Antoine Pugliesi-Conti
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| Préfet de la Vendée | |
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| Sous-préfet de Boulogne-sur-Mer | |
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| Secrétaire général de la préfecture du Loiret (d) | |
| Sous-préfet de Louviers | |
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| Sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Pons | |
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Antoine-François Pugliesi-Conti, (, Ajaccio - , Ajaccio), était un préfet du Second Empire.
Descendant de la famille Pugliesi[1], alliée aux Conti, il épouse le , à Ajaccio, Stéphanie, fille de Charles Étienne Conti. Son beau-père étant sans descendant mâle et désireux de perpétuer son nom, Pugliesi fut autorisé par décret impérial du [2] confirmé par jugement du tribunal du [3], à accoler le nom de Conti à son propre nom[4] et à porter le nom de Pugliesi-Conti.
Il fut d’abord avocat. Il fit ensuite carrière dans l’administration préfectorale impériale[5] de 1860 à 1870 :
- conseiller de préfecture des Ardennes (1860) à Mézières,
- sous-préfet de Saint-Pons (1861) à Saint-Pons (Hérault),
- secrétaire général du Loiret (1865) à Orléans,
- sous-préfet de Louviers (1865) à Louviers (Eure),
- sous-préfet de Boulogne-sur-Mer (1866) à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais),
- préfet de la Vendée () à Napoléon-Vendée (La Roche-sur-Yon).
La fortune personnelle du préfet de la Vendée, évaluée en revenu annuel s’élève à 15 000 francs (l’administration s’y intéresse car les réceptions sont à la charge des préfets) et son père est qualifié de « négociant »[6].
Il fut le dernier préfet de la Vendée du Second Empire et fut aussitôt remplacé à ce poste par Georges Coulon à la proclamation de la République ().
Resté fidèle à la famille impériale il proposa ses services au Prince Napoléon[7] (1812-1891, Jérôme, « Plon-Plon »).
Il fut un temps précepteur[8] du Prince Victor (1862-1926), fils aîné de « Plon-Plon », et accompagna ce dernier au cours d’un voyage entrepris en 1882 dans les capitales de l’Europe centrale.
« Napoléon IV » ayant écarté « Plon-Plon » de la succession par testament, il y eut de 1879 à 1891 deux « Napoléon V » concurrents et les bonapartistes se divisèrent entre jérômistes et victoriens. Faire voyager Victor éloignait opportunément ce prince de Paris. Mais durant ce voyage, il semble qu’Antoine Pugliesi-Conti ait favorisé des contacts entre son pupille et des émissaires « victoriens »[9].
Il est le père de l’amiral Henri Pugliesi-Conti (1866-1936), de Paul Pugliesi-Conti (1861-1933) député de la Seine et de Dominique Pugliesi-Conti (1863-1926) député de Corse.
Son fils Dominique conserva un temps les convictions bonapartistes de son père.
Il était officier de la Légion d’honneur[10].