Wikiwand AI

Altenberg-de-bergbieten

région viticole From Wikipedia, the free encyclopedia

Un alsace grand cru Altenberg de Bergbieten, ou plus simplement un altenberg-de-bergbieten[N 2], est un vin blanc français produit sur le lieu-dit Altenberg et plusieurs lieux-dits l'avoisinant, situés sur la commune de Bergbieten, dans le département du Bas-Rhin, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est.

Appellation(s) principale(s)alsace grand cru Altenberg de Bergbieten
Type d'appellation(s)AOC / AOP[1]
Reconnue depuis1983
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Appellation(s) principale(s), Type d'appellation(s) ...
Altenberg-de-bergbieten
Image illustrative de l’article Altenberg-de-bergbieten
Bergbieten vu depuis l'Altenberg.

Appellation(s) principale(s) alsace grand cru Altenberg de Bergbieten
Type d'appellation(s) AOC / AOP[1]
Reconnue depuis 1983
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble d'Alsace
Localisation Bas-Rhin
Climat semi-continental
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 747 heures (à Strasbourg)[2]
Sol marnes
Superficie totale 29,07 hectares
Superficie plantée 16,3 hectares (en 2023)[3]
Cépages dominants riesling B[N 1], gewurztraminer Rs et pinot gris G
Vins produits blancs
Production 809 hectolitres (en 2023)[3]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 pieds/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare 50 hl/ha (en 2023)[3]
Fermer

Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[4] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace). Dans le cas du cru de Bergbieten, on mentionne le nom de la commune après le nom du lieu-dit pour différencier ce cru des deux autres altenbergs : l'altenberg-de-bergheim et l'altenberg-de-wolxheim.

Histoire

L'Altenberg est cité dès l'an 1050 dans les archives relatives au pape Léon IX[5]. Il appartient à des congrégations religieuses et à l’évêché de Strasbourg avant d’être vendu en 1789 comme biens nationaux à des vignerons et bourgeois.

D’après les registres des revenus du Domstifft de Strasbourg (1499) possédant un Dinghoff à Bergbieten, des vignes sont citées dans le lieu-dit de l’Altenberg[6].

L'Altenberg de Bergbieten fait partie en 1983 des vingt-quatre lieux-dits sélectionnés pour devenir les dénominations géographiques de l'appellation alsace grand cru[7]. Il y a eu depuis quelques modifications : en les mentions vendanges tardives et sélection de grains nobles sont réglementées au sein de l'appellation[8] ; en 2001, les rendements sont réduits (passant de 70 à 55 hl/ha)[9] ; en , tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'autant d'appellations partageant le même cahier des charges[10] ; en , nouvelle réduction du rendement (à 50 hl/ha)[11] ; en , autorisation des bouteilles de 300, 150, 100, 50 et 37,5 cl)[4].

Étymologie

Le mot altenberg vient de l'allemand Alten, signifiant « ancien », et de Berg signifiant « hauteur ». On peut donc traduire Altenberg par l'« ancienne colline ».

Vignoble

Aire d'appellation

L'altenberg-de-bergbieten est produit en France, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est, plus précisément dans le département du Bas-Rhin, sur la commune de Bergbieten à 23 kilomètres à l'ouest de Strasbourg, juste au nord de Molsheim.

Images externes
Carte de l'aire d'appellation de l'altenberg-de-bergbieten
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophoto du parcellaire de l'appellation
Carte du vignoble d'Alsace, avec l'indication des grands crus.

Sur la route des vins d'Alsace, l'Altenberg de Bergbieten se trouve presque à l'extrémité septentrionale du vignoble d'Alsace, entre le Steinklotz au nord et l'Engelberg plus à l'est.

Si la superficie de l'appellation est de 29,07 hectares[6], seule une partie en est exploitée pour la production du grand cru, avec 16,313 hectares[3] déclarés en 2023. Le vignoble est situé entre le village de Traenheim au nord et Bergbieten au sud, à une altitude de 210 à 265 mètres[5]. L'Altenberg bénéficie d'une exposition au sud-est lui offrant une durée d'ensoleillement importante, d'où un microclimat plutôt favorable à la viticulture.

L'aire d'appellation de l'altenberg-de-bergbieten[12] s'étend les lieux-dits Altenberg proprement dit (en grande partie) et Buerkel (en partie, sur Caploen et sur Mittelfeld (nord-ouest), au nord-est de la commune de Bergbieten.

Géologie et orographie

L'altenberg de Bergbieten est produit sur un sol marneux (l'argile est dominante). Comme tous les grands crus d'Alsace, il se trouve dans la zone des collines sous-vosgiennes. Cette zone correspond à une série de failles formant la transition entre les Vosges cristallines et la plaine du Rhin sédimentaire sous forme d'un escarpement.

