des pillages. Des crimes commis entre et , lors du conflit opposant le régime d'Omar el-Béchir à des groupes rebelles du Darfour.
Le , son procès débute à la cour pénale internationale pour les 31 chefs d'accusations de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis au Darfour en 2003 et 2004[7].
Les réquisitions du procès sont attendus pour . Dans le réquisitoire, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) demande aux juges de reconnaitre l'accusé trente-et-une fois coupable pour les crimes commis au Darfour[8],[9].
La Cour pénale internationale a condamné le , Janjawid Ali Kushayb pour crimes de guerre au Darfour, notamment viol, meurtre et persécution. Janjawid Ali Kushayb est le premier chef de milice à être condamné pour ces crimes de guerre. Le , contre les réquisitions du procureur Julian Nicholls, qui avait requis la perpétuité contre lui en novembre, affirmant qu'« un tueur à la hache se tient littéralement devant vous », il fut condamné à 20 ans de prison, la cour ayant reconnu comme circonstances atténuantes en sa faveur le fait qu'il se soit rendu volontairement, son age ainsi que sa bonne conduite en détention[10],[11],[12],[13].