Armée dominicaine
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| Armée dominicaine (es) Ejército de República Dominicana | |
Emblème de l'armée dominicaine | |
| Création | |
|---|---|
| Pays | |
| Type | Armée de terre |
| Fait partie de | Forces armées dominicaines |
| Batailles | |
| Commandant | Major général Jorge Iván Camino Pérez[1] |
| Commandant historique | Général Ramón Matías Mella |
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L'Armée dominicaine (espagnol : Ejército de República Dominicana) est la branche terrestre des forces armées dominicaines.
L'Armée dominicaine est composée de 28 750 hommes répartis dans six brigades d'infanterie, une brigade d'appui au combat et une brigade de soutient, ainsi que d'un escadron d'hélicoptères.
Contexte historique
L'île d'Hispaniola est un lieu important durant la période coloniale, elle abrite le tribunal de Saint-Domingue à partir de 1551, le premier en Amérique et dont la juridiction s'étend dans toutes les Caraïbes. Après des décennies de disputes pour l'île entre l'Angleterre, la France et l'Espagne, En 1697, par le traité de Ryswick, l'Espagne cède l'ouest de l'île à la France avant de lui céder le reste en 1795 par le traité de Bâle. En 1809 les Espagnols récupèrent la souveraineté sur l'île avant de la perdre aux indépendantistes en 1821, l'année suivante, Haïti l'annexe, jusqu'à son indépendance en 1856. En 1861, la république dominicaine, ruinée par la guerre et menacée par Haïti se fait annexer par l'Espagne jusqu'à son indépendance définitive en 1865.
Cette histoire militaire chaotique et violente de la République dominicaine et la frontière mal définie avec Haïti cause de nombreuses tensions sur l'île.
Armée coloniale
En 1738, la garnison coloniale est réformée pour mettre fin à de nombreuses absurdités (inégalité des forces et des revenus selon les lieux, pas de standards sur les tenues, etc.). Cette réforme inclut la création d'un bataillon fixe, elle place aussi l'âge minimum des soldats à 16 ans pour les natifs d'Espagne et 20 ans pour les créoles. Les sous-officiers devaient désormais être capables de lire et écrire. Une académie militaire est également fondée sur l'île.
Quelques-unes des unités ayant fait partie de la capitainerie générale de Saint-Domingue :
- Le bataillon fixe de Saint-Domingue formé en 1738 et constitué de sept compagnies d'infanterie dont une de grenadiers, deux compagnies de cavalerie et une d'artillerie pour un total de 637 hommes. En 1771 deux compagnies d'infanterie sont ajoutées, en 1773 le nombre de compagnies est relevé à 12.
- Une compagnie d'artillerie formée au début du XVIIIe siècle et reste en service jusqu'au départ des Espagnols de l'île.
- Deux compagnies de cavalerie existant en 1720 et postées au Nord et au Sud de la frontière avec la partie française de l'île. Elles sont composées de "patriciens" locaux.
- La milice de Saint-Domingue n'est pas stationnée à un endroit précis de l'île mais envoyée là où elles est nécessaire, avant la réforme de 1738 elle est très désorganisée, c'est la seule unité à autoriser les Noirs et les Indiens Taïnos de s'engager.
En 1757, les troupes du bataillon fixe se mutinent, se retranchent dans la cathédrale et menacent de tuer leurs officiers si leurs trois ans de salaires impayés ne leurs sont pas versés, l'archevêque négocie et trois mois de salaire leur sont versés par les caisses royales et le reste est demandé au Mexique, les mutins sont pardonnés.
En 1772, les deux compagnies de cavalerie assignées au contrôle de la frontière sont remplacées par trois compagnies du bataillon fixe, alternant tous les six mois avec trois autres des douze compagnies de la brigade. Une compagnie de guides connaissant parfaitement les lieux est créée, ils s'avèrent très utiles pour aider l'infanterie dans ce rôle de contrôle de la frontière.
L'Espagne réduit graduellement son intérêt dans l'île et réduit les effectifs, en 1795 la colonie est cédée à la France, l'armée de Toussaint Louverture ne prend possession du territoire qu'en 1801. En 1810 un bataillon auxiliaire de troupes de Saint-Domingue est créé par le vice-roi Francisco Javier de Lizana avec deux compagnies de fusiliers et une de grenadiers de 100 hommes chacune, dans le but d'empêcher toute tentative de Napoléon de reprendre le territoire.
Occupation haïtienne
Au moment de l'invasion haïtienne, le régiment "Cantabria" et la compagnie d'artillerie se replient en Nouvelle-Espagne alors que le bataillon fixe est emmené à Port-au-Prince et massacré sous les ordres de Boyer.
