Arrondissement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
arrondissement français en Île-de-France
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L'arrondissement de Saint-Denis est une division administrative française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.
| Arrondissement de Saint-Denis | |
Situation de l'arrondissement de Saint-Denis dans le département Seine-Saint-Denis. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Île-de-France |
| Département et collectivité territoriale |
Seine-Saint-Denis |
| Chef-lieu | Saint-Denis |
| Code arrondissement | 933 |
| Démographie | |
| Population | 453 671 hab. (2023) |
| Densité | 9 571 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 56′ 01″ nord, 2° 21′ 23″ est |
| Superficie | 47,4 km2 |
| Subdivisions | |
| Communes | 9 |
| modifier |
|
L'arrondissement a un homonyme exact à La Réunion.
Histoire
Département de la Seine
Saint-Denis fut érigée en 1800 en l'une des sous-préfectures du département de la Seine, supprimé par la loi du , qui créa le département de Paris et les trois départements de la petite couronne. Cette première sous-préfecture fut partiellement supprimée le , l'arrondissement de Saint-Denis étant conservé mais administré directement par le préfet de la Seine (il n'y a donc plus de sous-préfet de Saint-Denis)[1].
- Composition
L'arrondissement, initialement subdivisé par les quatre cantons de Nanterre (renommé en canton de Courbevoie en 1829[2]), Neuilly, Pantin et Saint-Denis[3], a été redécoupé en 12 cantons en 1893 :
- Canton de Nanterre puis de Courbevoie (1800-1967) (le chef-lieu de ce canton a été transféré de Nanterre à Courbevoie en 1829)
- Canton d'Asnières-sur-Seine (1893-1967)
- Canton de Puteaux (1893-1967)
- Canton de Colombes (1908-1967)
- Canton de Neuilly-sur-Seine (1800-1967)
- Canton de Boulogne-Billancourt (1893-1967)
- Canton de Clichy (1893-1967)
- Canton de Levallois-Perret (1893-1967)
- Canton de Pantin (1800-1967)
- Canton de Noisy-le-Sec (1893-1967)
- Canton de Saint-Denis (1800-1967)
- Canton d'Aubervilliers (1893-1967)
- Canton de Saint-Ouen (1893-1967)
L'arrondissement fut supprimé en 1968, lors de la mise en place des départements de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine.
Département de la Seine-Saint-Denis
L'arrondissement de Saint-Denis du département de la Seine-Saint-Denis a été recréé par le décret no 93-259 du , par démembrement de l'arrondissement de Bobigny[4].
Compétences administratives

Cet arrondissement, de création récente, ne disposait pas encore d'une sous-préfecture de plein exercice. Elle occupait les bureaux de l'ancien office HLM de la Ville de Saint-Denis, qui a été intégré dans l'OPAC communautaire de Plaine Commune.
Les services de la sous-préfecture sont consacrés à l'accueil du public étranger pour la délivrance des titres de 10 ans pour les résidents et des documents de circulation pour enfant mineur et des titres de voyage pour les réfugiés. La sous-préfecture traite également des demandes de subventions pour les associations et de dotations au titre de la politique de la ville pour les 9 communes de l'arrondissement. Depuis le , le service des naturalisations a été transféré à la préfecture à Bobigny. Les autres services à la population, et notamment la délivrance de titres d'identité et de voyages des résidents français (CNI, passeport) ou de documents administratifs (carte grise, permis de conduire, autorisation d'évènements) sont assurés à la Préfecture de la Seine-Saint-Denis à Bobigny[5].
En 2022, la sous-préfecture est devenue une sous-préfecture de plein exercice avec son installation, après une période de travaux de réhabilitation quelques mois, dans l'Ancienne succursale de la Banque de France rue Catulienne. Ce changement de statut a été voulu par le Plan gouvernemental de l'État plus fort en Seine-Saint-Denis de 2019[6] qui vise à assurer notamment un meilleur service public aux séquano-dyonisiens. Actuellement, la sous-préfète de Saint-Denis est Animya N'Tchandy, depuis le .
Composition
- Arrondissements entre 1800 et 1860 (du 25 fructidor an IX)
- Arrondissements entre 1860 et 1893 (loi du 16 juin 1859)
- Arrondissements entre 1893 et 1908 (loi du 13 avril 1893)
- Arrondissements entre 1908 et 1929 (loi du 14 avril 1908)
- Arrondissements entre 1929 et 1967 (décrets du 3 avril 1925 et 18 avril 1929)
- Arrondissements entre 1993 et 2016
- Arrondissements depuis 2017
- Arrondissement de Paris
- Arrondissement de Saint-Denis
- Arrondissement de Sceaux
De 1800 à 1967, l'arrondissement de Saint-Denis était inclus dans le département de la Seine et se composaient de 4 cantons jusqu'en 1893, puis 12 cantons jusqu'en 1908, puis 13 cantons jusqu'à la dissolution du département.
- Canton de Boulogne-Billancourt (Commune de Boulogne-Billancourt) ;
- Canton de Neuilly-sur-Seine (Commune de Neuilly-sur-Seine) ;
- Canton de Levallois-Perret (Commune de Levallois-Perret) ;
- Canton de Clichy (Commune de Clichy) ;
- Canton de Courbevoie (Communes de Courbevoie et Colombes)
Ce canton est scindé en 1908 pour permettre la création du canton de Colombes, constitué des communes de Colombes, Bois-Colombes (commune créée en 1896) et La Garenne-Colombes (commune créée en 1910), le canton de Courbevoie n'étant désormais constitué que de la commune de Courbevoie[7] ; - Canton de Puteaux (Communes de Puteaux, Nanterre et Suresnes) ;
- Canton d'Asnières-sur-Seine (Communes d'Asnières-sur-Seine et Gennevilliers) ;
- Canton de Saint-Denis (Commune de Saint-Denis) ;
- Canton de Saint-Ouen-sur-Seine (Communes de Saint-Ouen-sur-Seine, Épinay-sur-Seine, L'Île-Saint-Denis) ;
- Canton d'Aubervilliers (Communes d'Aubervilliers, La Courneuve, Dugny, Pierrefitte-sur-Seine, Stains, Villetaneuse) ;
- Canton de Pantin (Communes de Pantin, Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais) ;
- Canton de Noisy-le-Sec (Communes de Noisy-le-Sec, Bobigny, Bondy, Drancy, Le Bourget, Romainville, Rosny-sous-Bois, Villemomble)[8].
À partir de 1993, l'arrondissement est composé de 9 communes, qui constituent la totalité de la communauté d'agglomération Plaine Commune du au , de l'établissement public territorial Plaine Commune, composante de la métropole du Grand Paris, à partir du .
Au , l'arrondissement groupe les 9 communes suivantes[9] :
Démographie
En 2023, l'arrondissement comptait 453 671 habitants[Note 1].
Sous-préfets
1800-1880 : sous-préfets de Saint-Denis dépendant du préfet de la Seine :[12]
- Louis, Auguste Dubos, sous-préfet de Saint-Denis (ou sous-préfet de Franciade ?) le 14 germinal an VIII ()
- Pierre, Jean, René, Frédéric Le Roy de Chavigny (1783-1866), sous-préfet de Saint-Denis le
- Jacques, Joseph, Guillaume Dalon (1795-1874), sous-préfet de Saint-Denis le
- Adrien, Sébastien Bourgeois de Jessaint (Adrien-Sébastien de Jessaint), sous-préfet de Saint-Denis le
- Reconnaissant, le conseil municipal de la commune de La Chapelle (commune de l'arrondissement de Saint-Denis) donna son nom à la rue de Jessaint[13]. Cette voie fait partie du territoire annexé par Paris en 1860 : la commune de La Chapelle fut supprimée à cette occasion.
- Édouard, Jules, Edmond Mazères, sous-préfet de Saint-Denis le
- Lucien Méchin, sous-préfet de Saint-Denis le
- D. de Langlard, sous-commissaire du gouvernement le
- Antoine, François, Louis Cruveilhier, sous-préfet de Saint-Denis le
- Edmond Didier, sous-préfet de Saint-Denis le
- Charles, Alfred de Boisthierry, sous-préfet de Saint-Denis le
- Charles, Philippe, Adolphe Lepic, sous-préfet de Saint-Denis le
- Édouard Gérard, sous-préfet de Saint-Denis le
- Lucien Mercier, sous-préfet le ; reste en fonction le
- Jules Mahias, administrateur provisoire le
- Lucien, Louis, Samuel Lemoine, sous-préfet de Saint-Denis le
- Camille Sée, sous-préfet de Saint-Denis le
- Vicomte Tiburce Eugène Sébastiani, sous-préfet de Saint-Denis le
- François, Charles, Marie, Emmanuel de Barillon, sous-préfet de Saint-Denis le
- Henri Falret de Tuite, sous-préfet de Saint-Denis le
- Frère de Jules Falret, médecin aliéniste.
- Albert, Fernand Delacour, sous-préfet de Saint-Denis le
depuis 1993 : sous-préfets de Saint-Denis dépendant du préfet de la Seine-Saint-Denis :
- ...
Historique des députations
Par la loi du 30 novembre 1875, le scrutin d'arrondissement (uninominal majoritaire à deux tours) est établi au sein de la IIIe République. Les arrondissements possédant plus de cent mille habitants sont divisés par tranches de cent mille habitants, comme c'est le cas de l'arrondissement de Saint-Denis, qui possède ainsi trois députés en 1876 et jusqu'à une dizaine en 1936. Il s'agit du mode de scrutin des élections législatives jusqu'en 1936, excepté en 1885 et de 1919 à 1927.
