Marylise Lebranchu

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GouvernementAyrault I et II
Valls I et II
PrédécesseurValérie Pécresse
Marylise Lebranchu
Illustration.
Marylise Lebranchu en 2015.
Fonctions
Ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État[1]

(3 ans, 8 mois et 26 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Manuel Valls
Gouvernement Ayrault I et II
Valls I et II
Prédécesseur Valérie Pécresse
Successeur Annick Girardin
Questeure de l’Assemblée nationale

(4 ans, 11 mois et 24 jours)
Élection
Président Bernard Accoyer
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Didier Migaud
Successeur Philippe Briand
Première vice-présidente du conseil
régional de Bretagne

(5 ans, 11 mois et 24 jours)
Président Jean-Yves Le Drian
Successeur Sylvie Robert
Garde des Sceaux, ministre de la Justice

(1 an, 6 mois et 18 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Lionel Jospin
Gouvernement Jospin
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Successeur Dominique Perben
Secrétaire d’État aux Petites et Moyennes entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation

(3 ans, 4 mois et 14 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Lionel Jospin
Gouvernement Jospin
Prédécesseur Jean-Pierre Raffarin
Successeur François Patriat
Députée française

(1 an, 3 mois et 8 jours)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 4e du Finistère
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2016)
SER (2016-2017)
Prédécesseur Gwenegan Bui
Successeur Sandrine Le Feur

(1 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 4e du Finistère
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC
Prédécesseur Yvon Abiven
Successeur Gwenegan Bui

(9 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 4e du Finistère
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC (2002-2007)
SRC (2007-2012)
Prédécesseur Yvon Abiven
Successeur Yvon Abiven

(1 mois et 3 jours)
Élection 1er juin 1997
Circonscription 4e du Finistère
Législature XIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Arnaud Cazin d'Honincthun
Successeur Yvon Abiven
Maire de Morlaix

(1 an, 11 mois et 18 jours)
Prédécesseur Arnaud Cazin d'Honincthun
Successeur Michel Le Goff
Conseillère régionale de Bretagne

(29 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
28 mars 2004
21 mars 2010
Président Yvon Bourges
Josselin de Rohan
Jean-Yves Le Drian
Pierrick Massiot
Groupe politique Socialistes et apparentés
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Loudéac (France)
Nationalité Française
Parti politique PSU (1963-?)
PCMLF (1967-1968)
PSU (1972-1975)
PS (depuis 1977)
Conjoint Jean Lebranchu
Diplômée de Université de Rennes
Université Rennes-II
Profession Chargée d'étude
Assistante parlementaire

Image illustrative de l’article Marylise Lebranchu
Maires de Morlaix

Marylise Lebranchu, née Perrault[2] le à Loudéac (Côtes-du-Nord), est une femme politique française membre du Parti socialiste.

Elle est maire de Morlaix de 1995 à 1997, députée à l'Assemblée nationale en 1997, secrétaire d'État à l'Économie entre 1997 et 2000 et garde des Sceaux et ministre de la Justice entre 2000 et 2002. Redevenue députée à cette date, elle est nommée en 2012 ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique. Elle perd le le portefeuille de la réforme de l'État au profit du secrétaire d'État Thierry Mandon.

Enfance et formation

Elle est née le à Loudéac[3].

À 16 ans en 1963, Marylise Perrault adhére au PSU dans la section de Loudéac, dirigée par son père, proche d'Antoine Mazier[3].

Elle obtient un baccalauréat philosophie, intégrant l'EN de Saint-Brieuc à 18 ans. Elle suit une classe préparatoire philosophie-histoire en 1967 au lycée La Bruyère, où elle s'engage à l'UNEF. Ayant intégré l'ENS en , elle est adhérente du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF), maoïste, investie dans les réseaux L'Humanité rouge. Elle le quitte en arrivant à Rennes[3].

Études, débuts en politique, enseignement supérieur

Elle fait des études d'histoire et de géographie[4]. Elle obtient une maîtrise d'aménagement du territoire[5] à l'université de Rennes 2 après avoir réalisé un mémoire sur « L'expansion économique d'une commune rurale et ses conséquences » dirigé par Michel Phlipponneau[6]. Elle est de nouveau adhérante au PSU entre 1972 et 1975, puis au PS depuis 1977[3].

Elle entame sa carrière professionnelle comme chargée d'étude à la Société d'économie mixte du Nord-Finistère de 1973 à 1978, puis comme assistante parlementaire du député PS Marie Jacq de 1978 à 1993.

Elle est chargée de cours entre 1990 et 1997, au sein de l'université de Bretagne occidentale (UBO Brest)[3].

