Antonio Di Legge
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| Naissance | Piperno (Rome) |
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Antonio Di Legge, né en 1902 à Piperno, est un syndicaliste et journaliste italien.
Syndicaliste et communiste
Né en 1902 à Rome, Antonio Di Legge fut secrétaire de la Bourse du Travail de Piperno, s’occupant principalement des questions paysannes, entre 1921 et janvier 1922[1]. Socialiste d'orientation maximaliste, il se rapprocha, avec Mario Malatesta et Ezio Riboldi, de la fraction terzina de Giacinto Menotti Serrati et, au début de 1924, occupa le poste de secrétaire politique de la fédération du Latium et de la Sabine[1]. Devenu rédacteur du journal Più Avanti! et directeur administratif de la maison d’édition « Le Edizioni Sociali », il collabora, à partir de l’été 1924 et au moins jusqu’à l’été suivant, avec la police fasciste, fournissant des informations sur l’activité de la fraction terzina et du Parti communiste italien (PCI), et facilitant l’arrestation de militants et de dirigeants, jusqu’à être découvert en janvier 1925 et expulsé du parti[1].
Informateur fasciste et journaliste
De septembre 1926 à septembre 1927, Di Legge travailla dans les syndicats fascistes de la province de Savone et collabora au journal Il Lavoro d’Italia, avec des articles élogieux sur la solution fasciste aux questions du travail, tout en continuant à servir comme informateur pour le compte de la police[1]. À l’automne 1927, il retourna à Rome et poursuivit son activité, mais en décembre il fut arrêté et condamné à trois ans de relégation à Lipari pour avoir transmis de fausses informations. Le 30 janvier 1928, il envoya une lettre dans laquelle il demandait grâce à Mussolini et soulignait que le confino « l’obligeait à subir le mépris de tant d’ennemis de la patrie et du Régime »[1].
Libéré en juillet 1930, il travailla un temps entre Savone et Trieste, puis, en août 1934, s’installa à nouveau dans la capitale, où il collabora avec la police politique comme informateur sous le numéro 675 et écrivit dans plusieurs journaux anticommunistes, parmi lesquels La Verità de Nicola Bombacci[1]. Durant les années trente, Di Legge continua à publier des articles de foi fasciste tout en restant informateur ; il surveillait, pour la police politique, divers milieux de la capitale parmi lesquels Bombacci lui-même et l'équipe de rédaction de La Verità. En 1937, avec Angelo Scucchia et Giovanni Guidi, il présenta à Mussolini le projet de créer une revue anticommuniste qui ne vit jamais le jour[1]. Dans une lettre au commissaire de Rome du 10 octobre 1937, Di Legge tentait de démontrer « son complet et sincère revirement politique » en apportant des déclarations sur sa bonne conduite et une liste de publications faisant l'éloge du régime[1]. Parmi celles-ci figurait notamment une Storia delle Corporazioni (dédiée à Mussolini) et un drame social intitulé La Voce della Patria, une « œuvre théâtrale à caractère patriotique »[1].
Appelé sous dans les rangs de l'armée en 1938, en juillet 1940 la police politique cessa de le surveiller. En septembre 1943, une lettre anonyme conservée aux Archives centrales de l’État l’accusait d’escroquerie (il semble que Di Legge se présentait comme écrivain, producteur de cinéma, agent secret et Chevalier de la Couronne d’Italie)[1]. Lors de la République sociale italienne (RSI), il poursuivit ses activités d’informateur et dirigea une section d’information politique de la Garde Nationale Républicaine[1].
Après-guerre, il semblait appartenir à un fantomatique Front anticommuniste international (FIA) avec le dénommé Marco Fossa, ancien informateur de l'OVRA[2].