Apparitions mariales de Campinas

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Autre nom Apparitions de Notre-Dame des Larmes (ou Vierge des Larmes)
Date dans les années 1930
Résultat Culte autorisé par l'évêque de Campinas et encouragé par l’Église, mais sans reconnaissance officielle
Apparitions mariales de Campinas
Description de cette image, également commentée ci-après
Notre-Dame des Larmes, peinture d'après les apparitions reçues par sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt) à Campinas, au Brésil.
Autre nom Apparitions de Notre-Dame des Larmes (ou Vierge des Larmes)
Date dans les années 1930
Lieu Campinas Brésil
Résultat Culte autorisé par l'évêque de Campinas et encouragé par l’Église, mais sans reconnaissance officielle

Les apparitions mariales de Campinas désignent les apparitions de la Vierge Marie reçues par sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt) (née Amália Aguirre) dans la chapelle du couvent de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié, située dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil.

Ces visions de la religieuse s'inscrivent dans une expérience mystique plus large, notamment des visions du propre Jésus-Christ, et des révélations privées. Si la dévotion à Notre-Dame des Larmes, ainsi que des prières spécifiques ont été autorisées par l'évêque de Campinas (et de quelques autres), les apparitions mariales en elles-mêmes n'ont pas fait l'objet d'une enquête canonique ou d'une reconnaissance spécifique. Toutefois, son culte continue d'être largement encouragé par l'Église catholique.

La dévotion mariale issue de ces apparitions s'est étendue à travers le monde.

Le contexte

La voyante

Sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt), la voyante de Notre-Dame des Larmes.

De son nom de baptême Amalia Aguirre, la future religieuse missionnaire est née à Riós, près de la frontière entre l'Espagne et le Portugal, dans la communauté autonome de Galice, le . Elle appartenait à une vieille famille, de longue tradition chrétienne, et ses parents étaient admirés pour la sainteté des coutumes, la piété fervente et leur inépuisable charité envers les autres. Cependant, les circonstances économiques et les desseins de Dieu contraignent la famille à quitter l'Espagne et à émigrer au Brésil, dont la langue – le portugais – leur était familière et leur a permis de s'installer et de travailler sans difficultés. À leur arrivée, ils s'installent dans l'État de Bahia, mais peu de temps après, ils déménagent à Campinas, dans l'État de São Paulo[1].

Au départ, la jeune Amalia n'est pas allée au Brésil avec ses parents et restait a s'occuper de sa grand-mère, qui était déjà très âgée et malade, et qui avait besoin de compagnie. Ce n'est qu'après la mort de sa grand-mère qu'Amalia traversa l'océan Atlantique et arrive à Campinas le .

Premières expériences mystiques

Amalia Aguirre entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifiéé, fondée par fondé par Mgr Francisco de Campos Barreto, évêque de Campinas, et Mère Maria Villac, sous le nom de Sœur Amalia de Jésus Flagellé. Elle a fait partie du premier groupe de religieuses entrées dans la Congrégation lors de sa fondation. Portant les stigmates du Christ, Amalia prend l'habit religieux le et prononça ses vœux perpétuels le .

Le , sœur Amalia dit voir le Christ tandis qu'elle prie devant le tabernacle de la chapelle du couvent[2].

Les apparitions à Campinas

La voyante déclare que le , elle aurait vu la Vierge Marie dans la chapelle du couvent. Elle raconte : « je me suis soudain sentie emportée vers le haut. Et je vis une Dame d'une indicible beauté s'approcher de moi. Elle était vêtue d'une robe violette, d'un manteau bleu, et d'un voile blanc dont un pan enveloppait sa poitrine ». L'apparition lui aurait montré un « chapelet » fait de ses larmes, destiné à convertir les pécheurs[2].

Au cours de cette vision, la voyante aurait entendu ces paroles de la Sainte Vierge : « C'est le chapelet de mes larmes que mon Fils veut confier à l'Institut cher à son Cœur comme une part de son testament. Les invocations t'ont déjà été données par mon Fils : par elles, mon Fils veut que je sois honorée, et toutes les grâces que l'on demandera au nom de mes larmes, Il les accordera volontiers. Ce chapelet servira à la conversion de nombreux pécheurs, notamment ceux qui sont possédés par le démon. Il est réservé à l'Institut de Jésus Crucifié, l'honneur de particulier de coopérer à la conversion de nombreux adeptes d'une secte infâme, qui se mueront en autant d'arbres florissant dans l’Église militante. Par ce chapelet, le diable sera vaincu et la puissance de l'enfer brisée. Prépare-toi à ce grand combat ! »[1],[3].

Le , lors d'une nouvelle vision, la voyante se serait vu missionnée pour faire frapper une « nouvelle médaille miraculeuse » qui évoquerait les larmes de la Vierge, avec mission de « la répandre dans le monde entier »[4]. Sur cette médaille, est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Tes Larmes ont renversé l'empire infernal! » ; au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié durant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! »[1].

Sœur Amalia décède à Taubaté le .

Suites et conséquences

Notes et références

Annexes

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