L'Altenberg correspond à un sous-sol datant du Trias supérieur, appelé par les géologues allemands le Keuper[N 3].

Le haut du coteau, près du sommet du Krummberg, date du Keuper supérieur (soit le Rhétien et le Norien supérieur) ; il s'agit de marnes irisées composées d'argiles bariolées (grise-beige, verte, mauve et lie-de-vin) dolomitiques. La couche inférieure est une étroite bande de marnes rouges à gypse (dites argiles de Chanville) de deux à cinq mètres d'épaisseur seulement, de la même période. Juste en dessous, toujours en haut et surtout à l'extrémité occidentale de l'Altenberg, les vignes sont sur des couches du Keuper moyen (soit le Carnien et le Norien inférieur). Se sont d'abord de la dolomie massive ou bréchique (dite dolomie-moellon ou dolomie de Beaumont) beige, puis des marnes bariolées (argiles grises, rouges, blanches et verte) et enfin du grès à roseaux (contenant des empreintes et des débris végétales, de prêles et de fougères) micacé verdâtre (du Carnien moyen).

Le reste de l'Altenberg, soit la majorité de l'aire de production, est sur des terrains du Keuper inférieur (correspondant au Ladinien) : se sont d'abord des argiles dolomitiques verdâtres (appelées marnes à esthéries), puis des argiles bariolées (grises, violettes, rouges et vertes) à nodules de quartz très fins et enfin des marnes bariolées à pseudomorphoses de sel. Ce type de sous-sol correspondrait à une lagune sursalée sous climat aride, d'où les dépôts d'évaporites (gypse et anhydrite)[13],[14].

Climatologie

L'Alsace a un climat tempéré de type semi-continental d'abri, avec des printemps doux, des étés chauds, secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids. À l'ouest, le massif des Vosges protège un peu le coteau du vent et de la pluie : les vents d'ouest dominants perdent une partie de leur humidité sur le versant occidental et parviennent en Alsace sous forme de foehn, plus secs et chauds. Les précipitations sont donc moindres et les températures un peu plus hautes (moyenne annuelle plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude.

La station météorologique de Strasbourg-Entzheim (sur l'aéroport de Strasbourg, à 150 mètres d'altitude : 48° 32′ 58″ N, 7° 38′ 25″ E)[15] se trouve en plaine, 13,6 km à l'est de l'Altenberg.

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Relevés à Strasbourg de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 5,2 7,3 12,1 17 20,9 24,4 26,4 26,1 21,6 15,8 9,4 5,9 16
Moyenne 2,5 3,6 7,4 11,3 15,5 18,9 20,6 20,3 16,1 11,5 6,3 3,3 11,4
Minimale moyenne −0,2 0 2,6 5,7 10,1 13,4 14,9 14,5 10,7 7,2 3,3 0,8 6,9
Nombre de jours avec gel 15,3 13,7 8,4 2,1 0 0 0 0 0 1,4 5,8 12,8 59,5
Précipitations
Hauteur (mm) 35,4 34,1 38,6 41,8 77,2 68,5 71,9 61,3 54,6 59,5 47,6 45,2 635,7
Ensoleillement
Heures 55,5 85,8 146,4 186,9 209,1 226,4 239,7 224,2 173,5 100,4 55,2 44,2 1 747,3
Fermer
Source : Météo-France[2].
5,2
−0,2
35,4
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,3
0
34,1
fév.
12,1
2,6
38,6
mars
17
5,7
41,8
avril
20,9
10,1
77,2
mai
24,4
13,4
68,5
juin
26,4
14,9
71,9
jui.
26,1
14,5
61,3
août
21,6
10,7
54,6
sep.
15,8
7,2
59,5
oct.
9,4
3,3
47,6
nov.
5,9
0,8
45,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Altenberg de Bergbieten doivent être produits avec un des cépages suivants : riesling B[N 1], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs). L'encépagement du vignoble[16] est de 75 % en riesling B, 19 % en gewurztraminer Rs, 3 % en pinot gris G et 3 % en muscat (toutes variétés confondues).

Le riesling B est le principal cépage cultivé sur l'Altenberg. C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre, il résiste bien aux gelées d'hiver.

Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs (appelé en Alsace klevener de Heiligenstein) est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux.

Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » dans le Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et est donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires à condition d'être bien drainés grâce à une exposition en coteau.