Les forces haïtiennes qui occupent le pays sont constituées de 11 régiments pour un total de 2 200 hommes, mal pays et peu disciplinés. La zone est dirigée par le général de division Borgella et la garnison est commandée par le brigadier général Boregrand assisté par le général Jousint et ses 400 hommes à Samaná, un autre brigadier général à Seibo avec 100 hommes et 80 hommes à Bayaguana sous les ordres d'un colonel. Santiago est occupé par le général Alexandre Morissette et 200 hommes.
Première République
Guerre d'indépendance

L'armée nationale est formée par la loi no 928 du . Cette composante terrestre est définie par la constitution de 1844 comme étant l'Armée de terre de la Première République (en), en pratique elle est née suite aux évènements du
Les premiers membres de cette armée proviennent des 31e, 32e et 33e régiments haïtiens composés majoritairement de Dominicains, opérant à Saint-Domingue pour les deux premiers et à Santiago pour le troisième. Ils furent également rejoints par des membres de la garde civique. Le patricien Juan Pablo Duarte les rejoint, et y fait carrière, il est considéré comme un des pères fondateurs de la nation.
Les victoires aux batailles de Azua (en) et Santiago les et montrent l'aptitude militaire des Dominicains, conseillés par des experts d'autres nationalités, principalement des Français.
Le le 1er régiment Dominicano et le 2d régiment Ozama sont formés à Saint-Domingue, composés de vétérans de la dernière campagne et organisés en deux bataillons, escadron de cavalerie et un bataillon d'ouvriers de l'arsenal. Ils agissent en rotation avec les troupes de l'armée expéditionnaire du Sud du général de brigade Antonio Duvergé (en) et celles de la frontière Nord du général de division Francisco Antonio Salcedo.
D'autres unités locales sont aussi créées :
- À Baní, Le bataillon Ocoa, composé de vétérans de la région et organisé en deux compagnies de fusiliers, une de chasseurs et une de grenadiers. Quatre compagnies sont aussi formées dans la ville.
- À San Cristóbal Le bataillon Nigua.
- Le régiment de Seibano formé de troupes de El Seibo et Hato Mayor.
- À Higüey, un bataillon.
- À Samaná, une compagnie d'artillerie.
- À Neyba, neuf compagnies dont une d'artillerie.
- À Puerto Plata, un bataillon et une brigade d'artillerie.
- À Santiago de los Caballeros, le 3e régiment et une compagnie d'artillerie.
- À Azua, le bataillon Azuano.
- À San Juan de la Maguana, les compagnies San Juan et Los Llanos
- À La Vega, un régiment d'infanterie, une brigade d'artillerie et un escadron de cavalerie.
L'armée expéditionnaire du Sud disposait aussi de 5 bataillons.
Le décret no 61 du établit la composition des unités, leurs uniformes et les bannières, donne des instructions sur l'usage des armes pour l'armée et pour la garde civique. L'infanterie est organisée en régiments de deux bataillons eux même divisés en six compagnies de 63 hommes, l'état-major de chaque bataillon est composé de 4 hommes. L'artillerie est organisée en brigades et en demi-brigades composées de 4 et 2 compagnies de 53 hommes respectivement, les états-majors des brigades sont composés de 4 hommes et ceux des brigades de 8. La cavalerie est organisée en escadrons eux-mêmes composés de compagnies de 53 hommes, l'état-major est composé de 3 hommes.
Cette année, en 1845, les principaux officiers de l'armée dominicaine sont :
- Le général de division Pedro Santana, président de la république et chef suprême de l'armée
- Le brigadier général Manuel Jimenes (en), secrétaire d'état au cabinet de guerre et de la marine
- Le général de division José Joaquín Puello (en), commandant de la province de Santo Domingo
- Le général de division Francisco Antonio Salcedo, commandant de la province de Santiago et responsable de la frontière Nord
- Le brigadier-général Antonio Duvergé (en), commandant de la province d'Azua et de l'armée expéditionnaire du Sud.
Durant la période de la Première République (de 1844 à 1861), l'armée s'organise et gagne en efficacité, ce qui lui permet de vaincre les Haïtiens pendant les 12 années de la guerre d'indépendance, avec 4 campagnes et plus de 15 batailles remportées, parfois en grande infériorité numérique comme à la bataille de Las Carreras (en).
L'armée dominicaine dispose alors d'une bonne structure logistique, d'une bureaucratie efficace, d'une justice militaire rigoureuse, de bonnes structures d'entrainement. Cette bonne organisation est liée aux influences espagnoles mais des équipements d'origines diverses : espagnoles, françaises et même nord-américaines. La plupart des soldats étant des paysans car durant les campagnes, les champs et élevages se retrouvaient abandonnés, ce qui menait à des très fortes baisses de production, un système de rotation est donc mis en place pour avoir en permanence du labeur dans les champs.
