Andé
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| Andé | |
Le moulin d'Andé | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Seine-Eure |
| Maire Mandat |
Jean-Marc Moglia 2020-2026 |
| Code postal | 27430 |
| Code commune | 27015 |
| Démographie | |
| Gentilé | Andéens |
| Population municipale |
1 343 hab. (2023 |
| Densité | 253 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 13′ 59″ nord, 1° 14′ 36″ est |
| Altitude | Min. 7 m Max. 48 m |
| Superficie | 5,31 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Louviers (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Louviers |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ande.fr |
| modifier |
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Andé est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
Localisation
Andé est située sur la rive droite de la Seine, à mi-chemin entre Paris et Le Havre et à mi-chemin entre Rouen et Évreux. Elle est également proche d'une forêt qui porte son nom.
Les communes limitrophes sont Herqueville, Muids, Porte-de-Seine, Saint-Pierre-du-Vauvray et Vironvay.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Seine, un bras de la Seine[3] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Muids à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 609,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Andé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Louviers dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (45,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,7 %), zones urbanisées (20,3 %), forêts (20,1 %), eaux continentales[Note 4] (11,1 %), prairies (5,8 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le village attesté sous les formes Andiacom et Andiacum au IXe siècle (chartes de Charlemagne et de Louis le Débonnaire) au IXe siècle ; Andet vers 1136[18] ; Andeio[18], Andeicum en 1207 (charte du monastère des Deux-Amants) ; Notre-Dame d'Andé en 1419 (Archives nationales)[19] ; Ondey en 1738 (Saas)[19].
Andé est vraisemblablement une formation toponymique gauloise contenant l'élément And- (également ande-, ando-), particule intensive que l'on retrouve fréquemment dans les noms de lieux celtiques[18],[20] (cf. notamment Anderitum, Ambenay, etc.), suivi des suffixes -ate (cf. *Lerate > Léry ou Condate > Condé)[18] ou *-ācon de localisation. Pour le linguiste Jacques Lacroix, on a affaire à un ancien composé gaulois *Andāco, ayant désigné un « Établissement du Bas » (du territoire). Ce lieu se situe à l'extrémité sud de l'ancien territoire des Véliocasses[21].
Histoire
Andé est à l'origine un village composé de maisons à charpente de chêne et aux toits de chaume, jusqu'à ce que l'on commence à utiliser davantage la pierre calcaire, la brique, la tuile et l'ardoise.
De la rue principale partent des sentes (que l'on trouve encore aujourd'hui) qui d'un côté descendent vers la Seine, et de l'autre côté conduisent à l'intérieur des champs dans lesquels on pratiquait certainement les cultures du blé et du seigle pour le pain, de l'avoine et de l'orge pour le bétail et les chevaux. La partie des terres de culture la plus proche des maisons était couverte de jardins et de vignes. Sur un plan de 1752, une partie de la route principale s'appelait, d'ailleurs, "Le sentier traversant les vignes".
Comme dans toute la vallée de la Seine, il y avait aussi beaucoup de pommiers (en 1870, 1 600 pommiers à cidre), pruniers et des champs entiers de cerisiers. La présence d'artisans vanniers s'explique par le commerce de fruits avec les villes voisines, notamment Louviers et Rouen.
Économie
Politique et administration
Liste des maires
Démographie
Le village aurait compté environ 140 habitants au XIIIe siècle.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].
En 2023, la commune comptait 1 343 habitants[Note 5], en évolution de +4,27 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

