Apparitions mariales de Green Bay
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| Autre nom | Apparitions de Champion (Wisconsin) |
|---|---|
| Date | 8 et |
| Lieu | Champion (Wisconsin, États-Unis) |
| Résultat | Apparition reconnue par David L. Ricken (en) le . |
Les apparitions mariales de Green Bay désignent les apparitions de la Vierge Marie qui se seraient produites au début du mois d', et plus particulièrement le , dans la ville de Champion (Wisconsin, États-Unis), à proximité de la ville de Green Bay. Ces apparitions ont été observées par une seule voyante, Adèle Brise, une émigrante venant de Belgique, âgée de 28 ans.
Ces événements n'ont pas été examinés par les autorités de l’Église catholique à l'époque. À la suite de ces événements, la voyante se lance dans une action de formation et d'éducation tant scolaire que spirituelle des enfants de la région. Elle est rejointe par d'autres compagnes et fonde une école qui perdurera durant plus d'un siècle. Une petite chapelle et un petit sanctuaire sont créés progressivement sur le lieu des supposées apparitions, sans intervention de l’Église locale.
En 2009, David L. Ricken (en), évêque de Green Bay, ouvre une enquête canonique en vue d'examiner et éventuellement reconnaître les apparitions. Après un rapport positif de la commission d'enquête, l'évêque reconnaît officiellement, au nom de l’Église catholique « l'authenticité des apparitions mariales » survenues en 1859. Aujourd'hui le sanctuaire marial a été classé comme « sanctuaire national » par la conférence des évêques catholiques des États-Unis. Cette apparition mariale est la première et la seule à avoir été officiellement reconnue comme authentique, par l’Église catholique, aux États-Unis.
Le contexte
Les apparitions surviennent un an après les apparitions de Lourdes à Bernadette Soubirou[1], dans une zone agricole des États-Unis, au Nord de Chicago, à proximité du lac Michigan. La région vit essentiellement de l'agriculture et de l'exploitation forestière des grandes forêts d'épineux qui sont exportés par flottaison sur les rivières et le lac[2].
Adèle Brise est née en Belgique en 1831. Avec ses parents, elle immigre dans le Wisconsin en 1855. Une forte communauté de colons belges est installée dans cette région des États-Unis[3].
Les apparitions
- Premières apparitions
Au début du mois d'[N 1], Adèle Brise, âgée de 28 ans, se rend à Robinsonville (aujourd'hui Champion) en portant un sac de blé. La ville est distante de 4 miles (environ 6,5 km). Sur son chemin, Adèle indique avoir vu « une femme vêtue de blanc », au sourire radieux, debout entre deux arbres (un tsuga et un érable). Adèle décrit la femme comme « entourée d'une lumière vive, vêtue d'un blanc éclatant avec une ceinture jaune autour de sa taille et une couronne d'étoiles au-dessus de ses mèches blondes[N 2] ondulées tombant lâchement sur ses épaules. Sa robe descendait jusqu'à ses pieds, dessinant des plis gracieux »[1],[4],[5],[6]. Effrayée, la jeune femme s'éloigne et l'apparition disparaît, sans qu'elles aient échangé une parole[7]. Lorsqu'elle parle de cette vision à sa mère, celle-ci ne la prend pas au sérieux[5].
Le dimanche suivant, le , Adèle se rend à la messe dans la paroisse de Bay Settlement (en), distante de 18 km. En chemin, au même endroit que précédemment, elle revoit « la dame ». Adèle tombe alors à genoux et devient extrêmement pâle. Sa sœur et une autre femme qui marchent avec elle ne voient rien et ne comprennent pas son attitude. Après la messe, la voyante réussit à s'entretenir avec le curé de la paroisse, et lui raconte sa vision et sa frayeur[N 3]. Elle lui demande conseil et quelle attitude tenir si cela se reproduit. Celui-ci lui dit alors que si elle revoyait l'apparition, elle devrait lui demander: « Au nom de Dieu, qui êtes-vous et que souhaitez-vous de moi? »[5],[7],[4].
- Dernière apparition
Ce même jour, le , en rentrant chez elle après la messe, la voyante passe devant les deux arbres en compagnie de ses amies. Adèle voit à nouveau l'apparition sur ce même lieu. Elle tombe à genoux. Ses amies la voient s'agenouiller, mais ne voient pas « la dame ». Adèle pose alors la question que lui avait indiqué son curé. Et la voyante dit que « la Dame » lui répond : « Je suis la Reine du Ciel, qui prie pour la conversion des pécheurs. J'aimerai que vous fassiez de même ». Puis l'apparition ajoute « Vous avez reçu la communion ce matin et c'est bien. Mais vous devez faire plus. Faites une confession générale et offrez la communion pour la conversion des pécheurs. S'ils ne se convertissent pas et ne font pas pénitence, mon Fils sera obligé de les punir »[4],[5],[7].
Une des femmes qui accompagne Adèle lui demande alors à qui elle parle car elle ne voit personne. La voyante se tourne vers ses amis et leur annonce : « Agenouillez-vous, la Dame dit qu’elle est la Reine du Ciel ». La voyante rapportera ensuite que la Vierge se retourne alors vers ses amies, les regarde gentiment et dit: « Heureux ceux qui croient sans voir ». Un dialogue se met en place entre la voyante et l'apparition[4],[5],[7] :
- « Que faites-vous ici dans l’oisiveté… pendant que vos compagnons travaillent dans la vigne de mon Fils? » demande la Vierge.
- « Que puis-je faire de plus, chère Dame ? » répond la voyante.
- « Rassemblez les enfants de ce pays sauvage et apprenez-leur ce qu’ils doivent savoir pour le salut »
- « Mais comment vais-je enseigner alors que j'en sais si peu moi-même ? » répond Adèle.
- « Apprenez-leur, leur catéchisme, comment se signer avec le signe de la croix et comment aborder les sacrements ; c'est ce que je souhaite que vous fassiez. Allez et ne craignez rien. Je vous aiderai »[4],[5],[7].
L'apparition disparaît, Adèle indique à ses compagnes que la Vierge lui demande de faire une neuvaine pour la conversion des pécheurs, puis de s'atteler à travailler pour les âmes des colons qui abandonnent leur religion dans ce nouveau pays et dont les enfants sont élevés sans éducation chrétienne ni connaissance des mystères de la foi[5].