Par le décret no 664 du , la première académie militaire est créée avec une capacité de 50 étudiants sur deux ans, cette initiative est abandonnée après la décision d'annexer le pays à l'Espagne. Suite à cette décision, l'armée est démembrée et devient une simple réserve locale de l'armée espagnole, de nombreux soldats et officiers sont remerciés.
Armée de restauration

Nombre de ces officiers et soldats licenciés par l'Espagne rejoignent les insurgés durant la guerre de Restauration, ce qui permet à ces insurgés d'avoir un bon commandement et des troupes expérimentées. Les deux armées, loyaliste et insurgée se combattent alors avec des doctrines similaires.
Le major-général Primo de Rivera commande les renforts espagnols avec le colonel Ferrer Mora comme chef d'état-major, il dirige une armée de ~7 500 hommes et de 18 cannons.
Deuxième République
Après la victoire des Indépendantistes en 1865 une seconde république est mise en place, et l'armée est renforcée par les gouvernements de Buenaventura Báez et de Ulises Heureaux pour stabiliser le pays et rester au pouvoir.
Le , juste après la restauration de la république, l'armée dominicaine est organisée comme suit :
- Le général en chef de l'Armée est le président de la République
- L'état-major du président de la République est composé d'un chef d'état-major, d'un chef d'état-major adjoint, un commandant, deux capitaines, deux lieutenants et quatre sous-lieutenants ainsi que 6 guides.
- Un inspecteur général des armées et deux assistants.
- Deux généraux en chef des frontières avec deux assistants chacun.
- Cinq commandants en chef de province (Santo Domingo, Azua, Santiago, La Vega et El Seibo).
- Trente-quatre commandants pour les communes.
- Les arsenaux sont dirigés par un Directeur général responsable du parc, un chef de la sécurité, un chef des ouvriers, un lieutenant-secrétaire et 20 ouvriers.
- Sept commissaires organisateurs (Santo Domingo, La Vega, Puerto Plata, Santiago, Samaná, Azua, El Seibo) et sept secrétaires.
- Un corps de santé militaire et un hôpital militaire
- Deux bataillons d'infanterie (Le bataillon d'infanterie légère Ozama et le battalion de restauration Cazadores) chacun composé d'un colonel, 2 commandants, un adjudant-chef, un sous-lieutenant porte-étendard, 4 sergents joueurs de clairon, 6 capitaines, 6 lieutenants, 6 sous-lieutenants, 30 sergents, 12 joueurs de clairon, 24 caporaux et 300 soldats.
- Une brigade d'artillerie composée d'un colonel, deux commandants, un adjudant-chef, un sous-lieutenant porte-étendard, un sergent-major joueur de tambour, un officier instructeur, 4 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 20 sergents, 4 joueurs de clairon, 32 caporaux et 200 artilleurs.
- L'armée auxiliaire : Un général en chef de l'armée auxiliaire, un secrétaire et 690 hommes distribués dans les différentes bases militaires et postes de commandement et assistant le reste de l'armée.
Le général Ignacio María González organise de nouveau l'armée, par le décret no 1358 de 1874 il crée :
- À Saint-Domingue, une brigade d'artillerie de 200 hommes divisés en 4 compagnies, et le bataillon Restauración avec un effectif de 300 hommes divisés en six compagnies de 50 hommes, 1 capitaine, 2 lieutenants, 5 sergents, 4 caporaux, un joueur de clairon, un joueur de tambour et 36 soldats.
- À Santiago, le bataillon Yaque sur le même modèle que le bataillon Restauración et une compagnie d'artillerie de 63 hommes.
- À La Vega, un bataillon de chasseurs de 150 hommes divisés en 3 compagnies de 50 hommes, une d'entre elles composée de soldats de Moca et postée dans la ville.
- À Puerto Plata, un bataillon de chasseurs de 250 hommes divisés en 5 compagnies des 50 hommes, et une compagnie d'artillerie de 63 hommes.
- À Samaná une compagnie d'artillerie de 63 hommes.
Entre 1879 et 1880, le général Gregorio Luperón fait réparer les casernes et leurs fortifications, des bâtiments sont construits pour héberger les gouvernorats et les QG militaires de chaque ville. Il achète de nouvelles armes et des uniformes, il fait aussi construire des écoles militaires[2].
