André Sorret

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André Sorret, né le à Bettaincourt-sur-Rognon et mort pour la France[1] le à Hương Canh, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Naissance
Bettaincourt-sur-Rognon (Haute-Marne)
Décès (à 31 ans)
Hương Canh (Viêt Nam)
OrigineDrapeau de la France France
Faits en bref Naissance, Décès ...
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Biographie

Jeunesse et engagement

André Sorret naît le à Bettaincourt-sur-Rognon, aujourd'hui Roches-Bettaincourt, en Haute-Marne, d'un père officier de l'armée[2]. Il fait des études de droit puis commence son service militaire en au sein du 41e régiment de mitrailleurs d'infanterie coloniale[2]. De mai à , il suit les cours d'élève officier de réserve et est promu aspirant.

Seconde Guerre mondiale

Sous-lieutenant au 27e régiment d'infanterie de Dijon en , il est détaché à l'école d'aviation de Dinard pour y passer un brevet d'observateur en avion[3]. Lors de la bataille de France, son père, commandant de l'artillerie de la 10e région militaire à Alger, lui conseille de le rejoindre en Afrique du Nord[3]. Arrivé en Algérie, André Sorret décide de se rallier à la France libre et passe à Gibraltar pour s'envoler vers Londres à bord d'un Caudron C.440 piloté par René Mouchotte et embarquant également Henry Lafont et Émile Fayolle[3]. Arrivé en Angleterre, il s'engage dans les forces aériennes françaises libres et suis plusieurs mois de formation et d'entraînement aux camps de Camberley et d'Odiham[3].

Il retourne finalement dans l'infanterie et est envoyé en Afrique en pour rejoindre le bataillon de Mindouli dont il finit par commander la section de reconnaissance et d'observation après sa promotion comme lieutenant en décembre[3]. En , il est muté au bataillon de marche no 1 du commandant Massu et participe à la guerre du désert en Libye puis à la campagne de Tunisie[3]. À l'été 1943, il se trouve au Maroc lors de la constitution de la 2e division blindée dans laquelle il est affecté au Régiment de marche du Tchad (RMT)[3].

Débarqué avec le RMT sur Utah Beach le , il prend part à la bataille de Normandie puis à la libération de Paris lors de laquelle il se distingue en s'emparant de la place de l'Étoile[3],[4]. Plus tard, lors de la bataille d'Alsace, il s'illustre à nouveau en infligeant de lourdes pertes à l'ennemi lors d'un raid entre Saint-Quirin et Rehthal puis est blessé lors de la Libération de Strasbourg en [3],[4]. Promu capitaine en , il décide de rester dans l'armée après la capitulation allemande et se porte volontaire pour le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient dans lequel un bataillon du RMT est intégré au sein du groupement de marche de la 2e division blindée (GM/2e DB)[3],[4].

Après-Guerre

Adjoint du lieutenant-colonel Massu qui commande le GM/2e DB, André Sorret effectue un séjour de deux ans au cours duquel il effectue plusieurs opérations au Tonkin[3]. En , il est rapatrié en France pour y passer un brevet de parachutiste et repart en Indochine en 1948 pour devenir l'adjoint au commandant du 5e bataillon colonial de commandos parachutistes[3].

Le , lors d'une progression à Hương Canh, dans la province de Vĩnh Phúc, André Sorret saute sur une mine et meurt de ses blessures trois heures plus tard[3]. Rapatrié en France, il est inhumé à Blendecques, dans le Pas-de-Calais[3].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

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