Paolo Mercuri
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italienne (à partir du ) |
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Paolo Baldassarre Mercuri dit aussi Paul Mercuri, né le à Rome et mort à Bucarest, est un graveur au burin, illustrateur et peintre italien.
Paolo Mercuri naît le à Rome, de Vincenzo Mercuri et Barbara née Battaglia, fermiers établis dans les États pontificaux alors sous domination française[1]. Il passe son enfance à Marino (Latium), où ses parents, expulsés de leurs terres, s'étaient établis et géraient un vignoble s'étendant autour d'un ancien couvent augustinien abandonné, vestiges qui inspirent les premiers dessins du jeune garçon. En 1816, il entre en formation à l'hospice de San Michele a Ripa Grande et apprend la gravure auprès d'Antonio Ricciani[2].
Un peu plus tard, Mercuri étudie à l'Accademia di San Luca à Rome et a pour professeur de peinture Tommaso Minardi et achève ses études en 1825. Il reçoit l'une de ses premières commandes de Félix-Sébastien Feuillet de Conches alors en visite à Rome et produit une suite de dessins pour illustrer les Fables de La Fontaine, projet resté impublié. Il croise également la route du graveur et éditeur Camille Bonnard établi entre Florence et Rome entre 1821 et 1827 et qu'il retrouvera plus tard[3].
En 1829, Bonnard lui commande près de 200 dessins pour illustrer un ouvrage consacré à l'histoire des costumes depuis le Moyen Âge. L'année suivante, Mercuri arrive à Paris pour terminer cet énorme projet. Il reste dans la capitale française jusqu'aux débuts de la Révolution de février, partageant un atelier avec Luigi Calamatta, passage Tivoli[1].
Il expose au Salon de Paris pour la première fois en 1834, puis en 1839 et 1844, des portraits peints, des paysages, des dessins et des gravures. Il reprend, plus rarement, des motifs de maîtres anciens, entre autres de Raphaël[4],[5].
En 1848, il est nommé par le pape Pie IX, sur les recommandations de Minardi, directeur de la Calcografia Camerale[6], en charge du cabinet papal des estampes. Quelques mois plus tard, il enseigne à l’Institut de correspondance archéologique (future école française de Rome)[1].
En 1850, il épouse Anna Maria Cenci, issue d'une ancienne famille noble italienne. Un seul enfant survit, Enrichetta. En 1877, elle épouse un avocat roumain et s'installe à Bucarest, où son père, démissionnaire de la Chalcographie papale, et la rejoint en 1881 ; c'est là qu'il meure en 1884. Son corps fut rapatrié à Rome où il est inhumé[1].
En 1883, il est élu associé étranger à l'Académie des beaux-arts.
Il est principalement connu pour ses gravures (Moissonneurs, Sainte Amélie) et ses portraits de Colomb et de Madame de Maintenon[1].

