Antoine de Brichanteau

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Naissance
Décès (à 65 ans)
Château de Nangis
Dignité d'ÉtatAmiral de France
 Antoine de Brichanteau
Antoine de Brichanteau
Antoine de Brichanteau, amiral de France

Naissance
Décès (à 65 ans)
Château de Nangis
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Amiral de France
Conflits Guerres de Religion
Famille Famille de Brichanteau

Emblème

Antoine de Brichanteau, marquis de Nangis, (-) est un homme de guerre français nommé amiral de France en 1589[1].

Antoine de Brichanteau, marquis de Nangis, chevalier des ordres du Roi, Amiral de France, colonel du régiment des Gardes françaises, est né le du mariage de Nicolas de Brichanteau, seigneur de Brichanteau, de Beauvais-Nangis, de Gurcy, etc. chevalier de l'ordre du Roi et de Jeanne d'Aguerre.

Il est fait gentilhomme ordinaire de la chambre du duc d'Anjou le , guidon de la compagnie du grand prieur de France, et se trouve au siège de Mussidan, à la bataille de Moncontour et au siège de Saint-Jean d'Angely lors de la troisième guerre de Religion.

Il suit Charles duc de Mayenne contre les Turcs en 1570 et fait hommage par procureur le de la terre d'Orienville, et le suivant de celle de Brichanteau. Sur la fin de 1573, il part avec le duc d'Anjou, (le futur roi de France Henri III), élu roi de Pologne, et après la mort du roi Charles IX, il contribue à faire repasser le roi de Pologne en France en rompant par son ordre un pont de bois qui séparait la Pologne de la Moravie. Il est fait mestre de camp et colonel d'un régiment de dix enseignes d'infanterie Française, par commission du qui se distingua sous le nom de régiment de Brichanteau, dans un combat qui se donna la même année contre les lansquenets et les reîtres, près de Boiscommun en Orléanais[2].
Dans un combat près Dormans, il fait prisonnier de guerre un comte allemand.

En 1576, le roi de France lui donna le régiment des Gardes françaises, devenu vacant par la mort de Louis de Béranger, seigneur du Guast.
En 1577 il est premier mestre de camp des Bandes françaises. Il conduit son régiment de Picardie en Poitou, pour y servir dans l'armée commandée par Charles duc de Mayenne, duquel ayant pris les ordres il force en plein jour la petite ville de Melle en Poitou, alors pleine de Religionnaires[3] puis met le siège devant Brouage durant lequel, il repousse avec son régiment joint aux Suisses, les assiégés jusques dans la ville, après une sortie qu'ils avaient faite.

Place forte de Brouage - maquette de Brouage au XVIIe siècle.

En , il est envoyé comme ambassadeur vers le roi de Portugal, Henri Ier puis fait conseiller d'état le suivant. En 1581, il se démit de sa charge de mestre de camp du régiment des Gardes françaises.

Pendant la journée des Barricades, le durant la huitième guerre de Religion, il est chargé du commandement des troupes postées au cimetière Saint-Jean-en-Grève[4]. Il est désigné par le roi de France, Henri III pour assister aux états généraux de Blois, et nommé député de la noblesse du bailliage de Melun, il est pourvu de la charge d'Amiral de France par lettres données à Blois le dans lesquelles le roi le qualifie « son cher et bien aimé cousin ». Il prêta serment le suivant, et prit séance en cette qualité au parlement.


Après la mort du roi Henry III, il s'attache à son successeur, le roi Henri IV en se rendant avec lui au siège de Paris, à la tête de 120 gentilshommes, où il est mis dans le régiment du comte de Soissons, avec lequel il participe aux sièges de Chartres, de Rouen (1591), etc. et accompagna le roi dans tous ses voyages de 1590 à 1592 à la tête d'une compagnie de gendarmes qu'il entretenait à ses frais.

Le il est nommé chevalier des ordres du Roi et se démit la même année de la charge d'Amiral de France et refusa l'ambassade de Rome et le gouvernement de Bourbonnais.

Il suivit le roi au siège de La Fère[5] et est proposé, après la mort du marquis François d'Espinay de Saint-Luc, pour être gouverneur du dauphin Louis. Le il assista au sacre du roi Louis XIII à Reims et obtint au mois de des lettres portant union et érection de ses terres en marquisat, sous le nom de marquisat de Nangis.

Il fut député de la noblesse du bailliage de Melun pour les états généraux tenus à Paris en 1614.

Il décède le dans son château de Nangis.

Marié à Antoinette de La Rochefoucault, il est le père de Philibert de Brichanteau et de Benjamin de Brichanteau.

Famille

Notes et références

Annexes

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