En 1993, elle participe avec Martine Aubry à la Fondation Agir contre l'exclusion (Face)[3].

Années 1990 et 2000 : maire et ministre du gouvernement Jospin

Après avoir été conseillère municipale entre 1983 et 1995, elle est élue maire de Morlaix, dans le Finistère en . Elle reste deux ans à la tête de la commune bretonne avant d'être appelée à rejoindre le nouveau gouvernement de Lionel Jospin en 1997[3].

La ministre Marylise Lebranchu au Festival international de géographie en 2000.

Tout d'abord secrétaire d'État aux PME, au commerce, à l'artisanat et à la consommation de 1997 à 2000, elle devient ensuite, ministre de la Justice de 2000 à 2002[3].

À la Justice, elle s'illustre dans l'affaire des disparues de l'Yonne : estimant qu'elle a méconnu l'étendue de sa compétence en liant sa décision à celle du Conseil supérieur de la magistrature[7], le Conseil d'État annule l'arrêté de mise à la retraite d'office du procureur Daniel Stilinovic[8].

Le , elle transmet un dossier de demande en révision du procès de Guillaume Seznec, permettant le réexamen de ce dossier[9].

Elle publie la circulaire française du 6 juin 2001 relative à la durée des audiences, appelée depuis « Circulaire Lebranchu » dans le monde judiciaire[10].

Elle intègre la direction nationale du PS en [3].

Elle est également, entre 2004 et 2010, première vice-présidente du Conseil régional de Bretagne[11].

Mandats de députée

Elle est élue députée dans la circonscription du Finistère, une première fois en 1997[3].

Elle est réélue le et le pour un second et un troisième mandat à ce poste[3].

Années 2010 : de la FNESR aux gouvernements Ayrault et Valls

Marylise Lebranchu en 2012.

Elle préside la Fédération nationale des élus socialistes et républicains entre et le [12].

Elle est membre du comité d’honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[13].

Marylise Lebranchu étant reconduite au gouvernement, elle est chargée de s'occuper de la suppression du conseiller territorial. Elle annonce que les élections départementales et régionales seront repoussées en 2015, tandis que les municipales auront lieu en 2014. Elle indique aussi que le mode de scrutin aux régionales ne sera pas changé ; mais que le scrutin départemental sera revisité, estimant que « les « cantons n'existent plus en tant que tel et qu'il faut donc réfléchir à un nouveau mode d'élection »[14].

Le , elle est reconduite dans le gouvernement Valls I en tant que ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l'État et de la Fonction publique. Le , elle est nommée ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique[15].

Le , elle reçoit le prix Duguesclin de la société civile bretonne, « récompensant » la personnalité qui a le plus agi contre les intérêts de la Bretagne[16].

Lors de l'élection régionale de 2015 en Bretagne, elle figure en dernière place de la liste socialiste du Finistère[17].

Elle soutient Benoît Hamon au second tour de la primaire citoyenne de 2017[18]. Elle ne se représente pas lors des élections législatives de 2017[19].

En 2018, elle milite contre la volonté d'indépendance du Crédit Mutuel de Bretagne-Arkéa qui souhaite se désaffilier de la Confédération nationale du Crédit mutuel [20].

Vie privée

Elle est mariée à un psychiatre et mère de trois enfants[21].

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement

À l'Assemblée nationale

  • Du au  : députée de la quatrième circonscription du Finistère[22] ;
  • Du au  : députée de la quatrième circonscription du Finistère[22] ;
  • Du au  : députée de la quatrième circonscription du Finistère[22] ;
  • Du au  : questeure de l'Assemblée Nationale[23] ;
  • Du au  : députée de la quatrième circonscription du Finistère[22] ;
  • Du au  : députée de la quatrième circonscription du Finistère[22],[24].

Au conseil régional de Bretagne

  • Du au  : membre du conseil régional de Bretagne ;
  • Du au  : première vice-présidente du conseil régional de Bretagne chargée de la politique territoriale et du développement de la démocratie régionale[25].

Au niveau municipal

Au niveau intercommunal

Synthèse des résultats électoraux

Présidence de l'Assemblée nationale

Année Groupe 1er tour Issue Adversaire
Voix % Rang
[29] SRC 216 40,68 2e Battue Bernard Accoyer

Engagement philosophique

Selon l'ouvrage Les Frères invisibles, de Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre publié en 2001, Marylise Lebranchu n'a jamais fait mystère de son engagement dans la franc-maçonnerie féminine[30]. Le Figaro indique en 2012 qu'elle ne répond pas à la question de son appartenance ou non à une obédience[31], et L'Obs la classe en 2013 dans les membres du gouvernement Ayrault« "Maçons friendly" ou "sans tablier" »[32].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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