Edmondo Rossoni

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edmondo RossoniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Edmondo Rossoni
Fonctions
Conseiller à la chambre des Corporations
XXXe législature du royaume d'Italie
-
Ministre de l'Agriculture et des Forêts du royaume d'Italie
-
Giuseppe Tassinari (en)
Député
XXIXe législature du royaume d'Italie
-
Sous-secrétaire d'État au Conseil des ministres du royaume d'Italie (d)
-
Député
XXVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
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RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edmondo RossoniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Conflit
Distinction

Edmondo Rossoni, né le à Tresigallo, dans la province de Ferrare en Émilie-Romagne et mort à Rome le , est un journaliste, syndicaliste et homme politique italien.

Syndicaliste révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, il participe à la fondation, en 1918, de l'Union italienne du travail (UIL) aux côtés d'autres « interventionnistes de gauche », dont le programme influence Mussolini, et publie le journal L'Italia nostra. Ayant adhéré au fascisme, il organise en 1922 la Confédération nationale des organisations syndicales (fasciste) puis devint sous-secrétaire de la présidence du Grand Conseil du fascisme (1932-1935) et enfin ministre de l'Agriculture et des Forêts (1935-1939). Il fut l'un des théoriciens du syndicalisme fasciste, avec d'autres intellectuels fascistes tels Bottai ou Rocco. S'étant opposé à Mussolini en votant en faveur de l'Ordre du jour Grandi, motion par laquelle Mussolini est démis, Rossoni est condamné à mort par contumace, avec les 19 autres personnalités fascistes ayant voté la motion Grandi, lors du procès de Vérone organisé par le « tribunal spécial pour la défense de l'État de la République sociale italienne (it) ».

En , à la fin du conflit et de la chute définitive des restes du régime fasciste Rossoni est condamné cette fois à la prison à perpétuité par un tribunal du royaume d'Italie. Déjà réfugié au Vatican, il réapparaît au Canada où il reste un an, avant de revenir, amnistié, en 1948. Rossoni se retire alors de la vie politique, et meurt en 1965.

Les jeunes années

Les premières années de politique

Après avoir passé son baccalauréat en lettres, Edmondo Rossoni adhère au Parti socialiste italien (PSI) et participe activement aux grèves des ouvriers agricoles de 1903-1904. En , il s'établit à Milan: deux ans plus tard, il est élu membre du groupe de propagande syndicaliste de la fédération milanaise. Convaincu par l'antimilitarisme ambiant, il devient alors correspondant de la Jeunesse socialiste (Gioventù socialista). Opposé au réformisme, il appelle à la rupture avec la Confederazione Generale del Lavoro, fondée en 1906, ainsi qu'avec le PSI, aux côtés d'Alceste De Ambris et Michele Bianchi. Il quitte alors (en 1907) la fédération milanaise du PSI, et se consacre à plein temps à l'activité syndicale.

Aux côtés de bon nombre d'Italiens proches du syndicalisme révolutionnaire, il est alors influencé par les idées de Georges Sorel. Il collabore de temps à autre à la Pagine Libre de Lugano, une revue nationaliste et prolétarienne fondée par le juriste Angelo Oliviero Olivetti, qui disparaîtra après la guerre de Libye en 1911-1912.

L'exil

Commissaire administratif de la chambre de travail de Plaisance, Edmondo Rossoni tient des discours révolutionnaires qui lui valent, le , une condamnation à quatre ans de réclusion et à deux de surveillance spéciale [1]. Comme d'autres camarades, il s'exile alors à Nice. Se sentant menacé, il part finalement pour le Brésil, où il trouve du travail auprès du journal Il Fanfulla (it) grâce au camarade Alceste De Ambris, qui fut par la suite proche du premier « fascisme révolutionnaire » (le sansepolcrismo, du nom de la réunion de la piazza San Sepolcro, en 1919), avant de rejoindre les Arditi del Popolo puis de s'exiler. Cependant, après quelques semaines, Rossoni est expulsé du Brésil pour « activité subversive ». Il s'établit alors à Paris, puis, s'en va en juillet 1910 pour New York, où il adhère à la « Fédération socialiste italienne » du socialiste Giacinto Menotti Serrati[1]. Durant ces années, il publie la Bandiera del Popolo (« Le drapeau du peuple »), revue à laquelle participa Enrico Leone, qui avait préfacé en 1906 l'édition italienne des Réflexions sur la violence de Sorel, ainsi que Corridoni, l'un des signataires du manifeste interventionniste des Faisceaux d'action internationaliste le . Devenu organisateur de la fédération, il devient rédacteur au quotidien Le prolétaire (Il Proletario) avant d'être arrêté pour incitation à la grève.

La période nationaliste

Edmondo Rossoni rentre en Italie en janvier 1913, dix-huit mois avant la Semaine rouge et l'attentat de Sarajevo. Il est nommé secrétaire du syndicat provincial du bâtiment de Modène, où il dirige une grève de soixante-dix jours qui se conclut par un échec. Craignant une nouvelle arrestation, il s'exile à nouveau aux États-Unis, où il prend la direction de Il Proletario. Au début de la Première Guerre mondiale, il se range dans l'aile interventionniste de gauche, ce qui l'incite à démissionner de son journal, qui reste fidèle au neutralisme ; le directeur du journal, Serrati, participera en 1915 à la Conférence de Zimmerwald prônant l'internationalisme prolétarien. Mis en minorité à Parme avec les autres interventionnistes lors du congrès de l'Union syndicale italienne (USI) en , Rossoni quitte celle-ci et prend la tête de La Tribuna, un quotidien nationaliste qu'il rebaptise L'Italia nostra[1] en 1918, après avoir brièvement participé aux combats.

Désormais solidement ancré dans le camp nationaliste, il participe en à la fondation de l'Union italienne du travail (UIL), anti-communiste et anti-socialiste, aux côtés d'autres interventionnistes exclus de l'USI, tels Alceste De Ambris, Filippo Corridoni, Michele Bianchi et Cesare Rossi.

Ayant constitué un mouvement syndical énergique à Ferrare, auquel il donne le nom de Chambre syndicale[2], il devient secrétaire de l'UIL. En , il anime à Dalmine (Lombardie) la grève générale proclamée le par l'UIL dans l'usine métallurgique[2]. Le Biennio Rosso est en marche. Huit jours plus tard, Rossoni est parmi les 119 militants présents à l'assemblée générale de la piazza San Sepolcro, à Milan, réunion hétéroclite qui rassemble anciens combattants, futuristes ainsi que Mussolini, qui était venu à Dalmine délivrer un discours, et le futur quadriumvirat de la marche sur Rome. La réunion chaotique de Milan finit par aboutir à la décision de fonder les Faisceaux italiens de combat, auxquels participa Rossoni.

Ce dernier devient alors directeur de la Chambre du travail de Rome. Après les élections de novembre 1919, marquées par une progression importante du Parti socialiste (PSI), Rossoni est petit à petit marginalisé au sein de l'UIL. Il accepte alors de diriger en juin 1921 la Chambre de travail fasciste de Ferrare, devenant le représentant d'un « socialisme national » ou « socialisme des producteurs » et des aspirations de la « nation prolétarienne ». En , le premier congrès des nouveaux syndicats qui ont émergé un peu partout durant le Biennio Rosso se tient à Ferrare, là où Rossoni avait fondé la « Chambre syndicale » [2].

Le fascisme au pouvoir

Notes et références

Liens externes

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