Arielle Beck

pianiste et compositrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Arielle Beck, née le à Paris, est une pianiste et compositrice française, vainqueure du « concours international Jeune Chopin » en , « Révélation soliste instrumentale » des Victoires de la musique classique 2026.

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Arielle Beck
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Biographie

Elle étudie d'abord au conservatoire russe Rachmaninov à Paris[1], puis au conservatoire à rayonnement régional de Paris, auprès d’Anne-Lise Gastaldi[2]. Elle décroche son diplôme d'études musicales avec mention très bien et félicitations du jury[1].

À l'âge de 9 ans, elle remporte le premier grand prix du concours international Jeune Chopin, de Martigny en Suisse, décerné à l’unanimité par un jury composé de Akiko Ebi, Eva Poblocka, Alexis Golovine, sous la présidence de Martha Argerich[2].

Martha Argerich en parlera ainsi : « Il y a une petite fille française, qui est très remarquable, Arielle Beck… Elle joue magnifiquement, c’est quelqu’un de très extraordinaire… Une grande sensibilité. Un talent ! » (entretien avec Olivier Bellamy pour Radio classique, )[3]. Elle la met en contact avec Stephen Kovacevich, qui la conseillera régulièrement, depuis Londres où il vit[2].

À partir de l'âge de 10 ans, elle reçoit des cours particuliers du pianiste russe Igor Lazko – élève du grand Iakov Zak (1913-1976) –, son premier mentor : « Je l’ai rencontré quand j’avais 10 ans. C’est lui qui m’a véritablement formée, techniquement, musicalement, artistiquement »[2].

En 2023, à quatorze ans, elle est admise à l'unanimité au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe de Claire Désert et Romano Pallottini[4],[2],[1].

Carrière

Elle fait ses débuts avec orchestre à l’Unesco (Paris) dans le Concerto n° 12 de Mozart, à l’âge de dix ans, et joue le Concerto n °1 de Beethoven avec l'orchestre de chambre de Toulon[5].

En , elle remplace Katia Buniatishvili, à Nantes, au Palais des Congrès[6].

En récital et en soliste, elle se produit au parc du château de Florans pour le festival international de piano de La Roque d'Anthéron en 2023[7], en 2024[1], et en 2025[8], à La Grange au Lac à Évian[9], aux Sommets Musicaux de Gstaad[10], à la KKL-Konzersaal de Lucerne lors du festival Le Piano Symphonique[11],[12], à La Folle Journée de Nantes (2024)[13],[14], au festival de musique de Menton (2024)[15], à Piano aux Jacobins (Toulouse), à la Schubertiad de Vilabertran,

Elle joue à Angers, en , pour Pianopolis, la critique écrit[16] :

« Une intelligence, un sens des proportions et des équilibres parfait, une pulsation solide et souple nous vaut un Bach qui se libère à mesure qu'il avance… Schubert ? Pareille énergie mentale, adoucie par l'allure moins formelle de la composition, émeut. Et comment une si jeune femme a-t-elle cette autorité naturelle, ce sens du récit et du mystère ?… »

Elle joue aux Pianos Folies du Touquet (2025)[17] et au théâtre des Champs-Élysées à Paris (2025)[18].

En 2025, elle fait ses débuts au Japon au Tokyo International Forum avec le Tokyo City Philharmonic Orchestra et Lio Kuokman, à La Folle Journée de Tokyo et, en Grande-Bretagne à Londres, avec l'Academy of St Martin in the Fields[19],[20].

Ses concerts sont relayés par des plateformes spécialisées et font l’objet de critiques dans la presse culturelle[4],[21]. Sa prestation lucernoise (Schumann, Mendelssohn) est filmée par medici.tv, qui lui consacre un portrait et un billet éditorial[22],[4].

Elle est annoncée au Festival de la Roque d'Anthéron de 2026[23].

En studio

En , la pianiste sort son premier album, intitulé Des lunes et des feux, articulé autour de deux compositeurs du romantisme allemand, Brahms et Schumann, complété par des Variations sur un thème de Schumann, composées par elle. Elle dit : « J'ai adoré l'enregistrement car il m'a permis, pendant trois jours, de faire un travail de recherche très approfondi, d'écouter énormément, d'avancer dans mon travail personnel »[18]

Accueil critique

En , après une journée Schumann à Miramas, la critique la caractérise ainsi[6] :

« Elle gère les changements d’atmosphère comme des paysages sonores, tout en fluidité et sans aucune brutalité dans le jeu ou les attaques. Le touché est léger comme une plume, effleurant à peine les touches ou au contraire devient affirmé et puissant, toujours précis et nuancé. La main gauche est tonique faisant aussi chanter le lyrisme des thèmes qui lui sont confiés. Les phrasés sont d’une grande diversité, amenés avec subtilité et sans aucune exagération ou emphase. »

Marie-Aude Roux (Le Monde) souligne un jeu « délié et clair, mais aussi empreint d’une grande force d’incarnation... qui frappe par une autorité naturelle et sa grande liberté »[2]

Alain Lompech (Bachtrack (en)) salue « une grande pianiste », dans son compte-rendu, en 2025, du récital d'Angers Pianopolis[21].

Transfuge recommande de « miser sur la pianiste » à La Roque-d’Anthéron (2024)[24].

Distinctions

Discographie

Notes et références

Voir aussi

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