Arnaldo Fioretti
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Arnaldo Fioretti, né le à Montegiorgio et mort le à Rome, est un journaliste, médecin, syndicaliste et homme politique fasciste italien.
La guerre et les première année de militantisme syndical
Fils d'Alessandro et d'Emidia Neri, Arnaldo Fioretti sorti diplômé de médecine puis exerça comme chirurgien aux Hôpitaux unis (Ospedali riuniti) de Rome. Durant la Première Guerre mondiale, il combattit sur le front comme lieutenant médical au sein du 93e régiment d'infanterie et fut blessé. Après la guerre, le , il adhéra à la Fédération romaine du Parti national fasciste (PNF)[1].
Durant ces années, il avait commencé à travailler comme journaliste et s'était engagé dans le milieu syndical, devenant l'un des plus proches collaborateurs d'Edmondo Rossoni ; en 1923, il faisait partie de la rédaction de Polemica fascista, un hebdomadaire fractionnaire romain, aux côtés d'Augusto Crò (1900-?) et de Giacomo Cipriani-Avoglio[1]. Toujours en 1923, avec la nouvelle organisation des corporations (), il fut nommé secrétaire général de la Corporazione nazionale sanitaria (Corporation nationale de santé) et intégra le directoire national des corporations[1].
La crise syndical de 1924
Quelques mois après sa nomination, l'assassinat de Giacomo Matteotti () déclencha une crise profonde au sein du fascisme et notamment au niveau syndical. Durant les derniers mois de l'année, l'idée d'une indépendance des corporations vis-à-vis du fascisme commença à gagner du terrain. Le , Nuovo Paese publia un entretien avec lui, dans lequel il critiquait la politique du gouvernement à l'égard des syndicats et, plus généralement, des classes moyennes et du prolétariat. Le sujet fut une nouvelle fois mis au centre des débats lors de la réunion du 30 et , réunion à laquelle Fioretti assista et au cours de laquelle il déclara que, bien que ne voulant pas « faire la guerre au Duce et au fascisme », il se déclarait malgré tout favorable à « l’autonomie des corporations vis-à-vis du Parti fasciste » ; cette intervention faisait en outre réponse aux déclarations de Emdondo Rossoni qui accusa de « trahison et de lâcheté quiconque souhaitait alors abandonner Mussolini ou le parti »[2].
Après le discours de Mussolini le et la fin des projets de scission, Fioretti s'éloigna de Rossini en commençant à critiquer sa politique syndicale, cela ne l'empêchant pas d'être nommé rédacteur en chef, en 1926, de Il Lavoro d'Italia, organe de la Confederazione nazionale dei sindacati fascisti (Confédération nationale des syndicats fascistes) dirigée par celui-ci[1].

En 1928, la Confédération fut scindée en sept associations distinctes (le « sbloccamento »), marquant la subordination totales des syndicats au parti et la mise à l'écart de « l’ancienne direction syndicale, désormais représenté principalement par Razza, Fioretti et quelques d’autres, [qui] commença à perdre progressivement son importance et prestige. Si bien que l’on peut dire qu’à partir de ce moment le syndicalisme fasciste sortit pratiquement de la scène pour se réduire à un instrument dépourvu d’autonomie, de pouvoir et de prestige »[2].
Président de la Confédération nationale des syndicats industriels fascistes
Par la suite, Fioretti fut nommé président de la Confederazione nazionale dei sindacati fascisti dell'industria (Confédération nationale des syndicats industriels fascistes) et entra officiellement en fonction le [1]. En tant que président de la Confédération nationale, il rejoignit le Grand Conseil le et y demeura membre pendant toute la durée de son mandat. Il devint également codirecteur du journal Il Lavoro fascista dirigé alors par Luigi Fontanelli[1].
Dès sa nomination à la présidence, il tenta de revitaliser la structure organisationnelle de la Confederazione nazionale dei sindacati fascisti (Confédération nationale des syndicats fascistes), mais sans grand succès, principalement en raison du contrôle étroit exercé par le parti sur les structures syndicales[1]. Ses efforts se limitèrent donc à défendre l'autonomie restante du syndicat, le plaçant ainsi à plusieurs reprises en conflit avec les directives du parti. Peu après son entrée en fonction, il plaida pour un rapprochement du syndicat avec l'Opera Nazionale Dopolavoro puis intervint lors du premier Congrès interprovincial des syndicats fascistes (Congresso interprovinciale dei sindacati fascisti) tenu le à Milan. Durant le congrès, Fioretti tint un discours vivement critiqué par Mussolini lui-même, qui parla du « ton démagogique du congrès milanais » et entra en conflit avec plusieurs fascistes dont Arnaldo Mussolini[1].
Entre-temps, Fioretti fut élu à la XXVIIIe législature lors des élections du 24 mars 1929 puis lors de la XXIXe législature, élue le , et du au , il siégea à la Chambre des faisceaux et des corporations[1].

Après l'exclusion
En tant que président de la Confederazione nazionale dei sindacati fascisti (Confédération nationale des syndicats fascistes), il dirigea la revue Il Lavoro industriale de jusqu'à sa démission. Après plusieurs désaccords syndicaux, Fioretti fut contraint de démissionner par Giuseppe Bottai le [1]. Par la suite, il accusa Bottai d'être le principal responsable de la création des corporations et déclara que celles-ci, dont les pouvoirs étaient « purement consultatifs », n'avaient pas été « prises au sérieux » par le ministère des Corporations[1].
Au cours de cette année, il intégra néanmoins l'une des sept guildes, ayant été nommé au Consiglio della Corporazione dello spettacolo (Conseil de la Corporation du divertissement), représentant les ouvriers[1]. Il demeura membre de ce Conseil jusqu'en 1943 et, grâce à cette fonction, il rejoignit à la fois le Conseil national des corporations et la Chambre des faisceaux et des corporations. La même année, 1943, il fut également appelé à occuper le poste de membre du conseil consultatif du gouvernorat de Rome et, après le , rejoignit la République sociale italienne (RSI)[1].
Le syndicalisme après la guerre
Après la guerre, il reprit activement ses activités syndicales et fonda le Mouvement syndical italien (Movimiento Sindicale Italiana) en 1946 avec Amilcare De Ambris, Luigi Fontanelli et les rescapés du syndicalisme fasciste[1]. Officiellement établi à Rome en , le mouvement vit Fioretti nommé membre de son comité exécutif. Dès 1946, il collabora à Rassegna del lavoro , l'organe du Mouvement, dont il devint codirecteur en 1949[1].
Notes et références
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique (pour Arnaldo Fioretti)
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