André Vallini

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

André Vallini, né le à Tullins (Isère), est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste.

AvecAmélie Girerd (depuis 2015)
Élection29 mars 1992
CirconscriptionCanton de Tullins
Faits en bref Fonctions, Conseiller départemental de l'Isère ...
André Vallini
Illustration.
André Vallini en 2012.
Fonctions
Conseiller départemental de l'Isère
En fonction depuis le
(34 ans, 4 mois et 18 jours)
Avec Amélie Girerd (depuis 2015)
Élection 29 mars 1992
Réélection 22 mars 1998
28 mars 2004
27 mars 2011
29 mars 2015
27 juin 2021
Circonscription Canton de Tullins
Président Alain Carignon
Michel Hannoun
Bernard Saugey
Lui-même
Alain Cottalorda
Jean-Pierre Barbier
Prédécesseur Moïse Zala
Sénateur français

(6 ans, 3 mois et 13 jours)
Réélection 24 septembre 2017
Circonscription Isère
Groupe politique SOCR (2017-2020)
SER (2020-2023)
Prédécesseur Éliane Giraud
Successeur Damien Michallet

(2 ans, 7 mois et 10 jours)
Élection 25 septembre 2011
Circonscription Isère
Groupe politique SOC
Prédécesseur Louis Mermaz
Successeur Éliane Giraud
Secrétaire d'État chargé des Relations
avec le Parlement

(5 mois et 4 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Bernard Cazeneuve
Gouvernement Cazeneuve
Prédécesseur Jean-Marie Le Guen
Successeur Christophe Castaner
Secrétaire d'État chargé du Développement
et de la Francophonie

(9 mois et 25 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Ministre Jean-Marc Ayrault
Gouvernement Valls II
Prédécesseur Annick Girardin
Successeur Jean-Marie Le Guen
Secrétaire d'État
chargé de la Réforme territoriale

(1 an, 10 mois et 2 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Ministre Marylise Lebranchu
Gouvernement Valls I et II
Prédécesseur Anne-Marie Escoffier
Successeur Fonction supprimée
Président du conseil général de l'Isère

(13 ans, 2 mois et 28 jours)
Élection 18 mars 2001
Prédécesseur Bernard Saugey
Successeur Alain Cottalorda
Député français

(14 ans, 3 mois et 19 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
Circonscription 9e de l'Isère
Législature XIe, XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC (1997-2007)
SRC (2007-2011)
Prédécesseur Michel Hannoun
Successeur Michèle Bonneton (indirectement)
Maire de Tullins

(14 ans, 9 mois et 2 jours)
Élection 19 mars 1989
Réélection 18 juin 1995
Prédécesseur René Moulin
Successeur Maurice Marron
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Tullins (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu’en 2022)
Diplômé de IEP de Grenoble
Profession Avocat

Image illustrative de l’article André Vallini Image illustrative de l’article André Vallini
Maires de Tullins
Présidents du conseil général de l'Isère
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Biographie

Jeunesse, études et premiers engagements

André Vallini, né à Tullins en 1956, est élève au collège de Rives puis au lycée Édouard-Herriot de Voiron dans l'Isère, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Grenoble et de la faculté de droit. Avocat de formation, il quitte le barreau pour devenir maire de Tullins en 1986, jusqu’en 2001[1]. Au début de son engagement politique, il est un temps l'assistant parlementaire de Gisèle Halimi[2].

Début de carrière politique

Élu au conseil municipal de Tullins-Fures en 1983, dans le même temps où il est assistant parlementaire de Gisèle Halimi, il devient maire de sa commune en 1986 puis conseiller général du canton de Tullins en 1992[3].

Il intègre le Parti socialiste dès les années 1980 et trouve comme mentor local Louis Mermaz ainsi que Gisèle Halimi et Lionel Jospin comme mentor national[4]. Plus tard, il se rapproche de Robert Badinter[5].

Années 2000

Il est élu député à l’Assemblée nationale en 1997, après avoir été élu dans la neuvième circonscription de l’Isère sous l’étiquette Gauche plurielle. Il est réélu en 2002 et en 2007[6].

Il devient président du conseil général de l'Isère en 2001, jusqu’à son entrée au gouvernement en 2014[7].

En , sur proposition du président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, André Vallini est nommé président de la commission d'enquête parlementaire chargée de rechercher les causes de dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau[8].

En , André Vallini est nommé par le Président de la République membre du comité Balladur sur la réforme des collectivités locales[9].

Sénateur

André Vallini est élu au Sénat en jusqu’à son entrée au gouvernement en 2014. Il est réélu en et ne se représente pas aux élections sénatoriales de 2023[10].

Dans le même temps, en , il est réélu conseiller départemental du canton de Tullins, avec plus de 63 % des voix[11].

Entrée au gouvernement

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Réforme territoriale. Le , il est nommé secrétaire d'État chargé du développement et de la francophonie puis devient le , ministre délégué aux Relations avec le Parlement dans le gouvernement de Bernard Cazeneuve. C'est pendant qu'il était membre du gouvernement que se déroule l'interview mythique du mur[12] avec le journaliste Jean-Pierre Elkabbach[13] en 2014[14].

En 2024, après la dissolution de l’Assemblée nationale, un retour au gouvernement est évoqué. Il est sollicité par Michel Barnier pour occuper le poste de garde des Sceaux[15], proposition qu’il décline en raison de l’insuffisance des moyens alloués au ministère pour mener à bien une réforme efficace du système[16].

