Annick Pizigot

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Décès
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Saint-GallVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Locminé (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Annick Pizigot
photo noir et blanc, visage de jeune femme souriante, visage ovale, cheveux coiffés haut et retombant vers l'arrière en larges boucles
Annick Pizigot, début 1944.
Biographie
Naissance
Décès
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Saint-GallVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Locminé (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Organisation
Grade militaire
Distinction

Annick Pizigot, née le à Locminé (Morbihan) et morte le à Saint-Gall en Suisse peu après sa libération de Mauthausen, est une résistante française, officier et agent de liaison du Bureau des opérations aériennes dans le Morbihan, organisatrice de parachutages. Dénoncée, elle est arrêtée puis torturée et déportée.

Résistance active

Annick Augustine Marie Pizigot est née rue de Verdun, à Locminé. Elle est la fille d'Albert Pizigot et de Françoise Lasselin son épouse[1], qui tiennent l'hôtel‑restaurant des Voyageurs à Locminé, établissement dans lequel Annick Pizigot travaille[2].

Elle entre dans la Résistance en [3]. C'est ce mois-là qu'elle installe un poste émetteur dans une dépendance de son hôtel, où résident pourtant aussi bien des officiers allemands que des agents secrets français[4].

Annick Pizigot franchit une étape supplémentaire le en devenant agent de liaison pour le Bureau des opérations aériennes (BOA) du Morbihan. Elle remplit diverses missions, et assure plusieurs transports d'armement[2],[1]. Elle assure les liaisons directes avec le chef départemental du BOA, avec les maquisards et avec les parachutistes[1].

Au sein de son réseau, elle est surnommée « Nickette »[3]. Devenue officier, elle porte le grade de sous-lieutenant[5]. Formée à manier les armes, elle organise quatre parachutages importants de matériel et d'armement à Moustoir-Ac[4].

Arrestation, torture, déportation

Annick Pizigot est arrêtée en même temps que ses parents le , probablement à la suite d'une dénonciation[2]. Ses parents l'entendent crier sous la torture. D'après le Docteur Devau et d'après ses parents qui l'ont entendue crier, elle est torturée à plusieurs reprises, jusqu'au  : « Pendant tout ce temps, elle a été affreusement battue et portait des ecchymoses à la face »[2],[6]. Malgré les coups, la torture et même un semblant d'exécution, elle arrive à ne pas trahir, et garde le silence pour préserver son réseau et ses camarades[2]. Elle est détenue à Port-Louis jusqu'au , date où elle est transférée vers le camp de Romainville en région parisienne, avec soixante autres résistants du Morbihan[1].

Accusée d'espionnage, elle est condamnée à mort le , mais sa peine est commuée en travaux forcés[3]. Le , elle est déportée « NN » de Paris vers Kassel (Cassel). Elle connaît ensuite d'autres lieux de détention notamment la prison de Lübeck-Lauerhof située dans le Holstein, la prison de Cottbus »[2] située au nord de Dresde, le kommando Siemens près de Ravensbrück »[2], où elle arrive le [3],[7]. Sa santé s'y détériore rapidement, à cause des mauvais traitements, du froid et de la sous-alimentation[3]. Elle est ensuite transférée à Mauthausen où la Croix Rouge la libère le 21 ou le [2].

Maladie, décès

Très affaiblie, ne pesant plus que 36 kg, elle est en plus malade de la tuberculose[2],[4]. C'est dans le coma qu'elle est transférée par la Croix-Rouge en Suisse, à l'hôpital cantonal de Saint-Gall[1]. Elle y meurt en à la suite d'une hémorragie pulmonaire[2],[1].

D'abord enterré à Saint-Gall, son corps est rapatrié le à Locminé, où ses obsèques ont lieu le surlendemain[4].

Hommages

Références

Bibliographie

Liens externes

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