Arnaud Cohen
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| Naissance | |
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| Nationalité |
Franco-portugaise |
| Activités |
Arnaud Cohen est un sculpteur et un plasticien franco-portugais, né le à Paris.
Carrière
La pratique de Arnaud Cohen, autant pour des problématiques mémorielles qu'écologiques, est essentiellement tournée vers le collage et l'assemblage d'objets existants ou de représentations existantes. Cette pratique lui permet également, déclare-t-il, de « résister à toute tentation décorative »[1].
Depuis 2020, Arnaud Cohen est cofondateur et directeur de Babel Mallorca, résidence et espace d'exposition à destination des curateurs internationaux à Cala Figuera, Espagne[2].
Œuvres
Campagnes JPR
Depuis 2005, date de la création de son personnage fictif Jean-Paul Raynaud, archétype de l'artiste officiel, Arnaud Cohen s'empare de la forme des campagnes d'affichage politique. Il a ainsi collé en différents lieux de fausses affiches aux slogans ambigus et raillant les rapports des artistes français à l'institution[3] tel que « En France les artistes exigent que les galeries soient nationalisées sinon à quoi bon faire de l'art officiel ».
Dansez sur moi
Dansez avec moi traite d'un épisode local de la Collaboration. Cette œuvre a été présentée dans le cadre d'une exposition monographique au Kunstverein am Rosa Luxembourg Platz de Berlin en 2017 ainsi qu'au Mémorial de la Shoah en 2018 dans le cadre de l'exposition Regards d'artistes rassemblant les œuvres de cinq artistes contemporains sur la Shoah.
L’œuvre de Arnaud Cohen est composée de trois tombes fictives : celle de Maurice Rocher, propriétaire d’usines, Jean Bichelonne, ministre de Vichy et partisan de la Collaboration, polytechnicien en charge avec Albert Speer de la mission d'intégrer les usines françaises au complexe militaro-industriel du 3e Reich, et de Wernher Von Braun, qui dirige l’usine souterraine des fusées V1 et V2 du camp de Dora[4].
L'œuvre d'Arnaud Cohen a fait l'objet d' une exposition monographique et d'une rétrospective au musée de Sens de juin à . Menacée de censure[5], l'exposition a été maintenue dans son intégralité grâce au soutien de l'Association internationale des critiques d'art.