Les muscats sont également peu utilisés, que ce soit sur l'ensemble du vignoble d'Alsace ou sur les parcelles classées comme grands crus : l'Altenberg de Bergbieten est l'un des quelques lieux-dits où on en produit un petit peu. Le muscat blanc à petits grains B, appelé aussi « muscat d'Alsace », est originaire de Grèce ; il est cultivé en Alsace depuis au moins le début du XVIe siècle. Il est plutôt précoce. Le muscat ottonel B est plus récent, découvert au XIXe siècle dans la vallée de la Loire avant d'arriver en Alsace au milieu du siècle. L'ottonel est un hybride du chasselas, il est donc encore plus précoce que l'autre muscat. Le muscat rose à petits grains Rs est également autorisé.

Pratiques culturales

La densité de plantation est au minimum de 4 500 pieds par hectare ; l'écartement entre les rangs de vignes ne doit pas dépasser les deux mètres ; l'écartement entre les pieds sur le rang doit être compris entre 0,75 et 1,5 mètre ; les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier.

La hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs ; la taille de la vigne doit se faire en Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs. L'irrigation est interdite. La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 8 500 kilogrammes de raisins par hectare[4].

Rendements

Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare (40 pour une sélection de grains nobles). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 60 hl/ha (48 pour une sélection de grains nobles)[4].

Le rendement réel de l'ensemble des grands crus alsaciens en 2024 a été de 40,1 hectolitres par hectare en moyenne[N 4] et de 43 hl/ha pour l'altenberg-de-bergbieten[3].

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés manuellement.

Vins

Volumes

Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[3] :

Davantage d’informations Année, Superficie (ha) ...
AnnéeSuperficie (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
202213,7869850
202316,3180950
202412,252743
Fermer

Titres alcoométriques

Les raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.

Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.

Sur l'avis du syndicat des producteurs du cru, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.

Vendanges tardives et grains nobles

Baies de riesling B touchées par la pourriture noble.

Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.

Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[17],[18].

Vinification et élevage

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.

La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.

Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[19].

Les vignerons de l'Altenberg ont convenu en 2021 de limiter le taux de sucre résiduel des riesling à 9 g/l. Signée en 2001, visant à protéger la typicité des riesling de l’Altenberg de Bergbieten en les imposant comme de grands vins secs[5].

Gastronomie

D'une façon générale, les alsaces grands crus sont plus aromatiques, plus concentrés et plus long en bouche que les autres vins d'Alsace. Ils se gardent davantage, vieillissant avec avantage jusqu'à huit ans selon la coopérative. « Ce sont des vins qui se font lentement. Il faut attendre au minimum deux ans avant qu’ils ne commencent à s’exprimer » explique Frédéric Mochel, vigneron produisant sur l’Altenberg. Les vendanges tardives renforcent la concentration des arômes, les rendant encore plus puissants ; les sélections de grains nobles donnent des vins encore plus sucrés et alcoolisés, mais avec moins d'arômes fruités. Ils doivent être servi frais, mais pas glacés : l'idéal selon la CIVA est entre 8 et 10 °C.

Les rieslings et les gewurztraminers de l'Altenberg de Bergbieten sont souvent décrits comme subtils, élégants et bien charpentés. Les rieslings sont plutôt floraux (acacia, fleurs blanches) avec des nuances fruitées (citron, agrumes), les gewurz' nettement fruités (sont souvent évoqués la mangue, la pêche confite et le miel) et épicés (pain d'épices), les pinot gris et les rares muscats sont fruités et parfois floraux.

En plus d'une dégustation à l'apéritif, les altenbergs s'accordent classiquement avec la cuisine alsacienne. Les rieslings accompagneront un saumon ou une viande blanche en sauce ; les gewurz' un fromage fort ou la cuisine exotique.

Économie

Type de bouteilles

Les grand crus, comme tous les vins alsaciens, sont mis en bouteille obligatoirement en Alsace et traditionnellement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par des décrets[20].

Depuis juillet 2025, sont autorisées d'autres formats de bouteilles, tous élancés (rappelant la flûte) : de 300 (l'équivalent du jéroboam), 150 (le magnum), 100 (le litre-flûte), 50 (le demi-litre) et 37,5 cl (la demi-bouteille, ou « fillette »)[4].

Mentions

Dans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.

Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Altenberg de Bergbieten), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination :

  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten muscat ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten vendanges tardives muscat ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles riesling ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles pinot gris ;
  • alsace grand cru Altenberg de Bergbieten sélection de grains nobles muscat.

Liste de producteurs

Le grand cru de Bergbieten est exploité par quatre vignerons et une coopérative, majoritairement de Traenheim et non de Bergbieten[N 5] :

  • cave du Roi Dagobert (coopérative), à Traenheim[21] ;
  • domaine Frédéric Mochel, à Traenheim[22] ;
  • domaine Mochel-Lorentz, à Traenheim[23] ;
  • domaine Charles Muller et fils, à Traenheim[24] ;
  • domaine Roland Schmitt (Anne-Marie, Julien et Bruno Schmitt), de Bergbieten[25].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks