Maria Lvova-Belova est tout d'abord professeure de guitare. En 2008, elle fonde avec Anna Kouznetsova l'association caritative Blagovest, qui a vocation à s'occuper des enfants orphelins, en foyers, et des familles nombreuses de Penza. En 2014, elle fonde le centre Quartier Louis, pour l'adaptation sociale des personnes handicapées, et se lance dans une carrière politique à l'échelle locale. En 2019, lorsque son mari fait une reconversion professionnelle, elle rejoint le parti politique Russie unie[1].
Maria Lvova-Belova en 2020, lors de la finale du concours «Leaders of Russia».
En 2020, elle remporte le concours «leaders of Russia», compétition nationale de management, ce qui la propulse à l'échelle politique nationale. Elle devient sénatrice[1].
Elle est mère de dix enfants, dont cinq adoptés, et a sous sa tutelle treize enfants en situation de handicap[1],[2]. Elle est la conjointe de Pavel Kogelman.
Selon l'hebdomadaire Franc-Tireur, elle s'est toutefois remariée en avec l'oligarque russe Konstantin Malofeev, propriétaire du groupe de médias conservateurs Tsargrad et proche du patriarcat de Moscou, sous sanctions de l'Union européenne[3].
Elle fait l'objet de sanctions de l'Union européenne en raison de son implication dans des crimes de guerre lors de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, le transfert forcé d'enfants étant une violation des conventions de Genève et «un acte constitutif du crime de génocide tel que défini par l'Organisation des Nations unies»[1]. Son rôle est également déterminant dans l'utilisation de camps pour les enfants ukrainiens et leur endoctrinement[7].
Le , un mandat d'arrêt international est émis par la CPI à son encontre pour crime de guerre en Ukraine, en raison de sa responsabilité dans la déportation d'enfants ukrainiens[8],[9],[10],[3].
Dans une entrevue accordée à l'influenceur russe Viatcheslav Manucharov, reprise le par le journaliste ukrainien Denis Kazanskyi sur sa chaîne Youtube, elle admet avoir forcé un adolescent de 15 ans originaire de Marioupol à renoncer à son attachement pour l'Ukraine[11].
↑«La commissaire aux droits de l'enfant russe se vante d'avoir "corrigé" les penchants pro-ukrainiens de son fils adoptif originaire de Marioupol», Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )