Andy Kerbrat

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Andy Kerbrat, né le à Toulouse (Haute-Garonne), est un homme politique français[1],[2].

Élection19 juin 2022
Réélection30 juin 2024
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Andy Kerbrat
Illustration.
Andy Kerbrat en 2022.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 12 jours)
Élection 19 juin 2022
Réélection 30 juin 2024
Circonscription 2e de la Loire-Atlantique
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LFI
Prédécesseur Valérie Oppelt
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Toulouse (France)
Nationalité Française
Parti politique LFI (depuis 2016)
PEPS
Syndicat CGT
Profession Salarié dans un centre d'appels téléphoniques
Résidence Nantes
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Membre de La France insoumise depuis 2016 et de Pour une écologie populaire et sociale (PEPS), il est élu député de la 2e circonscription de la Loire-Atlantique en 2022 et réélu dès le premier tour lors des élections anticipées de 2024[3].

En octobre 2024, il provoque un scandale après avoir acheté de la drogue à un mineur en utilisant ses frais de député. Après plusieurs mois d'absence, il fait son retour à l'Assemblée fin juin 2025[4].

Biographie

Parcours professionnel

Andy Kerbrat naît en 1990 à Toulouse d'une mère experte en assurances et d'un père enseignant[5].

Il grandit à Nantes, sa famille étant originaire de Bretagne[6].

Après avoir obtenu le baccalauréat art dramatique, il devient étudiant en faculté d'histoire, mais abandonne ses études et enchaîne différents CDD, notamment en tant qu'ouvreur dans un théâtre et chargé d’assistance automobile[7], avant de devenir salarié dans un centre d'appels téléphoniques[6].

Parcours politique

Militant LGBT et syndical

Lui-même homosexuel revendiqué depuis l'âge de quinze ans en 2006[8], Andy Kerbrat est un militant LGBT[9],[10].

En 2014, travaillant dans un centre d'appel, il se syndique à la CGT après plusieurs accidents du travail ayant touché divers salariés, en estimant que la direction nie des faits de perte d'audition. Il siège au CHSCT de son entreprise entre 2015 et 2019[11],[12].

Elections municipales et régionales

En 2016, il se rapproche des idées de Jean-Luc Mélenchon et adhère à La France insoumise[13]. Il se décrit comme un « petit militant de base, à courir partout, en porte-à-porte »[11]. Il est par ailleurs militant de l'organisation Pour une écologie populaire et sociale (PEPS)[14],[source secondaire souhaitée].

Aux élections municipales de 2020 à Nantes, il est 12e sur la liste Nantes en commun[15], qui vise à mutualiser les actions sur la métropole de Nantes, un collectif soutenu par LFI[6]. Et aux élections régionales de 2021 dans les Pays de la Loire, il est candidat sur la liste d'alliance "rouge-verte" entre LFI et EELV, menée par l'ex-député macroniste Matthieu Orphelin[6], à la 15e place[16], et n'est pas élu[17].

Député de la XVIe législature

Aux élections législatives de 2022, La France insoumise le désigne candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale dans la 2e circonscription de la Loire-Atlantique, la seule du département se situant entièrement dans Nantes.

Lors du début de la campagne officielle, le 30 mai, il est victime d'intimidations, de menaces et d'insultes homophobes : huit tags sont apposés sur les murs dans son quartier à Nantes et son interphone est dégradé[18]. Un tag énonce : « Kerbrat, on sait où tu habites », et, devant son domicile, un autre indique : « Kerbrat va te pendre »[19]. Il reçoit immédiatement le soutien de la maire de la ville, Johanna Rolland, et des deux députés européens Manuel Bompard et Leïla Chaibi[19], mais aussi, via les réseaux sociaux, le soutien de ses adversaires politiques[20]. Le candidat annonce déposer plainte, et évoque un contexte de violences politiques dans la ville, en évoquant des drapeaux arrachés du centre LGBTQI+, ou les marches des fiertés souillées, et encore des tags nazis au sein de Nantes Université[21],[20].

Au 1er tour, il arrive en tête avec 46,62 % des suffrages exprimés, contre 28,44% pour la députée sortante Valérie Oppelt (Renaissance). Au second tour, le 19 juin, Andy Kerbrat est élu député avec 24 550 voix (55,34 %) contre 19 809 voix (44,66 %) pour la députée sortante[22].

Le , Andy Kerbrat révèle sur X (anciennement Twitter) avoir été « abusé de ses 3 à 4 ans par un prédateur, mort depuis donc sans possibilité d’avoir justice », terminant sa publication par le mot-clé #MeToogarcons initié par l'acteur français Aurélien Wiik[23].

Prises de position

En tant qu'élu il a placé selon Paris Match l’amélioration des conditions de travail, le retour de la retraite à 60 ans et la revalorisation du Smic et les droits LGBT au cœur de ses engagements[7].

Le magazine Franc-Tireur critique des incohérences dans les engagements d'Andy Kerbrat, l'accusant d'ambiguïté vis-à-vis du Hamas palestinien et de silence sur les victimes ukrainiennes tandis qu'il dénonce les persécutions subies par les LGBT en Russie[24].

Député de la XVIIe législature

Aux élections législatives de 2024, Andy Kerbrat est réélu dès le premier tour dans la deuxième circonscription de la Loire-Atlantique avec 52,70% des suffrages, face à Valérie Oppelt, la candidate d'Ensemble pour la République comme en 2022.

Affaire judiciaire

Andy Kerbrat est interpellé le 17 octobre 2024 par les forces de l'ordre dans le 18e arrondissement de Paris alors qu'il achète des produits stupéfiants à un mineur, 1,35 gramme de 3-MMC, « une drogue de synthèse en vogue dans les milieux festifs de la capitale » et souvent associée au chemsex[25]. Ayant reconnu immédiatement les faits, il est à l'issue de sa garde à vue convoqué pour notification d'une ordonnance pénale. Il reconnaît sa consommation de drogue « face à des problèmes personnels et des fragilités psychologiques » et annonce qu’il « se battra contre son addiction ». Il affirme qu'il va « suivre un protocole de soins »[26] pour reprendre son activité parlementaire. Selon Mediapart, l’élu insoumis a financé sa consommation de drogue avec ses frais de député[27],[28], soit un détournement de près de 25 000 euros d'argent public. Andy Kerbrat reconnaît avoir « fait n'importe quoi » avec son indemnité de frais de député et affirme avoir remboursé les dépenses interdites en se basant sur un calcul qui aurait été réalisé par son comptable[27],[29]. Dans son rapport annuel, rendu public en avril 2025, le déontologue de l'assemblée indique que le député a remboursé 95 % de la somme due[30]. Les 5 % restants sont remboursés début 2025[31].

Le fait divers est l'occasion pour la presse de rappeler les engagements de l'élu insoumis en faveur d'une meilleure lutte contre les drogues[32]. Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau et la droite nantaise appellent à sa démission[33],[34]. Andy Kerbrat annonce voter par procuration contre la loi sur le narcotrafic le . Il est alors toujours en arrêt maladie afin de soigner son addiction à la drogue[35].

Synthèse des résultats électoraux

Élections législatives

Davantage d’informations Année, Parti ...
Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
% Rang % Rang
[22] LFI 2e de la Loire-Atlantique 46,62 1er 55,34 1er Élu
[36] 51,67 1er
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Notes et références

Voir aussi

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