Arabion
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Arabion | |
Monnaie frappée à Macomades, possiblement sous le règne d'Arabion. | |
| Titre | |
|---|---|
| Roi de Numidie occidentale | |
| – (4 ans) |
|
| Prédécesseur | Publius Sittius |
| Successeur | Conquête romaine |
| Biographie | |
| Lieu de naissance | Cirta |
| Origine | Numide |
| Père | Massinissa II |
| modifier |
|
Arabion est le dernier roi numide indépendant (Numidie occidentale), régnant sur la région occidentale entre 44 et 40 av. J.-C[1]. Selon Appien, il est un fils de Massinissa II et probable petit-fils de Gauda, qui a divisé la Numidie entre ses fils en 88 av. J.-C[2]. Il est d'origine Massyle[3].
L'étymologie du nom Arabion est inconnue, mais elle est sans doute d'origine sémitique. Elle pourrait être la même que celle du mot "Arabe" ou dérivée du mot punique rab, signifiant "chef". Le même mot existait en hébreu biblique (chef) et en araméen (gouverneur, chef d'une classe professionnelle). L'initiale A- représente probablement une berbérisation de la racine punique. Cette racine est l'équivalent de la racine libyque mas, "dirigeant", qui est à son tour la racine du nom du père d'Arabion, Massinissa. En 1955, le numismate Jean Mazard a suggéré pour la première fois que le prénom d'Arabion était le même que celui de son père et que les auteurs romains ne le désignaient que par la forme punique avec laquelle ils étaient plus familiers[3].
Fuite en Hispanie
Pendant la guerre civile de César, Massinissa II et son cousin Juba Ier, souverain du royaume plus grand et plus puissant, de la Numidie orientale, se rangèrent au côté du général romain Pompée contre Jules César. En 46 av. J.-C., César a vaincu les Optimates, lors de la bataille de Thapsus. Arabion a réussi à s'échapper et rejoindre les partisans de Pompée en Hispanie. Le royaume de son père fut rompu, et accordé aux alliés de César : la partie occidentale au roi de Maurétanie, Bocchus II, et la partie orientale, y compris Cirta, à Publius Sittius, un capitaine mercenaire romain, pour être gouverné en principauté autonome[4]. Il est possible que Cirta n'ait pas appartenu au royaume de son père mais a celui de Juba[3].