Poursuite de carrière

Après la fin de son mandat de sénateur en 2023, André Vallini renoue avec sa profession d'avocat au barreau de Paris aux côtés de Thomas Clay[17]. Il enseigne simultanément à l'IEP de Grenoble et à Sciences Po Paris, où il assure un cours de master consacré à la décentralisation[18].

En 2023, il rejoint aussi la chaine de télévision CNews, où il participe à des programmes tel que L'Heure des pros[19].

En 2026, à l’approche des élections municipales, il affirme n’avoir jamais souhaité se présenter à la mairie de Grenoble malgré les rumeurs, apportant son soutien à Laurence Ruffin[20]. Il explique que sa potentielle candidature à la mairie de Tullins est impossible du fait de ses obligations professionnelles ne lui permettent pas de se consacrer à plein temps à sa ville natale[21]. Il lance alors la liste menée par Jean-Philippe Vialat qui s'impose avec 75,34% des suffrages exprimés face au maire sortant Gérald Cantournet[22].

Positions politiques

Il s'inscrit au sein du Parti socialiste dans une proximité avec Lionel Jospin dans les années 1990 avant de devenir partisan de François Hollande dès 2007, dont il fait la campagne présidentielle en 2012[23].

En 2008, lors du congrès de Reims, son nom est évoqué pour devenir premier secrétaire du Parti socialiste[24] et en 2012 pour devenir ministre de la Justice[25]. Robert Badinter a écrit: «J’ai pour André Vallini des rapports d’amicale affection. Je considère que c'est un homme qui honore le Parlement et qui a de la justice une des visions les plus profondes, et en même temps, les plus réalistes sur ses possibilités. L’expression d'amour de la justice pour André Vallini, il ne serait pas déplacé de l’utiliser».

En 2015, il exprime sa sympathie envers Emmanuel Macron alors ministre à ses cotés dans le gouvernement de Manuel Valls, qu'il considère comme nouveau visage de la gauche sociale-démocrate[26]. Il ne rejoint cependant pas La République en Marche lorsqu'elle est créée en 2016, restant fidèle au PS. Défenseur d’une gauche modérée, il souhaite garder son indépendance et est reconnu comme divers gauche par l'ARCOM[réf. nécessaire].

Il est défavorable à la NUPES pour les élections législatives de 2022[27]. Très critique de La France insoumise[28], longtemps partisan de l'aile droite du PS (proche de Bernard Cazeneuve) et un temps membre fondateur d'un think-thank proche de La République en marche[29], il continue à s’opposer à une stratégie qui conduirait le Parti socialiste à s’aligner sur La France insoumise[30].

Engagements annexes

Justice

André Vallini s’investit particulièrement sur les questions de justice tout au long de sa carrière parlementaire et gouvernementale. Il siège à la commission des lois de l’Assemblée nationale puis du Sénat, où il s’implique dans les réformes relatives à l’indépendance de l’autorité judiciaire[31], à la modernisation de la procédure pénale[32] et au renforcement des droits de la défense. Dans le prolongement de ses fonctions de secrétaire d’État chargé de la Réforme territoriale, il défend une organisation plus lisible et plus efficace de l’action publique, incluant le fonctionnement des juridictions[33]. Il soutient également des dispositifs visant à accroître la transparence et la responsabilité des responsables publics[33].

Bien-être animal

Longtemps opposé aux écologistes locaux, André Vallini, pendant ses mandats de sénateur, fait de la cause animale un de ses sujets de prédilections, annonçant la création au Sénat d'un groupe d’études autour de la souffrance animale[34]. Il est régulièrement signataires de nombreuses tribunes et propositions voulues par l'association L214[35] et se positionne régulièrement contre la chasse à courre et les animaux de cirques[36].

Oppositions aux extrêmes

Outre son engagement habituel à gauche, proche du Parti socialiste, il assure ne vouloir ni du RN ni de LFI au pouvoir et plaide pour une opposition systématique aux extrêmes[37]. En 2017 et en 2022, il appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles[38].

Politique internationale

En tant que membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat jusqu'en 2023 puis en tant qu'enseignant et chroniqueur, André Vallini s'inscrit dans une vision pro-européenne, voulant une Europe plus forte face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie[39].

Il se positionne comme pro-ukrainien et est opposé aux politiques de la Russie de Vladimir Poutine, qu'il considère comme une puissance déclinante[40]. Il déplore à l'antenne l'alliance tacite de Donald Trump et de Vladimir Poutine[41].

Il est proche de la cause taïwanaise[42], militant pour une reconnaissance internationale de Taïwan, occupant lors de son second mandat de sénateur le poste de vice-président du groupe d'amitié franco-taïwanais[43], se rapprochant de François Wu, alors représentant de Taipei en France[44].

Sur le Proche et le Moyen-Orient il avance une position nuancée, favorable à la coexistence d'Israël et de la Palestine[45], condamnant et déplorant les tueries massives du Hamas et de l'armée de Tsahal.

Football

André Vallini se présente à l'antenne de CNews comme supporter de l'Olympique lyonnais, habitué des matchs au Groupama Stadium[46]. À l'échelle nationale, en tant que secrétaire d'État chargé de la francophonie, il s'insurge en 2016 contre le choix de l'hymne des bleus pour l'Euro 2016, déplorant des paroles en anglais pour une compétition se déroulant en France[47].

Détail des fonctions et des mandats locaux

Mandats parlementaires

Mandat gouvernemental

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

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