Le , le gouvernement de Ulises Francisco Espaillat (en), la loi 523 sur l'organisation et le service de la garde nationale civique, une force de miliciens et de volontaires levés en cas de guerre, tous les hommes entre 18 et 50 ans devaient servir avec l'exception des officiels gouvernementaux, des juges, des prêtres et des invalides. Par le décret no 1834 datée du , le général Luperón met en place le service militaire obligatoire, la réserve nationale doit soutenir les troupes régulières dans leurs actions contre une armée étrangère ou des conflits intérieurs, à Saint-Domingue et dans les capitales provinciales il crée des garnisons et dans les communes, il forme des commandements militaires. Ce système permet de stabiliser le pays pendant quelques années.
Le décret no 1840 daté du , établit des écoles et des académies sont établies dans chaque bataillon pour que les militaires puissent apprendre à lire, écrire et compter pour, selon le Général Luperón, que « la classe militaire, à partir d'aujourd'hui, ne sera plus parmi nous une machine menaçante de sbires du pouvoir, mais plutôt un groupe de citoyens qui connaissent leurs devoirs et savent comment défendre et protéger les droits légitimes des gouvernements et du peuple. ».
Ces lois servent également à idéaliser l'armée qui reste mal disciplinée et équipée et avec 64 généraux de division, 238 généraux de brigade, 412 colonels, 514 commandants, 598 capitaines, 490 lieutenants et 893 sous-lieutenants qui constituaient un fardeau pour l'économie du pays.
En 1892, sous le gouvernement de Ulises Heureaux, l'armée est organisée en corps, dispersés dans les provinces, des unités auxiliaires dans les municipalités et les forces de réserve dans les cantons.
En 1899 les forces de l'armée nationale et du ministère de la guerre et de la marine sont organisées comme suit :
- Ministère de la Guerre et de la Marine : un secrétaire à la Guerre et de la Marine, un officier supérieur, un sous-officier
- État-major du président de la république : Un colonel, un commandant, 16 aides, 4 guides, et un joueur de clairon.
- Artisans militaires : un directeur, un maitre fondeur, un maitre forgeron, un maitre machiniste, un tourneur, un assistant et 4 apprentis
- Hôpital militaire : un directeur médical, un pharmacien, un assistant clinique, infirmier, cuisinier et blanchisseur.
- La marine nationale qui fait partie de l'armée nationale.
- 12 commandements militaires dans les villes de Saint-Domingue, Santiago, Puerto Plata, San Pedro, Azua, La Vega, Monte Cristi, Moca, San Francisco, Seibo, Samaná et Barahona, chacun avec un commandant, une unité de musicien militaire, un secrétaire et un assistant sauf pour le commandement de Azua qui a deux assistants.
- 9 parcs d'artillerie et forteresses : à Saint-Domingue (un chef du parc, un armurier, deux ouvriers), à Santiago et à Puerto Plata (un chef de la forteresse, un chef de l'artillerie, un chef de l'arsenal, un directeur de l'entrepôt, un armurier, deux artisans, un secrétaire), à Monte Cristi et à Moca (un chef de forteresse, un secrétaire et 20 officiers), à San Francisco de Macorís (un garde du parc et un armurier), à la Vega, San Pedro et Samaná, un garde du parc chacun.
- Le service des phares fonctionne comme une dépendance de l'armée et est composé de 3 gardiens de phares à Saint-Domingue, Puerto Plata et San Pedro, et six observateurs (2 à Saint-Domingue, 2 à Puerto Plata, un à Monte Cristi un autre à Samaná).
- Le service de santé : 13 docteurs, un pour chaque province et un pour la ville de Sánchez.
- À Saint-Domingue, le bataillon Ozama : un commandant en chef, un 2d commandant, un instructeur militaire, un major, 4 capitaines, 4 lieutenants, un porte-étendard, 8 sous-lieutenants, 37 sergents dont un sergent des pionniers, un joueur de clairon, un barbier et 240 caporaux et soldats.
- À Santiago, le bataillon Yaque : un commandant en chef, un 2d commandant, un instructeur militaire, un major, 2 capitaines, 2 lieutenants, un porte-étendard, 2 sous-lieutenants, 10 sergents, un joueur de clairon et 120 caporaux et soldats. Une compagnie d'artillerie : un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, 3 sergents, 16 caporaux et soldats.
- À Puerto Plata, un battalion similaire au bataillon Yaque et une compagnie d'artillerie : un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, 3 sergents, 22 caporaux et soldats.
- À Monte Cristi, une compagnie : un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, 3 sergents, un armurier et 30 caporaux et soldats.
- À Dajabón, une compagnie similaire à celle de Monte Cristi.
- À Guayubín, une compagnie similaire à celle de Monte Cristi.
- À San Pedro de Macorís, une compagnie : un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, 5 sergents, 40 caporaux et soldats.
- À Moca, mêmes effectifs qu'à San Pedro de Macorís.
- À Sans Francisco, mêmes effectifs qu'à San Pedro de Macorís.
- À Samaná : une compagnie d'infanterie similaire à celle de San Pedro de Macorís. Une compagnie d'artillerie : un capitaine, 3 sergents, 7 caporaux et soldats.
- À Azua, un bataillon de tireurs d'élite : un commandant, capitaine adjoint, un major, 2 capitaines, 2 lieutenants, un porte-étendard, 2 sous-lieutenants, 10 sergents, un joueur de clairon, 80 caporaux et soldats. Une compagnie d'artillerie : un capitaine, 2 sergents et 17 caporaux et soldats.
- À La Vega : un bataillon avec les mêmes effectifs que celui d'Azua.
- L'Armée auxiliaire, faite des auxiliaires et des gardes-frontière, leurs postes sont à Copay, Las Aguasa, Loma, Bánica, Comendador, Hondo Valle, el Bejuco, Tierra Nueva, El Limón et Boca de Pedernales, pas plus de 100 hommes au total.
- 3 QG frontaliers, un pour la frontière entre La Cruz et Hondo Valle, entre Hondo Valle et El Limón, entre El Limón et Boca de Pedernales. Un chef de frontière, un secrétaire chacun, ainsi que 10, 4 et 2 dragons respectivement.
- La garnison de El Seibo, un capitaine, 2 sergents, 22 caporaux et soldats.
Une garde rurale est créée en 1905 par Carlos Morales Languasco (en), elle a une organisation militaire mais ses missions sont principalement civiles, elle agit comme une force de police. La garde rurale constitue un régiment de 940 hommes organisé comme suit :
- L'état-major : un chef principal, un second chef inspecteur, deux capitaines assistants, un secrétaire général, un sous-lieutenant secrétaire général et un joueur de clairon.
- 4 escadrons de cavalerie chacun constitué d'un capitaine, deux lieutenants, un sous-lieutenant d'intendance, 5 sergents, 8 caporaux, deux clairons, un
maréchal-ferrant, un vétérinaire et 96 gardes divisés en huit escouades de 12 gardes
- 4 compagnies d'infanterie chacune composée d'un capitaine, deux lieutenants, un sous-lieutenant d'intendance, 5 sergents, 8 caporaux, deux clairons un armurier et 96 gardes.
Le Ramón Cáceres la réorganise et la renomme en Garde républicaine. Cette unité, très fidèle au président est utilisée notamment pour mettre fin à une rébellion dans la région du Cibao.
Avec la reprise de contrôle des Américains sur les douanes, un garde-frontière est organisé pour empêcher le commerce illégal, cette garde est faite de 5 officiers américains et 125 hommes. En 1909, l'armée dominicaine est réduite au bataillon Ozama (renommé le régiment Ozama en 1913) et à une batterie d'artillerie de montagne. En 1914, la garde républicaine qui dépendait jusqu'à présent du ministère de l'intérieur et de la police passe sous le contrôle du ministère de l'armée et de la marine sous le nom du corps auxiliaire de garde républicaine.
Par le décret no 5 234 du , l'académie militaire est unifiée avec l'école nautique de la marine sous le nom d'école militaire et de la marine.
Occupation américaine
Pendant l'occupation américaine de 1916 à 1924, l'armée est dissoute.
Le , les États-Unis font débarquer des troupes pour protéger leurs intérêts, le premier contingent de 150 marines débarque du USS Prairie en deux compagnies, la 6e d'infanterie commandée par le capitaine Frederic M. Wise et la 9e équipée de 4 canons de 3 pouces, commandée par le capitaine Eugene Fortson. Le capitaine Frederic M. Wise, commandant du contingent a ordre d'occuper la légation et le consulat ainsi que d'assister le président Jimenes (en) dans le combat contre Desiderio Arias (en).
Le , le rear admiral William B. Caperton arrive dans le pays avec 400 marines, commençant officiellement l'intervention sous prétexte de remettre de l'ordre. Le , la marines ont pris contrôle de Saint-Domingue et Arias avait fui dans les terres. Le , les forces américaines sur l'île atteignent 11 compagnies avec 750 hommes au total.
Le le colonel Pendleton avec une force de 803 hommes et 34 officiers commence la marche vers Santiago, le sous la menace d'un bombardement d'artillerie la ville se rend et l'occupation américaine est complétée. Le , le capitaine Harry Shepard Knapp (en) proclame officiellement l'occupation militaire de la république dominicaine.
La garnison américaine est formée de la 2e brigade elle-même constituée des 3e, 4e et 15e régiments de marines avec leurs QG à Saint-Domingue, Santiago et San Pedro respectivement, au total environ 3000 soldats et officiers, en 1919, le premier escadron aérien de la marine les rejoint. Le Modèle:13 septembre 1916, le président provisoire Francisco Henríquez y Carvajal (en) dissout l'armée avec le prétexte de réduire les dépenses. Le personnel est dédommagé avec des bons. La garde républicaine et la police municipale sont maintenues.
Le , le gouverneur militaire de Saint-Domingue, l'amiral HS Knapp établit la garde nationale dominicaine avec un investissement de 500 000 $, il est constitué de 21 officiers américains, quelques Portoricains, 17 Dominicains et 691 enrôlés pour un total de 729 hommes. Cette nouvelle unité absorbe la garde républicaine et les 70 gardes-frontières, cette organisation est commandée par le colonel GC Thorpe.
Avec l'ouverture de l'académie militaire d'Haina, les Américains décident d'entrainer des officiers natifs pour prendre la charge de la garde nationale. En 1917, l'instructeur était Robert C. Kilmartin Jr., le dictateur Rafael Trujillo est diplômé de cette académie.
Le , la garde nationale dominicaine est renommée Police Nationale Dominicaine. Avant ce renommage, 1 500 fusils Krag-Jørgensen sont commandés avec un prix de 7,75 $ unité.
Troisième République
Administration Vásquez (1924-1930)

Après l'occupation, le gouvernement de Horacio Vásquez reprend le contrôle, le pays est plutôt stable.
Le , après que la police nationale dominicaine ait été convertie en Brigade Nationale par la loi no 708, le brigadier général Rafael Trujillo donne son premier ordre, organiser cette nouvelle brigade en deux régiments et un commandant avec le grade de brigadier général avec l'état-major suivant : un chef d'état-major, un major aide de camp, un major juriste et de renseignement, un major Quartier-maître général, un capitaine assistant du quartier-maitre général, un lieutenant assistant de l'aide de camp, un lieutenant directeur de la musique, un sous-lieutenant, assistant du directeur de la musique.
Les deux régiments sont composés de deux bataillons chacun et commandés par un lieutenant-colonel avec pour état-major un capitaine adjudant du régiment, un capitaine inspecteur médical, un lieutenant quartier-maître du régiment. le premier régiment est stationné et distribué dans le sud du pays, avec son quartier général à Saint-Domingue et composé des 1er et 2e bataillons. Le second régiment distribué dans le nord et avec un QG à Santiago est composé des 3e et 4e bataillons. Chaque bataillon est commandé par une major avec un lieutenant adjudant du bataillon et un sergent-major.
Les bataillons sont constitués de compagnies distribuées comme suit :
- 1er bataillon (Saint-Domingue) : la 2e compagnie à Saint-Domingue, 5e compagnie à Barahona, la 9e compagnie à Azua, la 12e à Nigua.
- 2e bataillon (Saint-Domingue) : la 1re compagnie à San Pedro de Macorís, 7e compagnie à Saint-Domingue, 11e compagnie à El Seibo et le détachement militaire présidentiel à Saint-Domingue.
- 3e bataillon (San Francisco de Macorís) : la 3e compagnie à La Vega, la 6e compagnie à San Francisco de Macorís et la 13e compagnie à Samaná avec son quartier général à Sánchez.
- 4e bataillon (Santiago) : la 4e compagnie à Monte Cristi, la 8e compagnie à Puerto Plata et la 10e compagnie à Moca.
La loi no 928 du la brigade nationale est renommée Armée Nationale.
En 1930, la loi autorise les effectifs suivants : un brigadier général (Trujillo), un colonel commandant le second régiment, deux lieutenants-colonels, 1 major quartier-maître général, un major adjudant, un major légiste et de renseignement, 4 majors commandants de bataillon, 1 capitaine assistant du quartier-maître, 2 capitaines inspecteurs médicaux, 18 capitaines commandants de compagnie, 4 lieutenants adjudants de bataillons, 2 lieutenants quartier-maîtres de régiment, 36 lieutenants, 36 sous-lieutenants, 24 cadets, 2 sergents du corps médical, 7 sergents-majors, 88 sergents, 140 caporaux, 18 caporaux du corps médical, 18 cuisiniers, 18 joueurs de clairons, 18 artisans, 1372 soldats et 26 soldats du corps médical.
Dictature de Rafael Trujillo (1930-1961)

Durant le gouvernement du général Rafael Trujillo, l'armée dominicaine prend sa forme moderne, elle prend une grande responsabilité dans le contrôle du pays et le maintien du régime. Le décret no 2 du gouvernement Trujillo établit le corps des aides du président de la république, formé par :
- 1 colonel, 1 major, un capitaine, 2 lieutenants et 3 sous-lieutenants au service du vice-président
- 1 major, 2 capitaines, 3 lieutenants et 4 sous-lieutenants au service du président.
Le , les gardes-frontières sont organisés, commandés par un major dont le quartier général est situé à Las Matas de Farfán avec un personnel de 1 capitaine, 3 lieutenants, 1 lieutenant du corps médical, 4 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 9 sergents, 17 caporaux, 131 soldats et 2 soldats du corps médical.
Deux ans plus tard, le , les gardes-frontières sont placés sur le contrôle du nouveau ministère de la frontière jusqu'à la dissolution de ce dernier le .
Le le détachement de radio, télégraphie et signaux est créé. Par le décret no 629, les régions militaire Nord et Sud sont créées, chacunee commandée par un major, commandant inspecteur régional. Un centre d'enseignement fonctionnant comme une académie militaire est créée, formé d'un état-major et de trois compagnies nommées A, B et C.
En 1933, l'armée nationale est composée d'un QG de brigade, un centre d'enseignement, une intendance générale, 18 compagnies d'infanterie, une compagnie de sapeurs, une fanfare, le détachement de quartier-général, le détachement d'intendance, le détachement de radiotélégraphie et signaux et un détachement à cheval. Au total les effectifs autorisés sont de 2 331 hommes distribués dans les grades comme suit : 1 brigadier général, 1 colonel, 5 lieutenants-colonels, 6 majors, 25 capitaines, 45 lieutenants, 42 sous-lieutenants, 37 cadets, 15 sergent-major, 101 sergents, 160 caporaux, 21 cuisiniers, 21 artisans, 1608 soldats, 42 musiciens, 30 radiotélégraphes, 69 soldats du corps médical et 60 spécialistes.
Le , une régiment nommé Generalísimo Trujillo est formé des compagnies A, B et C ainsi que de la 16e d'infanterie, une compagnie de mitrailleurs et un escadron de cavalerie. En 1935, un autre régiment nommé Ramfis est formé par les 2e,7e,17e,20e et 21e compagnies. En 1936, le régiment Generalísimo Trujillo est réorganisé comme suit :
- Un QG du régiment commandé par un colonel.
- Le 1er bataillon est commandé par un lieutenant-colonel, un lieutenant et constitué de de la compagnie d'artillerie, la compagnie de mitrailleurs, et les 22e, 23e et 25e compagnies.
- le 2e bataillon commandé par un major et un lieutenant est composé des 2e, 7e, 15e et 21e compagnies.
- le 2e bataillon commandé par un major et un lieutenant est composé des 16e, 24e et 24e compagnies et de l'escadron de cavalerie.
- le commandement de Saint-Domingue et l'hôpital militaire sont également attachés à ce régiment.
Fin 1935 les équipements de l'armée nationales sont :
- 1 char Schneider CA1, premier char de l'armée dominicaine assigné à la compagnie de mitrailleurs et d'artillerie du régiment Generalísimo Trujillo.
- Mitrailleuses : 7 mm Colt, Browning 1919, Vickers, pistolet-mitrailleur Thompson, etc.
Artillerie : 37 mm Hotckins, 10 mm Salva, 75 mm Krupp, avec de mortiers et d'autres canons de petits calibres.
- Fusils : l'armée utilise une grande variété de fusils et de pistolets durant cette période dont des Remington, des Browning BAR, des Springfield M1903, des Gewehr 93 et des Krag-Jørgensen.
En 1937, l'armée compte 3 839 hommes incluant la police. en 1942, l'armée à 3 500 hommes et la police 900, armés de 2 409 Gewehr 93 et de 1 800 Krag-Jørgensen laissés par les États-Unis en 1924, 38 Springfield, 13 mortiers, 27 mitrailleuses Browning, 49 mitrailleuses Tompson, 1 765 pistolets et revolvers. Une étude de deux experts américains inspecte les arsenaux et conclut que 481 Krag-Jørgensen, 547 Mauser et 38 Springfield ne remplissent pas les critères d'utilisation dans l'armée américaines.
Après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, la république dominicaine déclare la guerre au côté des Alliés mais ne participe pas, l'armée profite néanmoins du programme Lend-Lease américain pour recevoir l'équivalent de 1,6 million de dollars de matériel, dont 4 M3A1 Half-track, 37 camions de différents types et 30 motos[3].
Le , l'armée crée une garde présidentielle avec mission de garder le palais présidentiel et de former les troupes à rendre les honneurs militaires lors des évènements officiels.
Régime de Balager - présent

L'armée du gouvernement Balaguer, est une force imposante héritée du régime de Trujillo organisée en 3 brigades d'infanterie et une brigade CEFA, entité distincte de l'armée. La première brigade, basée à Saint-Domingue et commandée par le général Neit Nivar Seijas est formé de 3 bataillons avec un effectif total de 2 198 hommes. La deuxième brigade, basée à Santiago et commandée par le général Guarionex Estrella Sadhalá est formée de 5 bataillons pour un total de 2 482 hommes. La troisième brigade, basée à San Juan de la Maguana est commandée par le colonel Francisco Medina Sánchez est formée de 2 bataillons pour un total de 1 285 hommes.
