André Jean Simon Nougarède de Fayet
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Maître des requêtes au Conseil d'État | |
|---|---|
| - | |
| Président de chambre (d) | |
| à partir du | |
| Député de l'Hérault | |
| - |
| Baron |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans) Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Enfant |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Distinction |
André Jean Simon, baron Nougarède de Fayet (né le à Montpellier, mort le à Paris), est un homme politique français du XIXe siècle.
Fils de François Nougarède, sieur de Fayet, président trésorier de France de la généralité de Montpellier, et de dame Louise-Thérèse-Anne-Gabrielle de Maupel, Nougarède appartenait à une famille bourgeoise originaire de Montarnaud, Hérault où sa famille tenait une étude de notaire, et non d'une famille noble du Rouergue, ancienne dans la magistrature comme il est parfois dit.
Il avait été depuis peu de temps nommé conseiller à la cour des aides et finances de Montpellier lorsque la Révolution vint changer sa carrière et lui faire quitter la toge pour l'épée. Entré dans l'arme du génie après 1789, il y parvint au grade de lieutenant.
Dès les premières années du Consulat il avait repris la magistrature et remplissait les fonctions auditeur au Conseil d'État (an XI).
Puis le Sénat conservateur l'appela (29 thermidor an XIII : ) à représenter l'Hérault au Corps législatif, où il siégea pendant toute la durée de l'Empire, ayant obtenu, le , le renouvellement de son mandat. Questeur, membre de la commission de législation civile et criminelle, il fut nommé le , conseiller à vie de l'Université de France et fut rapporteur du quatrième livre du code pénal et, la même année, fit hommage à l'assemblée d'un ouvrage de M. Locré intitulé Esprit du Code de commerce (1809).
Baron de l'Empire depuis le , il fut nommé, le , président de chambre à la cour impériale de Paris puis maître des requêtes au Conseil d'État ().
Il adhéra un des premiers à la chute de Napoléon (), et conserva ainsi toutes ses dignités sous la première Restauration. Le , il parla à la chambre des députés sur le projet de loi relatif à la cour de cassation, et vota son adoption, avec l'amendement de porter le nombre des juges à 45.
Une ordonnance du le nomma conseiller honoraire de l'Université, mais le suivant un décret impérial lui restitua le titre de conseiller titulaire. Resté en fonctions pendant les Cent-Jours, il fut révoqué en .
Après le second retour du Roi, le baron Nougarède perdit ses emplois et vécut retiré dans sa famille.
En 1837, au no 24 de la rue de l'Université, il fit réunir, par l'architecte Moitié, deux bâtiments qui donnaient sur rue qui deviendront le siège du ministère du commerce et de l'artisanat.