EN 1989, l'armée dominicaine a environ 13 000 hommes distribués dans quatre brigades de trois à cinq bataillons d'infanterie et quelques unités de soutien. Il y avait un total de 17 bataillon d'infanterie, plusieurs d'entre eux sont assignés à des missions de police. Il existe également un bataillon d'artillerie, un bataillon blindé et un bataillon de génie militaire.
Stationnés près de Saint-Domingue, la première brigade à 5 bataillons d'infanterie et le bataillon de génie militaire. La deuxième brigade et la troisième brigade situées à Santiago et Barahona respectivement sont dispersées dans le pays et ils s'occupent de missions locales. La quatrième brigade, située à San Isidro, près de la capitale assure la formation des hommes, elle contrôle 3 bataillons d'infanterie et le bataillon blindé. Le bataillon d'artillerie est également positionné à San Isidro. Une autre unité indépendante mais puissante est le commandement du soutien au combat qui inclut le bataillion de garde présidentielle, la police militaire et les unités de santé et d'intendance.
Équipements
Une liste d'équipements achetés par l'armée dominicaine, (certains ont peut être été retirés du service) :
- Armes légères
- Des pistolets Colt M1911A1 en .45 ACP[4].
- Des pistolets-mitrailleurs Beretta 38/49 en 9 mm[4].
- Des pistolets-mitrailleurs Uzi en 9 mm[4].
- Des fusils d'assaut FN FAL en 7,62 mm[4].
- Des fusils d'assaut HK G3 en 7,62 mm[4].
- Des fusils d'assaut CETME Modèle B/C en 7,62 mm[4].
- Des fusils d'assaut M14 en 7,62 mm[4].
- Des fusils d'assaut Saco M60 en 7,62 mm[4].
- Des fusils d'assaut FN MAG en 7,62 mm[4].
- Des mitrailleuses Browning M1919A4 en 7,62 mm[4].
- Des mitrailleuses Browning M2 HB en 12,7 mm[4].
- Des lances-grenades M79 en 40 mm[4].
- Des canons sans recul M67 de 90 mm[4].
- Véhicules
- 12 Char M41 Walker Bulldog d'ocasion commandés aux États-Unis en 1982[5],[6].
- 25 Half-track M3 ou M5 d'occasion achetés aux États-Unis en 1949 et reçus l'année suivante[5] plus les 4 véhicules reçus lors du programme lend-lease.
- 30 M3A1 Scout Car d'occasion commandés en 1950 aux États-Unis et reçus la même année[5].
- 8 Commando V-150 achetés aux États-Unis en 1979 et reçus l'année suivante[5],[6].
- 24 VAMTAC BN3 ST5 achetés à l'Espagne en 2022 et reçus l'année suivante.
- Des AML dont 20 sont en service en 1989 [6].
- 15 AMX 13/75 achetés à la France en 1957 et reçus l'année suivante[5],[6].
- 20 à 25 Strv-M/41 (en) d'occasion achetés à la Suède en 1960[5].
- Artillerie
- 22 obusiers M101 de 105 mm d'occasion achetés aux États-Unis en 1958 et reçus l'année suivante[5],[6].
- Des canons sans recul M40A1 de 105 mm[4],[6].
- Des mortiers Soltam M-66 (en) de 160 mm[4].
- 24 mortiers ECIA de 120 mm achetés à l'Espagne en 1982 et reçus la même année[5],[6].
- Des mortiers M30 (en) de 107 mm[4].
- Des mortiers M1 de 81 mm[4],[6].
Références
- (en)/(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Dominican Army » (voir la liste des auteurs) et en espagnol « Ejército de República Dominicana » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (es) « Oganigrama Institucional », sur site de l'armée dominicaine (consulté le )
- ↑ (es) José Gabriel García, Colección de leyes y decretos, República Dominicana, New York Public Library, Imprenta Hermanos García,
- ↑ (en) OFFICE, CHIEF OF FINANCE WAR DEPARTMENT, « Lend-Lease Shipments of World War II », sur ibiblio.org, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 (en) Terry J Gander, Jane's Infantry Weapons, 2003-2004, , 908 p. (ISBN 0 7106 2548 0, lire en ligne), p. 866
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Arms transfers database », sur SIPRI (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Table 8. Dominican Republic: Major Army Equipment, 1989 », sur country-data, (consulté le )
- Voir aussi
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